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Le journal municipal de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire) a consacré 3 reportages successifs début 2015 aux 3 collèges prioritaires de la ville

1er février 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

Dossier du journal municipal de Saint-Pierre-des-Corps

Clarté
Mensuel d’informations municipales
www.saintpierredescorps.fr
N°338 février 2015

[p. 9-11]
Collège [REP+] Jacques Decour

Avec ce dossier démarre une série consacrée aux trois collèges de la ville, Jacques-
Decour, Stalingrad et Pablo-Neruda. Jacques-Decour, situé dans le quartier de la
Rabaterie, vient d’être classé en REP +, un nouveau réseau d’éducation prioritaire qui
remplace les ZEP. Zoom sur un collège qui ne manque ni d’idées ni de projets.

Le collège Jacques-Decour est situé en plein cœur de la Rabaterie. Les élèves y viennent à pied et rentrent déjeuner à la maison. Il n’y a d’ailleurs pas de cantine dans l’établissement, car sur 224 élèves, seuls 32 sont demi-pensionnaires et mangent tous les midis au collège Stalingrad.

Jacques-Decour, classé jusqu’alors en réseau de réussite scolaire, vient d’être classé en REP +, ce qui devrait permettre à l’établissement de bénéficier de moyens supplémentaires à la rentrée 2015.

Après une baisse des effectifs ces dernières années, le collège se remplit à nouveau.
"Cette augmentation représente environ une classe par an. À la rentrée, nous devrions compter 240 élèves", indique Michelle Rousset, principale du collège.
Une vingtaine d’élèves par classe, c’est un effectif raisonnable pour accueillir des élèves primo-arrivants qui ont besoin d’acquérir la maîtrise du français. Venus de Chine, de Russie, de Tchétchénie, d’Algérie, ils ne se retrouvent pas perdus dans des
classes surchargées.

Au brevet, 80% des élèves ont été reçus, ce qui constitue un bon résultat. Le collège fêtera cette année ses quarante-cinq ans, et il privilégie toujours la proximité avec les familles.

"Lors de l’inscription au collège, le principal adjoint et moi-même recevons chaque famille individuellement. Nous pouvons ainsi discuter, rassurer. Cette année, 65% des élèves de sixième ont fait volontairement leur rentrée une semaine en avance. Cela
leur a permis de se familiariser avec les professeurs et les lieux."
Au moment de l’orientation, les parents sont épaulés au collège. "Nous aidons à remplir les dossiers. Certains ne sont pas à l’aise avec les papiers administratifs et ont besoin de conseils. Dans tous les projets que nous mettons en place, nous essayons
de faire en sorte que tout se passe au mieux pour les élèves, de leur proposer des activités enrichissantes."

Atelier passerelle, semaine d’intégration pour les sixièmes, itinéraires découvertes, ateliers divers et variés (chorale Rubik’s cube), collège ouvert durant les vacances, implication dans le développement durable... Les idées ne manquent pas pour encourager curiosité et ouverture sur le monde.

- Les ateliers passerelles : pour entrer en douceur dans la journée
→ Parce qu’ils étaient fatigués, énervés, certains élèves de sixième perturbaient la vie du collège. L’équipe pédagogique a travaillé avec des chrono-psychologues pour mettre en place les ateliers passerelles.
[...]

- Vivre ensemble et en parler
Une fois par semaine, les élèves se retrouvent pour l’atelier "vivre ensemble", animé selon les classes, par l’infirmière, une assistante d’éducation, la CPE, accompagnés des professeurs principaux. L’idée est de leur faire appréhender les règles de vie collective en partant de leurs problèmes. "Cela démarre par de l’écrit le plus souvent et ça ouvre le débat. Ou cela passe par les mises en situation", explique Martine Lhersonneau. Peut-on parler du comportement de l’un de ses camarades devant tout le monde ? "Les élèves arrivent à s’exprimer sur beaucoup de choses, parfois par des moyens détournés."
"Cet atelier ne réglera pas tous les conflits, mais il en a réglé et en a probablement évité", précise Sylvie Lazard.

- Un conseil de discipline comme s’ils y étaient
Toutes les classes du collège ont, depuis la rentrée de janvier, participé à une reconstitution de conseil de discipline. Cette décision fait suite à quatre de ces conseils depuis septembre.
[...]

