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Mixité sociale : les professionnels des quartiers s’interrogent. Avec un "focus" sur la carte scolaire (dossiers de la Gazette des communes)

11 février 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

Ramener de la mixité sociale dans les quartiers, une façon de se donner bonne conscience après les récents attentats ? Les professionnels s’interrogent.

FOCUS Education
Education : modifier les découpages de la sectorisation
Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, a annoncé, le 22 janvier 2015, une série de mesures dans le cadre de la « grande mobilisation de l’école pour les valeurs de la République ». Parmi celles-ci, figure une « politique active de mixité pour agir sur la composition des collèges ». Un état des lieux sera établi en 2015-2016 sur la mixité sociale au sein des collèges publics et privés sous contrat, en concertation avec les collectivités compétentes.

De nouveaux objectifs en matière de mixité sociale doivent être définis, avec à la clé un redécoupage des secteurs de recrutement des collégiens, ainsi qu’une nouvelle procédure d’affectation des élèves. « L’évitement dont sont victimes certains collèges est un souci que nous partageons avec l’Education nationale », admet l’Assemblée des départements de France (ADF).

Elément régulateur - Depuis 2004, ce sont, en effet, les conseils généraux qui arrêtent les périmètres de recrutement des collégiens, l’affectation individuelle revenant à l’Education nationale. Pour l’ADF, si la sectorisation n’est pas une « baguette magique », elle reste un élément régulateur important qu’il est nécessaire de préserver, car son assouplissement n’a fait qu’amplifier le clivage social dans les zones en difficulté.

Le sociologue Marco Oberti en appelle à des décisions « politiquement courageuses ». Il conviendrait d’abord de sortir les contours de la carte scolaire du cadre municipal lorsque l’homogénéité ethnique et sociale d’une zone est trop importante, ce qui permettrait de calculer un « profil moyen d’établissement » à l’échelle de ces nouveaux secteurs et d’éviter qu’il y ait une différence significative dans leur profil social. Mais cela doit aussi s’accompagner d’une plus grande implication du secteur privé dans la régulation des affectations.
« Il est tout de même surprenant que les établissements privés conventionnés, qui dépendent pour l’essentiel de fonds publics, échappent aux règles de sectorisation », souligne-t-il. D’autant plus que « les garçons de milieu défavorisé ont deux à trois fois plus de chances d’obtenir leur brevet des collèges s’ils fréquentent un collège privé », assène-t-il, imaginant une aide aux plus démunis pour intégrer de tels établissements. Encore faut-il que ces collèges s’implantent dans les zones qui en sont dépourvues et que tous les acteurs jouent le jeu de la mixité sociale.

Extrait de lagazettedescommunes.com du 09.02.15 : Mixité sociale. La solution miracle qui cache les vrais enjeux

 

Quand les attentats bousculent les politiques de cohésion sociale
Dénonçant un « apartheid territorial, social et ethnique » dans les banlieues françaises, Manuel Valls a fait de la lutte contre la ségrégation l’une des principales réponses du gouvernement aux attaques des 7, 8 et 9 janvier 2015 contre la rédaction de Charlie Hebdo, des policiers nationaux et municipaux ainsi que des citoyens de confession juive dans un supermarché casher.
Le gouvernement mobilise tous les acteurs de la politique de la ville et des politiques de cohésion sociale pour engager plusieurs chantiers : prévention de la radicalisation, amélioration de la transmission des valeurs républicaines et de la laïcité, généralisation des programmes de réussite éducative (PRE), réorientation des contrats de ville, etc.
Sur le terrain, certains professionnels doutent de la capacité des politiques publiques à enrayer les inégalités sociales et territoriales et formulent leurs propres analyses et réponses à la crise provoquée par les attentats.

Extrait de lagazettedescommunes.com : Quand les attentats bousculent les politiques de cohésion sociale

 

Voir aussi

La Gazette des commune du 02.02.15 : Laïcité-éducation-ville : les acteurs locaux réagissent

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