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B* Ateliers d’écriture interactive & Tableau Blanc Interactif , atelier de lecture oralisée au collège ECLAIR Jules Ferry de Woippy

22 novembre 2014 Version imprimable de cet article Version imprimable

Ateliers d’écriture interactive & Tableau Blanc Interactif
Expérimentation terminée

Collège Jules Ferry
25 rue du Fort Gambetta, 57140 Woippy
Site du PASI académique
Auteur : Cathia Batiot
Mél : Cathia.Batiot@ac-nancy-metz.fr

Cet atelier d’écriture est né du constat des importantes difficultés rencontrées dans la maîtrise des outils de la langue, mais aussi du rapport des élèves à l’écrit, synonyme très souvent de contraintes. Les Ateliers sont proposés aux sixièmes, une heure/semaine. Ils sont attractifs pour assurer motivation et dynamisme et pour favoriser le plaisir et la maîtrise de l’écriture. Le TBI (tableau blanc interactif) est un vecteur privilégié des pratiques de co-écriture et de liaison avec un écrivain. Les possibilités offertes par cet outil se rapprochent du travail de l’écrivain : adapter et corriger en temps réel, surligner, annoter, sauvegarder et imprimer.

Plus-value de l’action
Cet atelier d’écriture en partenariat avec un écrivain, couplé à l’utilisation des TICE (TBI, mail, mise en ligne du récit sur le site de l’établissement) permet aux élèves de vaincre leur peur de l’écriture. Le travail en petits groupes favorise l’accompagnement des élèves : l’enseignant n’est plus dans un rôle d’apport mais d’observation, de stimulation et de régulation. Chaque élève est mis en situation de devoir s’engager, par lui-même et avec l’appui de ses pairs, dans l’acte d’écrire. De plus, l’élève se forme au travail de groupe, à l’écoute, au respect, à l’entraide et à la mutualisation.

Nombre d’élèves et niveau concernés
Les 4 classes de 6ème.

A l’origine
Les élèves de sixième rencontrent d’importantes difficultés dans le domaine de la maîtrise des outils de la langue, mais aussi et surtout leur rapport à l’écrit est synonyme pour nombre d’entre eux de contraintes. Les résultats insuffisants aux évaluations nationales confirment la nécessité d’agir, en s’orientant vers d’autres solutions pédagogiques en particulier l’utilisation du TBI.

Objectifs poursuivis
Le projet a pour but de tenter une remédiation dans les domaines de la production d’écrits et de la maîtrise des outils de la langue en apportant une dimension nouvelle aux apprentissages. Il est nécessaire d’engager les élèves dans un travail approfondi sur les premiers jets d’écriture et la prise en compte raisonnée des remarques enseignantes, en vue d’aboutir à un travail de réécriture efficace. Enfin, ce travail permet aux élèves d’appréhender des outils de communication autre que verbale et les initie à leurs techniques spécifiques.

Description
Une heure par semaine, les élèves de chaque classe ont pris part à l’Atelier d’écriture interactive. Dans un premier temps, de petits défis sont lancés aux élèves par l’écrivain – partenaire, Bernard Appel, en vue de libérer les élèves de toutes les appréhensions et blocages liés à l’acte d’écrire. Par la suite, une histoire à plusieurs mains (plusieurs claviers !) a été co-élaborée, toujours sous la direction, à distance, de l’écrivain. Enfin, l’atelier fait l’objet d’une publication sur la Toile (site du collège et Espace Numérique de Travail).

Modalité de mise en œuvre
Le travail se fait en groupes restreints répartis dans différentes salles auprès de deux Assistants Pédagogiques, un professeur référent et le professeur de la classe.
Une 1ère étape se déroule en septembre – octobre : il s’agit de désinhiber les élèves et de les inciter à produire des réponses longues et cohérentes grâce à un travail poétique.
La 2ème étape en novembre - décembre se fait en présence de l’écrivain, Bernard Appel : en début de séquence il lit un de ses poèmes puis les élèves écrivent « à la manière de… » Bernard Appel. Les élèves travaillent en dyade pour produire des écrits que M. Appel a ensuite repris dans un seul et même poème.
La 3ème étape est la découverte de récits interactifs sur Ia Toile.
Pendant la 4ème étape de février à avril, ils écrivent une histoire dans laquelle chaque obstacle est surmonté facilement : il s’agit de la « trame idéale ». Ils travaillent par groupes de 3 à 4 élèves, qui confrontent oralement leurs idées avant de les coucher sur le papier. Une fois écrites, leurs propositions respectives sont soumises au vote de la classe. L’ensemble des traces écrites, annotations et autres remarques liées à l’écriture future, sont alors enregistrées dans l’ordinateur présent dans la salle (utilisation du logiciel ActivBoard).
Enfin en mai-juin, ils achèvent leur récit avec la possibilité d’envoyer leur écrit par mail au professeur référent qui le corrige et le renvoie rapidement. Puis ils mettent en ligne leur récit interactif.