- Les Cours de steeldrums inscrits dans l’emploi du temps
→ Tous les mardis matin, les élèves de 5e A prennent le bus direction le collège Jules-Romains de Saint-Avertin pour un cours de steeldrums. Ce cours "itinéraire découverte" fait partie de leur emploi du temps
[...] En fin d’année, la 5eA jouera son morceau sur la scène de l’Atrium, la salle de spectacle de Saint-Avertin. Et peut être à Saint-Pierre…

- Le théâtre pour s’épanouir
Christine Courcou enseigne le français depuis cinq ans à Decour. Passionnée de théâtre, elle se charge de l’encadrement de l’itinéraire découverte pour la classe de cinquième. "Nous recevons une intervenante du Centre dramatique régional de Tours, qui nous apprend beaucoup."
Madame Courcou a également un projet théâtral au collège. [...]

- Les sciences pour apprendre en s’amusant
Nadia Benna enseigne les maths et s’occupe de l’atelier scientifique de l’itinéraire découverte, intitulé "Découvrir l’informatique au service des matières". "Les élèves
apprennent à se servir de logiciels informatiques, traitement de texte, PowerPoint, tableurs, GeoGebra, Google earth, par le biais de problèmes ouverts, d’énigmes
ludiques."
[...]

- Souvenirs de Jacques-Decour
Michel Soulas, proviseur de Martin-Nadaud et ancien principa
[...]

[p. 16]
Amine Bentabet un ancien de Decour

Extrait de Clarté n° 338 de février 2015 : Au collège Jacques-Decour
on ne manque ni d’idées
ni de projets

 

Clarté
N°339 mars 2015

[p. 9-11]
Collège [REP] Stalingrad

Suite de notre série sur les collèges de Saint-Pierre avec Stalingrad. A mi-chemin entre la gare et le stade Camélinat, il accueille cette année 267 élèves, principalement des anciens des écoles Pierre-Sémard, Viala et République. Avec ses 95,8% de réussite au brevet, il est le troisième collège du département
Entretien avec Fatima Meddah, sa principale.

Fatima Meddah : Le collège Stalingrad compte 267 élèves et nous en accueillons une vingtaine en plus tous les ans. Nous sommes classés en réseau d’éducation prioritaire
(REP). Il y a une véritable mixité au sein de notre établissement. C’est un vrai plus pour notre collège et cela nous permet de travailler sur les notions fondamentales de la solidarité et du vivre ensemble. Nous avons un challenge d’établissement qui est d’ailleurs « tous ensemble pour la réussite de chacun ».

F. M. : Nous avons de bons élèves, de très bons élèves même. Nous avons voulu faire en sorte que leurs bons résultats profitent à tous. Nous faisons jouer la solidarité partout. Nous avons eu l’idée des challenges de classe. Nous accordons des points
aux élèves en fonction de leurs résultats scolaires, mais aussi sportifs, ou grâce à leur participation à des défis, des concours et à leur comportement...
Nous organisons une fête de la valorisation des talents en fin d’année, au cours de laquelle nous remettons des prix. Ce qui est important, c’est que toutes les réussites
des élèves bénéficient à la classe, au collectif.

F. M. : Les élèves travaillent ! (sourire). Les résultats ont en effet été très bons : 95,8% de réussite (nous sommes 20 points au dessus de la moyenne de l’éducation prioritaire) avec 55% de mentions, cela fait de notre collège le troisième collège du département. Nous mettons l’accent sur nos pôles d’excellence, nous en avons un en
langues vivantes et un en langues anciennes.
Et nous essayons de ne pas laisser d’élèves sur le bord du chemin. On peut les raccrocher aux études en leur redonnant confiance en leurs capacités. Cela passe alors par des activités comme le hip hop, la musique, la chorale, le slam... Nous essayons, dès que cela est possible, de faire jouer la solidarité, mais aussi de faire en sorte que tout le monde travaille ensemble. L’atelier musical compose pour le hip hop, qui danse avec la chorale… Tout le monde ensemble. C’est peut-être ce qui donne envie de travailler et rend heureux d’être au collège.

- Les élèves sont les meilleurs ambassadeurs de leur collège
→ Samedi 14 février, pas de cours au collège Stalingrad, mais de nombreux élèves
pour assurer les visites-guidées de cette matinée portes ouvertes. Les familles qui
inscriront leurs enfants en sixième à la rentrée découvrent les lieux et les professeurs
et peuvent discuter avec les meilleurs ambassadeurs du collège… les élèves.
[...]

