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Une note du CGET propose d’accroître l’autonomie des établissements en la couplant avec une attribution des ressources en fonction des conditions sociales et en luttant contre le manque d’attractivité de certains territoires

17 décembre 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

[...] Notre pays s’est globalement tenu en retrait de ces transformations, perçues comme des vecteurs potentiels de rupture d’égalité, et les mesures prises en ce sens n’ont eu que des effets limités. L’autonomie des établissements n’est pas unidimensionnelle. Elle est un levier et non une fin en soi.
Plusieurs options sont possibles, selon que l’on privilégie une capacité renforcée d’autonomie des communautés éducatives, une autonomie contractualisée qui autorise une modulation importante des moyens ou une autonomie soutenue par la diversification de l’offre scolaire et le choix des familles.
Cette autonomie devra se coupler avec des stratégies plus efficaces d’allocation des ressources en fonction du profil socioéconomique des élèves et des problèmes d’attractivité des établissements sur certains territoires. Elle demeurera sinon plus théorique que réelle.

Comme les autres institutions économiques et sociales françaises, l’École est aujourd’hui à la peine[5]. Malgré les nombreuses réformes entreprises, notre système éducatif connaît depuis les années 2000 une érosion de la performance scolaire des élèves les plus en difficulté (baisse de la part d’élèves atteignant le niveau de compétence attendu, particulièrement dans l’éducation prioritaire) et un décrochage de la part des élèves les plus performants (notamment en sciences et en mathématiques)[6]. L’École devrait voir sa mission clarifiée. Mais que l’on choisisse comme finalité prioritaire la préparation des enfants au monde professionnel, l’épanouissement de leur personnalité ou la transmission d’une culture commune, il apparaît nécessaire d’octroyer une autonomie accrue aux établissements scolaires[7].

2017/2027 – Quelle autonomie pour les établissements scolaires ? – Actions critiques
Note d’analyse

 

2017 : Quelle autonomie pour les établissements scolaires ?

Retardée, abordée par des biais divers, la question de l’autonomie des établissements scolaires va sans doute être un point obligé du débat éducatif des présidentielles. Une nouvelle note de France Stratégie, un service du premier ministre, présente trois conceptions différentes de cette autonomie. Entre la privatisation, le renforcement hiérarchique ou le développement de collectifs d’établissement, trois voies se dessinent pour les politiques. Dans les 3 cas , le statut des enseignants et leurs conditions d’exercice se retrouvent au coeur de la question. Concilier l’autonomie et le sens que les enseignants donnent à leur métier ne sera pas une petite affaire...

Extrait de cafepedagogique du 15.12.16 : 2017. Quelle autonomie pour les établissements

 

[...] Le CGET estime "nécessaire" de leur octroyer "une autonomie accrue", notamment en termes de gestion des personnels.
En matière de pédagogie, il faudrait "être exigeant sur l’objectif et souple sur les moyens", à l’exemple des Pays-Bas ou de la Finlande qui "privilégient la fixation centralisée d’objectifs à atteindre plutôt que la définition de programmes en tant que tels".
L’autonomie suppose en contrepartie "que soient maintenus au niveau national des examens finaux externes et standardisés", qu’elle "s’accompagne d’une culture de l’évaluation servant à améliorer les pratiques des enseignants" et que "l’allocation des ressources permette de répondre aux besoins spécifiques de certains établissements".Il estime "nécessaire" de leur octroyer "une autonomie accrue", notamment en termes de gestion des personnels. En matière de pédagogie, il faudrait "être exigeant sur l’objectif et souple sur les moyens", à l’exemple des Pays-Bas ou de la Finlande qui "privilégient la fixation centralisée d’objectifs à atteindre plutôt que la définition de programmes en tant que tels".
L’autonomie suppose en contrepartie "que soient maintenus au niveau national des examens finaux externes et standardisés", qu’elle "s’accompagne d’une culture de l’évaluation servant à améliorer les pratiques des enseignants" et que "l’allocation des ressources permette de répondre aux besoins spécifiques de certains établissements".

Extrait de touteduc.fr du 14.12.16 : France-Stratégie ; renforcer l’autonomie des établissements, oui mais comment ?

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