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Scolarisation des moins de trois ans : le SGEN approuve les recommandations du rapport des IG de juin 2014 et souligne la nécessité des partenariats au niveau territorial et de la coopération avec les parents

4 novembre 2014 Version imprimable de cet article Version imprimable

Le rapport et l’analyse du Sgen-CFDT.

La politique de scolarisation des enfants de moins de trois ans est confortée dans la loi d’orientation de 2013. L’accueil d’enfants ayant deux ans révolus, organisé en priorité dans des écoles situées dans un environnement social défavorisé, est maintenant reconnu dans la détermination des moyens alloués (dont la création de trois mille emplois consacrés à cette priorité pour cinq années à partir de 2013).

Des efforts réels ont été consacrés aux moins de trois ans à la rentrée 2013 dans la mesure où 397,5 emplois ont été dévolus à cette priorité. L’analyse des implantations des postes affectés par les départements montre d’importantes disparités sur le terrain.

atteindre les objectifs de la loi de refondation

Pour le Sgen-CFDT, les efforts réalisés à la rentrée 2013 en termes d’emplois sont certainement à consolider pour atteindre les objectifs de la loi de refondation.

Une scolarisation de qualité pour les moins de trois ans demande de réunir de bonnes conditions d’accueil avec des locaux et des espaces extérieurs adaptés, suppose de s’appuyer sur des personnels formés, d’être ouverts aux parents, d’organiser une prise en charge continue des enfants et d’impliquer les partenaires.

Une réflexion d’ensemble à l’échelon territorial sur la place de la scolarité des moins de trois ans dans la politique d’accueil de la petite enfance semble nécessaire à conduire avec les partenaires pour bien orienter l’action.

Le Sgen-CFDT souligne l’importance des recommandations issues de ce rapport :
◾Mieux organiser les coopérations, tant au niveau national qu’au niveau local
◾Effectuer des choix rationnels pour l’affectation des moyens (en favorisant les classes spécifiques, les moyens attribués)
◾Faire vivre localement chaque site de scolarisation des enfants de moins de trois ans (accompagnés, favorisant le partenariat)
◾Poursuivre l’amélioration de la qualité de l’encadrement pédagogique et de l’accompagnement de la scolarisation des enfants de moins de trois ans (volontariat, formations mixtes : personnels territoriaux et enseignants, place des parents)

Ainsi, le fait de privilégier les classes spécifiques a permis la production de nombreux documents d’accompagnement par les départements. L’implication des inspecteurs chargés des écoles maternelles dans la construction de référentiels pour cet accueil est particulièrement à souligner.

réunir des conditions qui ne sont pas celles d’une classe de l’école maternelle comme les autres

Les cahiers des charges établis dans les départements pour les ouvertures de classes spécifiques se montrent plus ou moins prescriptifs selon les lieux et selon les sujets. La scolarisation des enfants de moins de trois ans demande de réunir des conditions qui ne sont pas celles d’une classe de l’école maternelle comme les autres.

La réponse à leurs besoins, qu’ils soient physiologiques (repos, repli, propreté, hygiène, nourriture et eau), psychomoteurs (motricité globale et fine, prise de risques en sécurité), ou de découverte des autres comme de leur propre environnement, demande des équipements spécifiques, des espaces aménagés, des matériels adaptés ainsi qu’un déroulement de la journée qui permette de vivre à l’école tout en conduisant des apprentissages.

Il s’agit d’abord de mener un travail de repérage des familles dont les enfants tireraient le plus grand bénéfice de cette scolarisation et pour cela organiser une collaboration avec des acteurs extérieurs à l’éducation nationale : le conseil général, la municipalité, les associations, d’autres ministères… il convient de s’appuyer sur une conception globale des activités pédagogiques et éducatives, de développer une réflexion pédagogique précise pour chaque temps de la journée à l’école qui puisse être partagée par les enseignants et la communauté éducative pour accorder à cette structure les conditions favorables nécessaires.

Pour le Sgen-CFDT, dans ce cadre, le PEDT a toute sa place dans l’accueil du jeune enfant.

Pour les 94 classes passerelles existantes, le partenariat commune / éducation nationale est de plus en plus souvent formalisé par la signature d’une convention entre le DASEN et le maire. Ces conventions précisent les rôles, places et responsabilités de chacun. Qu’il s’agisse de dispositifs passerelles ou de classes spécifiques conduisant à organiser l’accueil des moins de trois ans sur la journée, une implantation n’est possible que si les élus sont convaincus, engagés et associés dès le départ.

une logique de co-éducation

Le Sgen-CFDT rappelle l’importance de la coopération avec les parents dans une logique de co-éducation qui revêt un caractère essentiel lors du premier accès à l’école pour les enfants les plus jeunes. La mise en confiance, la bienveillance, l’adaptation des rythmes de vie, ou encore le plaisir de jouer et d’apprendre… sont des conditions essentielles à la scolarisation.

Dans ces classes passerelles, dans les premières semaines, la pratique d’une rentrée échelonnée et adaptée est généralisée, les récréations décalées sont fréquemment de mise.

Pour le Sgen-CFDT, l’attention portée à la conception des espaces et du matériel pour créer des situations permettant de multiplier les expériences de la part de l’enfant est fondamentale.

Une bonne coopération entre l’inspecteur chargé de mission pour l’école maternelle et les inspecteurs de circonscription est déterminante. La formation initiale et continue constitue un élément important du dispositif.

Ainsi, il convient de réunir sur chaque site un éventail de conditions concernant :
– les locaux et l’accès à des espaces extérieurs adaptés
– les personnels motivés pour exercer auprès de jeunes enfants, formés et compétents, qualifiés, prêts à inclure les parents dans les démarches et à engager des partenariats locaux
– les taux d’encadrement à définir de façon raisonnable
– l’organisation de la prise en charge de chaque enfant tout au long de la journée ou de la demi-journée scolaire doit répondre à l’ensemble des besoins des jeunes enfants et à leur rythme de vie
– l’implication des partenaires locaux et des mairies : il doit permettre de solliciter et d’inscrire les publics prioritaires

Pour le Sgen-CFDT, une réflexion d’ensemble à l’échelon territorial sur la place de la scolarité des moins de trois ans s’inscrivant dans la politique d’accueil de la petite enfance, sur la nature des besoins selon les villes ou les secteurs géographiques doit être conduite avec les partenaires.

Extrait de cfdt.fr du 30.10.14 : Un rapport confirme la nécessité des partenariats

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