- Une semaine pour créer de la cohésion entre les sixièmes
« Cette année, nous avons mis en place une semaine de rentrée particulière pour les
sixièmes, à base d’ateliers et de jeux. Les élèves se présentent de façon positive, il
n’y a pas de nuls, seulement des enfants qui apprennent qu’ils ont sans doute plus
en commun avec les autres qu’ils ne le pensent. » Véronique Jubault, conseillère
principale d’éducation, pilote de l’action, explique que les équipes d’animation se sont
formées en juillet et en aout pour encadrer ces ateliers.
« Ce projet a donc été mûrement préparé. L’idée était de renforcer l’esprit d’équipe, la
cohésion au sein des classes et d’éviter que certains élèves soient mis à l’écart ou au
contraire, aient trop d’emprise sur le groupe. La semaine s’est achevée sur une sortie
avec tous les sixièmes. »

- Apprendre le grec en 4e ou l’espagnol dès la 6e, c’est possible
[...]

- « Les défis de classes redonnent à certains élèves envie d’apprendre »
Chantal Larcher est professeur d’histoire. Depuis cette rentrée, elle encadre les défis de classes. « Il s’agit d’un projet qui demande beaucoup d’investissement de la part des professeurs et des élèves. Pour que ça marche, tout le monde doit s’y mettre. » L’idée est de faire une compétition par niveau entre les classes, avec une journée de remise de médailles et de prix en fin d’année.
« Dans le cadre de ces défis, il y a des devoirs en commun, mais le comportement compte aussi. On souhaite créer l’émulation, la solidarité entre les élèves. Ces défis redonnent à certains l’envie d’apprendre, là où la notation ne suffit pas. Pour eux, le challenge, ça marche à fond. En histoire-géographie, une classe a eu quatre points de plus de moyenne à un devoir commun, parce que tout le monde s’était motivé. »
Bravo et quinze points de plus pour Gryffondor !

- « En arts pastiques, on sensibilise au fait culturel »
Dans sa classe, Kristel Grandet n’a aucun élève qui ne sait pas dessiner. « Ce n’est pas le propos, sourit le professeur d’arts plastiques. En cours d’arts plastiques, on demande aux élèves de se poser des questions. D’imaginer la suite d’une œuvre, de répondre à un problème, d’être sensible et ouvert au fait culturel… Et d’années en années, avec leur bagage, ils progressent. »
Anik Sourdon, professeur de lettres, Nikita pour ceux qui la connaissent en tant qu’artiste, travaille avec le professeur documentaliste dans le cadre d’un atelier d’écriture proposé aux élèves des sixièmes.

Extrait de Clarté n° 339 de mars 2015 : Le collège Stalingrad répond
à tous les défis

 

Clarté
N°340 avril 2015

[p. 9-11]
Collège [REP] Pablo Neruda

Pablo-Neruda vient clore notre série sur les collèges de la ville. Situé près de la Morinerie, à deux pas de La Ville-aux-Dames, l’établissement accueille environ 350 élèves des deux communes. Parmi eux, certains suivent la filière générale, d’autres la Section d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) et le collège accueille aussi un petit groupe d’élèves en situation de handicap au sein de l’Unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS). Chaque section se retrouve dans des projets communs, afin d’apprendre à vivre ensemble.

Le collège Pablo-Neruda accueille chaque année environ 350 élèves de la sixième à la troisième. Parmi eux, près de 70% viennent de La Ville-aux-Dames ; ceux de Saint-
Pierre viennent en majorité de l’école élémentaire Joliot-Curie, toute voisine.
« Notre situation géographique nous permet de tisser des liens avec les deux villes. Exemples parmi tant d’autres, nous proposons des ateliers de jeux durant la pause méridienne en partenariat avec le centre social Camille-Claudel de La Ville-aux-Dames et nous participons à l’Animation-lecture et à la semaine de la radio
Saint-Pierre Express à Saint-Pierre.
C’est enrichissant pour nos élèves cette ouverture sur l’extérieur. C’est aussi une des raisons pour lesquelles nous avons à cœur d’organiser des voyages scolaires. »
Philippe Virmaux est principal du collège Pablo-Neruda depuis trois ans. Les résultats du brevet sont en progression avec 90,5% de réussite.
Une classe Anglais Euro devrait ouvrir et une bi-langue Allemand est dans les cartons. « Nous sommes un des rares collèges où des élèves débutent la LV2 allemand dès la sixième.
Après la troisième, tous nos élèves vont à Paul-Louis-Courier, qui a un important pôle de langues. Il nous semble donc important de mettre l’accent aussi sur les langues. »

