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En marge de la présidentielle, le Cnesco fait 30 propositions "pour améliorer l’école" tirées de ses travaux mais ne renouvelle pas ses critiques à l’égard du label Education prioritaire

3 mars Version imprimable de cet article Version imprimable

Le débat sur l’Ecole peut-il échapper au pessimisme, au ressentiment, à l’angoisse, aux discours de Café du commerce ? Si c’est possible, alors le Cnesco est en train de le faire. D’observateur, le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) est en train de devenir un acteur majeur du débat sur l’Ecole. Institution chargée d’évaluer l’Ecole, le Cnesco publie le 2 mars un véritable plan pour l’Ecole en mettant en ordre de bataille les propositions tirées de ses travaux. "Il faut rompre avec le discours fataliste d’une institution scolaire bloquée", affirme Nathalie Mons, sa présidente. Elle appelle à une "rénovation institutionnelle" et au "changement qualitatif" dans l’Ecole. La révolution Cnesco est lancée.

[...] Des critères nationaux pour l’attribution des moyens aux établissements
Le second chantier concerne la mixité sociale à l’école, puisque l’école française est marquée par une ségrégation sociale particulièrement forte. 10 % des élèves fréquentent un établissement qui accueille au moins 63 % d’élèves issus de milieux socialement défavorisés.

Le cnesco demande de "renforcer la mixité sociale dans les 100 collèges les plus ségrégués". Il ne demande pas la fin de la labellisation éducation prioritaire mais de " compléter l’éducation prioritaire par un déploiement du modèle d’allocation continue des ressources plus fin, avec des critères nationaux définissant les moyens". Enfin il recommande de créer des lycées totalement polyvalents regroupant les 3 voies.

Les préconisations

Extrait de cafepedagogique.net du 02.03.17 : Cnesco : 30 mesures et 1 espoir pour l’Ecole

 

[...] Le dernier rapport sur les inégalités à l’école, abordant la politique d’éducation prioritaire menée depuis trente ans, avait suscité de vives réactions. « Notre mission d’évaluation est salutaire pour notre école et notre démocratie, défend Nathalie Mons.

[...] En juin 2015, l’équipe de chercheurs du Cnesco avait dressé un diagnostic précis sur l’état de la mixité sociale et scolaire entre les établissements scolaires, mais aussi à l’intérieur d’un même établissement. Le constat était clair : l’absence de mixité dans certains collèges ne s’explique pas seulement par le manque de mixité résidentielle et les acteurs de l’Education ont une marge pour agir dans chaque établissement.

Extrait de liberation.fr du 02.03.17 : Les 30 solutions du Cnesco pour "améliorer l’école"

 

DEUX ETUDES DU CNESCO

Inégalités sociales
Comment l’école amplifie-t-elle les inégalités sociales et migratoires ?

RÉSUMÉ
Le rapport du Cnesco montre que les inégalités sociales à l’école empruntent des formes multiples : inégalités de traitement dans les ressources d’apprentissage dont les élèves disposent réellement à l’école, inégalités dans les résultats scolaires, inégalités sociales dans les orientations, dans les diplômes et même dans le rendement des diplômes sur le marché du travail.
L’école hérite d’inégalités sociales et familiales, mais produit à chaque étape de la scolarité des inégalités de natures différentes qui se cumulent et se renforcent. L’école française est aussi marquée par des inégalités scolaires d’origine migratoire malgré un fort investissement dans l’éducation des familles issues de l’immigration (recours aux cours privés, fortes aspirations des familles dans les vœux d’orientation, etc.). Au total, ces fortes inégalités à l’école
placent la France en tête des pays de l’OCDE pour le caractère socialement eproductif de son école.

CHIFFRES CLÉS
PISA 2015 confirme le haut niveau des inégalités sociales au sein de l’école française.
En effet, la France compte parmi les pays de l’OCDE pour lesquels la corrélation des performances avec le milieu socio-économique est la plus forte (20 % en France, contre 13 % en moyenne dans l’OCDE).
Sur 4h de français par semaine annoncées en classe de 3e, le temps d’enseignement effectif serait de 2h30 en éducation prioritaire, 2h45 hors éducation prioritaire et 3h dans le privé (TALIS 2013).
La performance en sciences des élèves issus de l’immigration est inférieure de 62 points à celui des élèves non immigrés (contre 43 points en moyenne dans les pays de l’OCDE) (PISA 2015).

Extrait de cnesco.fr : Inégalités sociales et migratoires à l’école

 

Les mixités sociales à l’école

L’étude commanditée par le Cnesco met en évidence une forte ségrégation dans les collèges et les lycées, appuyée sur la ségrégation résidentielle, et présentant de fortes inégalités territoriales. La recherche met en évidence les effets très négatifs de la ségrégation sur les apprentissages des élèves en difficulté. L’absence de mixité sociale a également un impact négatif dans la construction des futurs citoyens, qu’ils soient issus de milieux socialement défavorisés ou plus aisés.

Pourtant, depuis 40 ans, un fort immobilisme est observé dans la mise en œuvre, sur le terrain, des politiques de mixités sociales à l’école, malgré quelques exemples locaux encourageants recueillis par le Cnesco. De nombreux pays de l’OCDE (États-Unis, Suède, Chili, Angleterre, Pays-Bas, etc.) ont mis en place des politiques favorisant la mixité sociale à l’école, mettant en évidence un retard français en la matière.

Extrait de cnesco.fr : Mixités sociales

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