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Echos de la journée de grève des lycées ex-ZEP, notamment à Marseille. La ministre se déclare "heureuse" de ce mouvement

18 novembre 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

Ces lycées sont classés RRS ou Eclair (des sigles qui n’existent plus en théorie) ou en « zones sensibles », soit quelque 260 établissements sur tout le territoire, mais nombreux en banlieue parisienne et dans l’académie d’Aix-Marseille, deux régions particulièrement mobilisées
Extrait de liberation.fr du 17.11.16 : Grève des enseigants des lycées en éducation prioritaire qui se sentent oubliés

ACADEMIE D’AIX-MARSEILLE

"Qu’on me prouve qu’enseigner dans les quartiers Nord et en centre-ville, c’est la même chose !" Le lycée Saint-Exupéry, bouée de secours pour des centaines de jeunes Marseillais défavorisés, se mobilise contre la disparition du label "éducation prioritaire" et des moyens qui vont avec.
Extrait de lepoint.fr du 17.11.16 : Marseille : un lycée pour les élèves défavorisés se sent en sursis

 

Nous voulons un "label" qui incite les profs à rester dans ces établissements grâce à des primes et des points de bonification pour leur carrière et des moyens permettant de maintenir des effectifs limités par classe.
Extrait de france3-regions.francetvinfo.fr du 17.11.16 : Académie d’Aix-Marseille ; Grève des enseignants en éducation prioritaire

 

A l’occasion de la journée de grève et de manifestation inter-académique du 17/11/2016, Caroline Chevé (professeure au lycée Saint-Exupéry, Marseille 15ème), Odile Lhéritier, Sandrine Parayre (professeures au lycée Victor Hugo, Marseille 3ème), Marie Liska (professeure au lycée Diderot, Marseille 13ème, Julien
Extrait de youtube.com https://www.youtube.com/watch?v=G_YQ02OlE0s

 

Des professeurs de lycée en zone d’éducation prioritaire ont interpellé ce mercredi Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, alors qu’il était en déplacement à Marseille dans le cadre de sa campagne. Ils réclament le maintien dans la durée des moyens supplémentaires dont ils bénéficient.

Extrait de ouest-france.fr du 17.11.16 : Marseille. Macron chahuté par les profs de lycée en éducation prioritaire

 

La réaction de la ministre

Alors que des enseignants de lycées ex Zep manifestaient à Paris et Marseille, N Vallaud Belkacem s’est déclarée le 17 novembre "heureuse que les personnels des lycées d’éducation prioritaire manifestent pour dire haut et fort l’importance de l’éducation prioritaire et la nécessité de la rénover". La ministre veut voir dans ce mouvement un soutien à sa politique et même à la campagne d ela gauche à la présidentielle.

"Ce que disent les personnels c’est vous avez bien fait de réformer l’éducation prioritaire à l’école et au collège. On aurait bien voulu que vous le fassiez en lycée. Je réponds : "vous êtes les prochains sur la liste". C’est l’étape à venir. Elle doit s etenir pour moi au début du prochain quinquennat".

Pour la ministre, "toute la communauté éducative autour des lycées d’éducation prioritaire souhaite qu’in réforme la carte de l’éducation prioritaire et qu’on donne davantage de moyens . Je m’engage à ce que nous le faisions. Toute cette communauté sait à qui s’adresser si on veut que ce soit fait".

Extrait de cafepedagogique.net du 18.11.16 : N Vallaud Belkacem "heureuse" du mouvement des lycées Zep

 

Ce que veulent les ex lycées zep

A l’appel de plusieurs syndicats, une coordination des anciens lycées zep appelle à la grève le 17 novembre. Animateur du collectif et professeur de construction mécanique au lycée Jean Jaurès d’Argenteuil, Alexandre Mares explique pourquoi ce mouvement veut aussi une autre politique d’éducation prioritaire et non simplement entrer dans les Rep actuels.

Vous demandez le retour des ex lycées zep dans les Rep et Rep+ de la nouvelle politique d’éducation prioritaire ?
Non. On ne souhaite pas cette intégration. Pour nous ce dispositif est de la poudre aux yeux qui ne réduit en rien les inégalités. La charge de travail en Rep est trop importante avec trop de temps de concertation effectué en heures supplémentaires. On est attaché à de dotations horaires augmentées pour répondre aux besoins spécifiques de nos élèves. Ils ont besoin de demi groupes, de projets pédagogiques, d’ouverture culturelle.

Vous souhaitez le maintien de l’ancienne éducation prioritaire ?
Avec plus de moyens. Il faudrait commencer par cadrer un nombre maximum d’élèves par classe. Ca se faisait dans l’ancienne politique. On veut aussi le maintien des projets pédagogiques qui existaient.

La ministre a promis le maintien des mesures spécifiques pour les enseignants des anciens lycées zep. Cela ne vous suffit pas ?
Elle prolonge de deux ans une clause de sauvegarde contre laquelle on a lutté en 2014. Depuis 2014 on nous promet l’entrée des lycées dans l’éducation prioritaire. Mais on ne voit rien arriver. Maintenant la ministre nous dit que ce sera pour le prochain quinquennat.

Nous voulons cette entrée dans l’éducation prioritaire maintenant. Et nous voulons qu’elle comprenne aussi des établissements qui n’étaient pas en zep en 2014 mais qui ont une composition sociale identique.

Pour vous le mouvement du 17 novembre sera réussi s’il réunit combien d’établissements ?
On peut compter sur une dizaine d’établissements à Marseille et une trentaine en Ile de France. Le mouvement sera réussi si nous réunissons une cinquantaine de lycées. Depuis des jours on le voit grossir au niveau national.
Propos recueillis par François Jarraud

Le site du mouvement

Extrait de cafepedagogique.net du 17.11.16 : Ce que veulent les ex lycées zep

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