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Une étude du Cese sur le Service Civique prône l’universalisation du dispositif mais recommande de veiller à la mixité sociale et au développement des missions dans les quartiers prioritaires

27 mai Version imprimable de cet article Version imprimable

LES ÉTUDES DU CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL
Service Civique : quel bilan ? quelles perspectives ?
Julien Blanchet
Jean-François Serres
mai 2017

[...] Conclusion (p.109)
Mener cette étude a été l’occasion pour la société civile organisée représentée au CESE de mieux appréhender le Service Civique mais aussi de mieux s’approprier le dispositif. Après en avoir étudié l’impact pour les volontaires et pour ceux.celles qui bénéficient de leurs engagements, le Conseil considère que le Service Civique mérite d’être connu de tou.te.s les français.e.s et de devenir un des temps qui structure notre représentation commune du contrat social.
De nombreuses critiques et inquiétudes résident dans la crainte que les missions de Service Civique se substituent à l’emploi et au bénévolat, cela dans un contexte de forte contrainte budgétaire impactant aussi bien les organismes d’accueil relevant du secteur public qu’associatif. Prenant en compte ces réticences, le CESE a travaillé les pistes de cette étude afin d’ériger un certain nombre de garde-fous et envisager des améliorations pour limiter ce risque et valoriser l’expérience acquise par les volontaires.

Pour notre assemblée, l’expérience vécue par les volontaires autour d’un projet collectif et de missions d’intérêt général rend concret et perceptible pour eux.elles les valeurs de la République et notamment leur participation à la fraternité. En cela le Service Civique se situe pleinement dans une politique d’initiation à l’engagement civique et citoyen qui devrait commencer par des expériences d’engagement pour l’intérêt général proposées aux jeunes dans les parcours scolaires et se continuer tout au long de la vie. Le Service Civique constitue une force considérable de mobilisation de la jeunesse et de transformation sociale,
s’il s’articule plus finement avec toutes les autres formes d’engagement.

Le maintien du caractère volontaire du Service Civique et la faculté des acteur.rice.s concerné.es de proposer des missions et un accueil de qualité des volontaires seront les clés de son succès futur. L’étude propose des pistes pour favoriser l’implication de davantage de structures d’accueil, améliorer l’accessibilité et le développement de missions au sein des territoires, notamment dans les zones rurales et les quartiers prioritaires, et garantir
une meilleure articulation des missions de Service Civique avec les équipes salariées et les bénévoles. Le CESE préconise également de lancer de grandes causes d’engagement durables pour rendre plus lisible et mieux articuler encore l’engagement de Service Civique avec les collectivités territoriales et toutes les forces vives de la société civile volontaires.

Le Service Civique apparaît aujourd’hui comme un dispositif utile et attractif pour les jeunes, comme en témoigne son succès croissant auprès d’eux.elles. Son universalisation, permettant à tou.te.s les jeunes qui le souhaitent de s’y engager, est donc justifiée à condition toutefois que ses objectifs initiaux de cohésion nationale et de mixité sociale soient maintenus, et non supplantés par un objectif chiffré pour atteindre, coûte que coûte, 350 000 jeunes en Service Civique par an d’ici 2020.
Pour accompagner cette montée en puissance qualitative, la pérennité de son financement exclusivement public doit être garantie quelles que soient les alternances politiques d’ici la prochaine décennie. A ce titre, les efforts budgétaires consentis depuis 2015, témoignent de la volonté politique d’inscrire durablement ce dispositif dans le paysage public. Le CESE rappelle qu’il n’a pas, pour autant, vocation à absorber les autres actions publiques en direction des jeunes et à éclipser les autres formes d’engagement, notamment associatives.

Si elle s’inspire des bonnes pratiques et recommandations issues des retours d’expérience des sept ans écoulés et que le CESE décline en pistes d’amélioration dans cette étude, l’universalisation du Service Civique volontaire pourrait bien devenir une des politiques d’engagement les plus efficaces pour renforcer la cohésion sociale et nationale dans notre pays.

Extrait de lecese.fr du 24.05.17 : Service Civique : Quel bilan ? quelles perspectives ?

 

Une vidéo de présentation du Service civique par les deux auteurs de l’étude du Cese 6:33

Extrait de youtube.com de mai 2017 : Setvice civique : Quel bilan ? quelles perspectives ?

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