Trois ressources ou points d’appui
En moyenne, il y a 1 adulte pour 4 élèves. Les enseignants ont pu suivre et accompagner en proximité les avancées des élèves, qu’ils travaillent individuellement, en dyades ou en groupes restreints. Nous n’étions plus dans un rôle d’apport mais d’observation, de stimulation et de régulation. Chaque élève a été mis en situation de devoir s’engager, par lui-même et avec l’appui de ses pairs, dans l’acte d’écrire. L’utilisation du TBI, dont l’attractivité sera restée intacte jusqu’au bout, est source de motivation.

Difficultés rencontrées
Les corrections informatisées sont très chronophages mais elles ont fait gagner du temps. La mise en ligne en juin seulement a découragé certains élèves. Une mise en ligne progressive aurait pu être un élément de motivation.

Moyens mobilisés
Le partenariat avec l’écrivain est indispensable pour créer une dynamique pendant cette heure hebdomadaire. L’utilisation du TBI permet un travail d’écriture commune à l’ensemble de la classe.

Partenariat et contenu du partenariat
L’écrivain – partenaire, Bernard Appel (membre de l’APAC, Association Plumes A Connaître) est venu dans la classe une fois par semaine en novembre et décembre puis il a entretenu une correspondance avec la classe.

Evaluation
L’analyse des évaluations nationales a révélé un taux de non-réponse élevé (19,1 %), de même que les résultats des enquêtes internationales (PISA, notamment). Le projet vise à désinhiber les élèves et les inciter à produire des réponses longues et cohérentes. Puis ils devront produire un récit interactif.

Modalités du suivi et de l’évaluation de l’action
L’évaluation se fait selon 2 modalités : une évaluation par les pairs du produit fini et une évaluation, par les enseignants, des progrès dans les compétences travaillées.

Effets constatés
- Sur les acquis des élèves : Les élèves se sont bien investis dans les écrits. Certains élèves, perturbateurs ou en difficulté, ont même surpris par l’intérêt qu’ils ont porté au projet, mais aussi par la qualité de leurs productions. Bien entendu, ça n’a pas été systématique, certains autres n’ayant pas réellement adhéré.
- Sur les pratiques des enseignants : Ces ateliers ont permis de sortir du schéma professeur face à élèves : ils ont été vecteurs d’échanges et de partages, en situation d’action, sur nos pratiques. Nous avons travaillé sur la cohérence de nos attentes et modifié le regard que nous portions sur la classe hétérogène.
- Sur le leadership et les relations professionnelles : L’enseignante réfèrente qui intervient dans la classe est parfois considérée comme une intervenante extérieure par le professeur de la classe. Celui-ci a tendance à s’effacer pour la laisser conduire ses activités. Les bénéfices de la co-intervention ne peuvent alors pas se développer.
- Sur l’école / l’établissement : Pas d’effets constatés
- Plus généralement, sur l’environnement : Pas d’effets constatés

Extrait du site Expérithèque : Ateliers d’écriture interactive & Tableau Blanc Interactif

 

Atelier lecture en classe de 6ème, compréhension et interdisciplinarité : atelier de lecture oralisée
Expérimentation terminée

Collège [ECLAIR]] Jules Ferry
25 rue du Fort Gambetta, 57140 Woippy
Site du PASI académique
Auteur : Anne Boyard
Mél : anne.boyard@ac-nancy-metz.fr

Cet atelier lecture est destiné à de jeunes lecteurs en difficulté face à l’oralisation et à la compréhension globale et fine. La lecture oralisée devient une séance à part entière d’étude de la langue : imprégnation du texte (structures et tournures de phrases) et remédiation au vu des erreurs détectées lors de la lecture. Par ailleurs, elle permet d’aborder le texte en tant que support esthétique notamment à travers la lecture expressive. Si l’objectif premier est de les faire progresser en lecture orale et donc en compréhension de texte, il ne faut pas s’interdire de viser la qualité de la lecture expressive.

Plus-value de l’action
Cet atelier de lecture oralisée pour mieux comprendre un texte et améliorer la lecture expressive est profitable aux élèves. Les effectifs réduits permettent aux élèves d’être accompagnés pour préparer leur temps de lecture à haute voix. Ils prennent confiance en eux et transfèrent cette compétence dans toutes les disciplines. La découverte de la lecture en cascade donne un aspect ludique à certains temps de travail, tout en développant la concentration et le sentiment d’appartenance à un groupe.

Nombre d’élèves et niveau concernés
Quasiment tous les élèves de 6ème soit environs 70 élèves. Seuls les élèves ne présentant aucune difficulté de lecture n’ont pas participé à cet atelier.

A l’origine
Les élèves présents à cet atelier ont un commun des besoins importants en termes de lecture, qu’elle soit silencieuse ou oralisée. Lire à voix haute sera le moyen de détecter les difficultés et d’y remédier.