Philippe Virmaux tient aussi beaucoup à permettre aux élèves d’ouvrir leurs esprits sur l’extérieur, d’apprendre à connaître les autres. Un avantage sans doute, dans ce cas, d’avoir dans ses mur une Unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS). « Notre
collège fait partie des vingt structures accueillant des élèves porteurs de handicap au sein des ULIS, nous montons des projets entre les élèves et les enseignants de la filière générale et/ou de la SEGPA et les douze élèves de la classe ULIS. »
Le collège accueille aussi une section d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA). « Les élèves vivent ensemble au sein du collège, ils partagent la même cour, le même réfectoire, parfois les mêmes salles de classe lors de projets
en commun. Ils apprennent les uns des autres, cela fait partie de la pédagogie. »

- Moins de notes pour mieux apprendre
→ Le collège expérimente un système d’évaluation sans note, sous la houlette de
l’Académie. Sept professeurs sont engagés dans ce test, qui semble plaire aux élèves.
[...]

- L’animation-lecture pour rassembler
Béatrice Lepont la documentaliste du collège participe à l’Animation-lecture depuis seize ans, avec les SEGPA et l’ULIS.
« On travaille ensemble une heure par semaine, je leur lis des extraits et ils réalisent des travaux pour le final que nous exposons ensuite au CDI, ils aiment beaucoup
rencontrer des auteurs ou illustrateurs. J’ai également monté un jury littéraire il y a cinq ans et un travail d’échange autour du livre avec des élèves de CM2 de La Ville-aux-Dames.

- Un emploi du temps aménagé pour les gymnastes
[...]

- La SEGPA, un enseignement plus adapté à certains élèves
Nicolas Martin est le directeur de la Section d’enseignement général et professionnel
adapté (SEGPA) du collège Pablo-Neruda, qui accueille 64 élèves ― une classe par niveau
« La SEGPA s’adresse à des élèves en grande difficulté scolaire. Ils ont des cours d’enseignement général adapté, mais aussi des temps en ateliers professionnels
– habitat et hygiène, alimentation et services – 12 heures par semaine en troisième. »
Il ne s’agit pas de pré-orientation, insiste-t-il, mais bien de découverte d’un champ
professionnel. « Certains élèves se découvrent tout de même des vocations. »
Les effectifs de classe sont réduits, et les cours sont adaptés, notamment en mathématiques et en français. Les enseignants sont des professeurs des écoles spécialisés, des professeurs de collège ou de lycée. Et les jeunes qui passent par la
SEGPA se destinent plutôt à des études courtes de type CAP, même si d’autres poursuivent parfois jusqu’au Bac pro. « Ce qui est intéressant au collège Pablo-Neruda, c’est que la SEGPA n’est pas mise à l’écart, ce n’est pas le cas dans tous les établissements scolaires. »

- Des projets communs pour se battre contre les clichés
→ Certains professeurs d’enseignement général et de SEGPA mélangent les
classes pour que les élèves travaillent ensemble sur des projets Une classe de cinquième générale, et deux classes de SEGPA (sixième et cinquième) travaillent ensemble sur un voyage pédagogique en Brenne depuis le mois de janvier. À cette
occasion, les élèves se retrouvent en classes mélangées. [...]

- Des passerelles entre les élèves d’ULIS et les autres
Le collège Pablo-Neruda accueille douze élèves atteints de troubles des fonctions cognitives et mentales au sein d’une Unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS). Chacun d’entre eux a son propre emploi du temps adapté en fonction de son projet personnalisé de scolarisation. Cela permettra aux élèves de partir en établissement
spécialisé après la troisième ou en lycée professionnel. « Nous mettons l’accent sur la valorisation, la confiance, la motivation. Cela passe aussi par des projets communs au
sein de la classe, comme l’Animation-lecture, ou par des inclusions au sein de la SEGPA et de l’enseignement général », explique Agnès Tremblin responsable de l’ULIS. Certains élèves suivent des cours de l’enseignement général et certains
professeurs viennent faire cours. « Ce sont des dispositifs avec peu d’élèves, car les emplois du temps personnalisés et leurs difficultés demandent beaucoup d’attention », ajoute Séverine Lenfant, accompagnant des élèves en situation de handicap au sein de l’ULIS

Extrait de Clarté n° 340 d’avril 2015 : Au collège Pablo-Neruda,
tout le monde travaille ensemble

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