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Plusieurs études universitaires sur l’écriture et la lecture : CREN de Nantes, IPP (Institut de politique publique), L’acculturation à l’écrit, Réapprendre à lire (Seuil)... (Dossier) ..

7 novembre 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

CRAN, Notes n°21 - Novembre 2015
Se préparer à apprendre à lire et à écrire au CP : l’éveil à l’écriture de mots à la maternelle - Aurélie Lainé, Florence Lacroix, Loïc Pulido

De la recherche aux pratiques novatrices : l’exemple des orthographes approchées en grande section de maternelle

Un des mandats de l’école maternelle est de permettre à tous ses élèves de développer des compétences qui leur seront utiles dans leur scolarité ultérieure. Nombre de recherches, recensées notamment par le national early literacy panel1, ont permis d’identifier des acquisitions qui, si elles sont faites par les enfants à l’école maternelle, prédisent un apprentissage plus facile de la lecture et de l’écriture au cours préparatoire. Permettre aux élèves de faire ces apprentissages n’est pas toujours simple. D’une part, leur nature (connaissances, compétences, habiletés ?) et leurs objets sont parfois complexes à circonscrire.

Nous proposons donc, dans cette note du CREN, une brève synthèse de ce que l’on sait à ce sujet. D’autre part, les élèves de maternelle étant très jeunes, il ne serait pas opportun d’accompagner leur cheminement avec des activités trop formelles ou abstraites.
Nous présenterons, en réponse à cette difficulté, un exemple d’outil, développé avec des enseignants, qui a pour objectif d’accompagner de manière ludique la découverte de la manière dont fonctionne l’écriture de la langue française par des élèves de grande section de maternelle.

Extrait de cren.univ-nantes.fr du Notes du CREN de Nantes, novembre 2015

 

Ajuster le contenu de l’enseignement aux progrès de chaque élève, préparer l’apprentissage de la lecture tôt, augmenter le volume d’enseignement phonologique sont des stratégies éducatives qui ont montré des résultats très encourageants sur l’apprentissage de la lecture et la réduction des inégalités cognitives et socio-économiques.

Le projet LECTURE proposé par l’association « Agir pour l’Ecole » vise à accompagner les enseignants et à faire évoluer leurs pratiques pédagogiques vers une meilleure adaptation à la progression de leurs élèves en lecture. L’évaluation de ce dispositif de formation des enseignants en grande section de maternelle montre des résultats encourageants : les élèves bénéficiaires du projet progressent beaucoup et les inégalités de réussite se voient réduites, pour un rapport coût-bénéfice bien inférieur à celui d’autres politiques éducatives (par exemple réduction de la taille des classes).
Cette étude souligne l’importance de la pédagogie des enseignants sur les progressions des élèves et indique qu’une formation intensive et structurée est en mesure de modifier efficacement leurs pratiques.

Extrait de ipp.eu du 03.11.15 : Comment améliorer l’apprentissage de la lecture à l’école ? L’impact des pratiques des enseignants à l’école maternelle

Extrait de touteduc.fr du Le programme lecture soutenu par Agir pour l’école a des résultats prometteurs (étude d’A Bouguen)

 

Une pratique de classe très acculturante contribue à la réussite des élèves dans tous les domaines d’apprentissage du lire-écrire. Les effets calculés des différentes variables tendent à confirmer que pour être bénéfique, l’acculturation à l’écrit a besoin d’être déployée dans toutes ses dimensions : Il ne suffit pas de mettre l’enfant en contact avec le livre, il faut aussi mettre en œuvre une médiation pour favoriser le développement d’une relation individuelle avec le monde de l’écrit". Marianne Tiré et Anne Vadcar rendent compte d’une étude poussée auprès de plus de 100 classes de l’efficacité des pratiques d’acculturation à l’écrit, c’est à dire faire entrer l’élève dans une posture de lecteur.

Extrait de cafepedagogique.net du 07.10.15 : Marianne Tiré et Anne Vadcar : L’acculturation à l’écrit en CP

 

[...] Les auteures du livre Réapprendre à lire ont souhaité répondre à la fois à l’ « interprétation », voire « récupération », faite de leurs travaux par un certain courant de pensée de l’école et aux critiques émises sur leur méthodologie par une conseillère pédagogiques de la circonscription où elles ont travaillé.

[...] Jean-Paul Brighelli fait l’éloge de notre livre, mais pour des raisons qui n’ont rien à voir avec son contenu. Il « récupère » notre propos en le détournant de son sens pour en faire une prise de position qui est la sienne en faveur des méthodes syllabiques, « alphabétiques » ou « à l’ancienne ».

A l’inverse, la prise de position d’Évelyne Vaillaut consiste à dénigrer notre recherche à partir de quelques éléments décontextualisés. Elle exprime une prise de position hostile à un apprentissage systématique du déchiffrage, selon une conception qui oppose le déchiffrage et la compréhension, avec laquelle, en effet, notre dispositif rompt.

Ces deux réactions appellent quelques précisions et une contextualisation.
Nous ne nous démarquons nullement de Bourdieu et nous ne prônons pas des méthodes « à l’ancienne ». [...]

Extrait de cahiers-pedagogiques.com du 06.11.15 : Réapprendre à lire : réponses et précisons des auteures : Sandrine Garcia et Anne-Claudine Oller

 

Sur le même ouvrage, voir aussi :

Patrick Picard est directeur du Centre Alain-Savary, à l’Institut français de l’éducation (Ifé). Auparavant, il a été professeur des écoles, militant syndical au SNUipp-FSU, coordonnateur de zone d’éducation prioritaire et formateur au rectorat de Dijon. © P. Picard

Ajéduc : Dans Réapprendre à lire (Seuil), un livre très bien accueilli par les médias, deux sociologues, Sandrine Garcia et Anne-Claudine Oller, critiquent « les conceptions intellectualistes qui dévalorisent les aspects les plus techniques et répétitifs » de l’apprentissage de la lecture. Des conceptions qui, écrivent-elles dans leur chapitre de conclusion, « expliquent que les professeurs des écoles préfèrent pour la plupart d’entre eux ‘l’épanouissement de la personnalité’ des élèves à l’acquisition des connaissances ». Que pensez-vous de cette affirmation ?

Extrait de ajeduc.wordpress.com du 29.09.15 : Les enseignants du primaire négligeraient l’acquisition des connaissances ? « Une appréciation ridicule », estime Patrick Picard (Centre Alain-Savary)

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