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Premiers effets de l’étude du CNRS en cours sur l’évaluation : en maths, l’écart entre élèves de milieux favorisés et élèves de milieux défavorisés a fondu de moitié (journal du CNRS)

30 mai 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

Des chercheurs testent actuellement, dans 70 collèges et lycées, une alternative au traditionnel système de notation : l’évaluation par compétences. Si les premiers résultats sont prometteurs, l’expérience est bien loin d’être finie. Décryptage.

La nouvelle a fait les gros titres de la presse française il y a quelques semaines : une étude scientifique préconiserait l’abandon des notes à l’école. Dans un pays attaché de longue date à la notation de 0 à 20, l’annonce a aussitôt fait l’objet de débats aussi intenses que… prématurés. En effet, les résultats dont les commentateurs se sont emparés ne sont que les tout premiers d’une expérience en cours, menée depuis la rentrée 2014 dans 70 collèges et lycées de l’académie d’Orléans-Tours. Cette étude ambitieuse livrera ses réelles conclusions dans de longs mois, en 2018. Il n’en reste pas moins qu’elle interroge déjà, et dans des proportions inédites, l’évaluation du travail scolaire telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui.

[...] Autre effet avéré, toujours en mathématiques : l’écart entre élèves de milieux favorisés et élèves de milieux défavorisés a fondu de moitié (3 points de différence dans le groupe expérimental, contre 6 points dans le groupe témoin). « Cela est assez phénoménal si l’on veut bien se souvenir qu’aucune réforme du système éducatif, au cours des trente dernières années, n’est parvenue à un tel résultat, commente Pascal Huguet. L’évaluation par compétences semble à même d’aider l’ascenseur social à redémarrer », sachant que la France est le pays où l’influence de l’origine sociale des élèves sur leurs performances scolaires est la plus marquée.
Le retrait, voire la suppression des notes, ne signifie pas la fin de l’évaluation.
C’est même presque l’inverse.

Le procédé exerce en outre une influence bénéfique sur tous les élèves, quel que soit leur niveau. Autrement dit, il n’entraîne pas les meilleurs vers le bas. En revanche, son efficacité est moins nette en histoire-géographie et indétectable en français pour des raisons qui restent à élucider. [...]

Extrait de lejournal.cnrs.fr du 18.05.16 : Comment mieux évaluer le travail des élèves ?

 

Voir aussi

Les commentaires sur le rapport Unicef. François Dubet : "Si on tente de modifier le système, tout le monde hurle !". La revue de presse des Cahiers pédagogiques

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