Objectifs poursuivis
Nos objectifs sont multiples. Nous devons aider les élèves à progresser en lecture oralisée pour aboutir à une lecture plus fluide mais aussi en lecture silencieuse pour comprendre plus aisément un texte après une première lecture personnelle. De plus, nous souhaitons qu’ils gagnent en qualité de lecture expressive et qu’ils soient capables d’écouter attentivement un lecteur et de se faire écouter en captant l’attention de leurs camarades : savoir dire aux autres afin qu’ils comprennent et éprouvent du plaisir. On vise finalement la qualité de l’expression et non la capacité à lire longtemps.

Description
L’atelier dure 6 séances et les élèves sont par groupe de 5 à 8. Les séances alternent des lectures oralisées par le professeur, des lectures en cascades par les élèves, des échanges oraux sur la compréhension, sur le vocabulaire, des temps de lecture silencieuse et de préparation à une lecture oralisée pour les camarades.
Remarque : la lecture en cascade est une démarche imaginée par Lorelei Godbille et décrite dans son article "Mes lecteurs de 3ème d’insertion" (n°36 de la revue Recherches). Chacun des élèves lit un mot, le voisin reprend la suite et ainsi jusqu’à la fin du texte. Ainsi les élèves doivent se concentrer pour ne pas rater leur tour et faire perdre le fil au groupe. Les élèves doivent faire leur possible pour que tout s’enchaîne rapidement. Par la suite, le changement de lecteur se fait à chaque signe de ponctuation, quel qu’il soit (point, virgule…) puis à chaque ponctuation forte : point, points de suspension. Enfin, il s’effectue à chaque paragraphe. Ainsi, les élèves prennent conscience de l’importance de la ponctuation pour l’intonation et deviennent responsables d’une partie du texte.

Modalité de mise en œuvre
Deux classes de 6ème alignent 1 heure en commun. Cela permet la constitution de cinq groupes de 5 à 8 élèves qui vont travailler pendant 6 semaines sur des thématiques différentes. Les groupes sont homogènes : ils sont formés en fonction des difficultés des élèves. L’ « atelier de lecture oralisée » travaille l’ouvrage de Thierry Dedieu, « Le mangeur de mots ». Dans cet album, l’auteur mène une réflexion sur l’apprentissage et les enjeux du langage. A travers ce texte, les élèves sont amenés à évoquer leur rapport aux mots et au langage.

Trois ressources ou points d’appui
L’alignement des classes favorise l’intervention simultanée d’un grand nombre d’adultes auprès des élèves et permet de constituer des groupes à effectifs réduits. Le petit nombre de participants permet aux élèves de s’exercer à l’oralisation. Avant de se « lancer », ils bénéficient de l’aide individualisée du professeur qui va les rassurer et les guider dans l’expressivité de leur lecture.

Difficultés rencontrées
Pas de difficultés rencontrées.

Moyens mobilisés
Les 6 heures de l’atelier sont assurées par un enseignant de classe de 6ème.

Liens éventuels avec la Recherche
Appui sur les travaux de Thierry Dedieu « Le mangeur de mots ». La lecture en cascade est une démarche imaginée par Lorelei Godbille et décrite dans son article "Mes lecteurs de 3ème d’insertion" (n°36 de la revue Recherches).

Evaluation
Les élèves présents à cet atelier ont un commun des besoins importants en termes de lecture, qu’elle soit silencieuse ou oralisée. Les acquis doivent leur permettre de progresser dans toutes les matières.

Documents
- [Document n° 4 : atelier lecture en classe de 6ème, oralisation-http://www4.ac-nancy-metz.fr/pasi/spip.php?article463] : Ce document présente les objectifs et les activités pédagogiques mises en œuvre lors des 6 séances.

Modalités du suivi et de l’évaluation de l’action
L’évaluation se réalise en interne. L’ensemble des professeurs de la classe mesure les progrès réalisés par les élèves lors des lectures à haute voix en classe mais aussi par les progrès en termes de compréhension de texte.

Effets constatés
- Sur les acquis des élèves : Ce travail sur l’oralisation des textes permet aux élèves de développer leur compréhension d’un écrit. De plus, ils prennent confiance face à leurs camarades. Lors de la lecture en cascades, ils sont responsables d’une partie du texte et, de la qualité de leur prestation, va dépendre la compréhension de tout le groupe : ils développent un sentiment d’appartenance.
- Sur les pratiques des enseignants : Suite à cet atelier, les échanges entre les professeurs se sont développés à propos des progrès et de l’affirmation de soi de certains élèves.
- Sur le leadership et les relations professionnelles : Dès le début de l’année, nous travaillons en ateliers pendant cette heure/semaine. Cela permet de la cohésion entre les enseignants, le professeur référent et les assistants pédagogiques.
- Sur l’école / l’établissement : L’ensemble de professeurs de 6ème tire des bénéfices de cette action puisque la compréhension de texte est une constante de notre système d’évaluation.
- Plus généralement, sur l’environnement : Pas d’effets spécifiques relevés.

Extrait du site Expérithèque : Atelier lecture en classe de 6ème, compréhension et interdisciplinarité : atelier de lecture oralisée

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