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L’école contre la barbarie, par Alain Bentolila, éd. First, 2017 : Mixité spirituelle, illettrisme et insécurité linguistique des jeunes enfants..

28 février Version imprimable de cet article Version imprimable

Donner la priorité à la maîtrise de la langue française, afin que les élèves puissent mettre en mots leur pensée, faire entendre leur voix et questionner celle des autres, tous les autres. Refuser de programmer l’échec et l’exclusion des enfants les plus fragiles, en mettant en place de vrais sas de transition aux moments névralgiques du cursus. Réconcilier spiritualité et laïcité, en faisant de la religion un sujet de réflexion dont on ose parler à l’école : les enfants doivent pouvoir se réapproprier l’idée de Dieu et l’interroger. Parce que seule l’éducation de nos enfants pourra faire rempart à la barbarie, Alain Bentolila formule dans ce livre onze propositions fortes, concrètes et inédites pour rénover l’école et en faire un lieu de tolérance, de diversité culturelle et de résistance humaniste, où parents et professeurs devront travailler main dans la main pour former les jeunes esprits.

Extrait de gibertjospeh.com du 23.02.17 : L’école contre la barbarie

 

Alain Bentolila : l’école devrait faire de la « mixité spirituelle »
Le linguiste Alain Bentolila vient de publier "L’école contre la barbarie". Pour lutter contre l’intégrisme religieux, il prône des cours de spiritualité à l’école, ainsi qu’une maîtrise absolue de la langue française

[...] Lutte contre « l’insécurité linguistique »

Alain Bentolila prône également la lutte contre « l’insécurité linguistique » : dans un entretien à Marianne, au sujet de son livre, il explique qu’il faut prêter attention à l’enfant, dès la maternelle, et lui « donner régulièrement des mots nouveaux. » Sans cette attention, sans « cette parole ferme et bienveillante » de l’enseignant, l’enfant « risque de s’engager dès 3 ans dans un long couloir qui le conduira à la vulnérabilité intellectuelle et à la violence. » Il déclarait déjà dans un entretien à Marianne en mai 2015 qu’un « enfant qui parle mal le français est vulnérable, [qu]’il manquera de pouvoir et de réfutation. En un mot, il sera vulnérable face à des discours et des textes manipulateurs.

La maîtrise de la langue est essentielle : Alain Bentolila déclarait dans ce même entretien , que le « premier devoir de notre école est de former des résistants intellectuels ; et cette résistance, seule une langue maternelle forte et juste peut la garantir. »

Extrait de vousnousils.fr du 27.02.17 : Alain Bentolila : l’école devrait faire dela mixité spirituelle

 

Une école qui prendra soin des petits enfants
[...] L’insécurité linguistique s’installe très tôt ; elle pervertit l’apprentissage de la lecture et de l’écriture et fait entrer très tôt certains jeunes enfants dans le long couloir de l’illettrisme. Ne l’oublions pas ! C’est la qualité de l’accompagnement familial puis scolaire qui conditionne le bon développement d’un enfant. On ne s’en exonère pas en le collant devant une émission de télévision, fût-elle éducative, ou en lui faisant faire des collages. Un des droits fondamentaux du petit enfant est qu’on porte une attention constante à ce qu’il dit. Il a besoin qu’on lui donne régulièrement des mots nouveaux ; il veut voir dans les yeux de l’adulte que l’on accueille avec vigilance ses tentatives parfois maladroites mais toujours signifiantes. Il demande que l’on s’engage à ses côtés, avec autant de bienveillance et d’exigence que de constance... C’est de cette présence attentive, de cette écoute affectueuse et lucide, de cette parole ferme et bienveillante dont sont privés bon nombre d’enfants, quelle que soit leur appartenance sociale.

Extrait de marianne.net du 18.02.17 : Un vibrant plaidoyer...

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