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Que faire pour rendre l’éducation prioritaire efficace au moindre coût ? Une étude britannique signalée par Tout Educ

31 mai 2011 Version imprimable de cet article Version imprimable

Former les enseignants à prodiguer des encouragements à leurs élèves coûterait 124 fois moins cher que de réduire la taille des classes, et pour un meilleur résultat. C’est l’un des enseignements d’une publication de l’université de Durham (Grande-Bretagne) qui passe en revue tous les outils dont dispose un gouvernement qui veut "donner plus à ceux qui ont moins" et se demande comment affecter efficacement les ressources dont il dispose pour améliorer les résultats scolaires des enfants souffrant d’un handicap social. Le plus efficace de tous serait donc de donner à l’élève des informations sur ces performances en fonction d’objectifs définis, afin qu’il puisse mieux gérer ses efforts. Cela doit être fait de préférence lorsqu’il est confronté à des tâches complexes, et sur ce qu’il réussit plutôt que sur ses échecs, de façon à ne pas mettre en péril l’estime de soi.

Viennent ensuite les stratégies de méta-cognition, qui supposent que les élèves puissent organiser leurs apprentissages, si possible par petits groupes de façon qu’ils puissent s’aider les uns les autres. Là encore, les coûts sont faibles. L’étude place en 3ème position le tutorat par les pairs, les dispositifs étant très divers. Si ce sont des élèves plus âgés qui en aident de plus jeunes, cela suppose une organisation spécifique des emplois du temps.

Puis, dans l’ordre décroissant, viennent l’école maternelle, les aides spécialisées, les devoirs à la maison, l’utilisation des TICE (technologies de l’information et de la communication pour l’éducation), les évaluations de niveau, l’implication des parents, les activités sportives ou les opérations du type "école ouverte" durant les vacances d’été.

La diminution des effectifs n’est pas plus efficace (le gain sur une scolarité est évalué à 3 mois), mais beaucoup plus coûteuse. La pédagogie différenciée n’a pas démontré non plus son efficacité, pas davantage d’ailleurs que les diverses pédagogies. Quant aux activités artistitques, elles auraient un impact faible, sauf peut-être sur les élèves les plus jeunes.

Récompenser financièrement les élèves n’aurait aucun effet, la constitution de groupes niveau aurait vraisemblement un effet négatif, de même que le fait de grouper les enseignements par discipline, de façon à faire deux heures de maths de suite par exemple, Quant aux uniformes, ils ne créeraient ni sentiment d’appartenance, ni motivation..., mais ils ne coûtent cher qu’aux parents !

L’étude, de 38 pages, en anglais, "Toolkit of Strategies to Improve Learning" est téléchargeable ici

Extrait de touteduc.fr : édition réservée aux abonnés) du 30.05.11 : Education prioritaire : ce qui marche et ce qui ne sert à rien (Université de Durham)

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