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Jean-Michel Blanquer au Monde sur le PDMQDC : "on ne va pas supprimer ce dispositif par principe à la rentrée, mais l’évaluer et, si besoin, le faire évoluer..."

20 mai Version imprimable de cet article Version imprimable

Jean-Michel Blanquer : « Il nous faut dépasser le clivage gauche-droite sur l’école »

Dans un entretien au « Monde », le ministre de l’éducation nationale précise la manière dont les engagements de M. Macron vont se concrétiser, certains dès septembre.
[...] Les classes de douze élèves dans les zones d’éducation prioritaires (ZEP) seront bien en place à la rentrée, mais sans nécessairement supprimer le dispositif du « plus de maîtres que de classes ».

[...] Les classes de CP à douze élèves en REP + [réseaux d’éducation prioritaires renforcés] sont le début d’une réforme qui vise les 100 % de réussite à l’issue du cours préparatoire. Dans la grande majorité des cas, nous aurons réussi ces dédoublements pour septembre. Si je n’avais qu’une priorité, ce serait celle-là : que tous les élèves de France sortent de l’école primaire en sachant lire, écrire, compter… et respecter autrui.

[...] Certains enseignants redoutent que cette première réforme se fasse au prix de la suppression du « plus de maîtres que de classes », mis en place depuis 2013…

Je vous l’ai dit, nous ne voulons pas tomber dans le travers d’imposer la même façon de faire partout. Autrement dit, non, on ne va pas supprimer ce dispositif par principe à la rentrée, mais l’évaluer et, si besoin, le faire évoluer. Je n’ignore pas que dans certaines villes, les dédoublements posent un problème de locaux. Si, ailleurs, le dispositif donne satisfaction, il faut être capable de l’entendre.

Il y a un travers français à tout interpréter en négatif. Réduire les effectifs des classes est une bonne nouvelle ! Ce « nouvel optimisme français » qui compte beaucoup pour Emmanuel Macron, c’est précisément ce que nous voulons diffuser.

[...] Que remettrez-vous en cause dans la réforme du collège ?

Il ne vous a pas échappé que cette réforme ne fait pas l’unanimité. Certains aspects sont intéressants, à commencer par l’autonomie accrue qu’elle confère aux établissements. Mais j’ai été choqué de la suppression, de manière verticale, de dispositifs qui marchaient bien, comme les classes bilangues, les sections européennes, l’option latin. Je l’avais dit à Najat Vallaud-Belkacem [ancienne ministre de l’éducation]. Certains ont utilisé l’argument de l’égalité de manière inadéquate, en prétendant que ces dispositifs créaient de la ségrégation, alors qu’ils permettaient de rendre attractifs des collèges qui ne l’étaient pas.

Nous allons rétablir les classes bilangues. Nous allons valoriser le latin et le grec, qui sont au cœur de notre civilisation et de notre langage. Arrêtons de considérer que ces disciplines rigidifient les différences sociales ; ce sont des outils de promotion pour tous.

Extrait de lemonde.fr du 20.05.16 : Jean-Michel Blanquer : « Il nous faut dépasser le clivage gauche-droite sur l’école »

 

[L’analyse du cafepedagogique.net du 22.05.17 : Blanquer entre dirigisme et empowerment
A quoi sert un ministre qui n’aurait aucune idée sur ce qu’il faut faire ? C’est cette question que Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale, a du affronter pour s’être présenté comme un pragmatique soft. Après avoir promis de respecter le terrain, le nouveau ministre en arrive quand même à dire ce qui va changer de la maternelle à l’enseignement de l’histoire...

Extrait de cafepedagogique.net du 22.05.17 :

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