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Dédoublement des CP ou PDM ? Le SNUipp demande que les équipes concernées puissent choisir. Autres réactions syndicales : le Sgen et Sud Education

30 juin Version imprimable de cet article Version imprimable

SNUipp

Le SNUipp-FSU défend le dispositif "Plus de maîtres" au ministère

"CP à 12" ou "Plus de maîtres que de classes" : Le SNUipp-FSU demande au ministère que les équipes d’écoles en REP+ puissent choisir le dispositif qui leur convient le mieux.

« Compte tenu de la mise en œuvre du dispositif “CP dédoublés” qui, en l’absence de budget, se concrétise notamment au détriment des postes “Plus de maîtres que de classes”, nous demandons que les équipes de REP + concernées puissent choisir le dispositif pédagogique qu’elles jugent le plus efficace pour les élèves. »
C’est le texte du vœu présenté par le SNUipp-FSU lors du Conseil supérieur de l’éducation réuni le 29 juin. le syndicat entend ainsi dénoncer la mise en place du dispositif CP à 12 à moyens constants, une mesure mise en œuvre dans la précipitation et qui a entraîné la suppression ou le changement des missions des Plus de maîtres. Il revendique également la possibilité pour les équipes d’écoles de poursuivre un travail prometteur engagé depuis deux ans auprès des élèves de l’éducation prioritaire.

Une mesure non-financée
En réponse, le ministère a rappelé que la rentrée s’effectuait avec 4 300 créations de postes et une baisse globale du nombre d’élèves. Le SNUipp-FSU a précisé que cette dotation devait à l’origine abonder les moyens de remplacement, renforcer les dispositifs « Plus de maîtres que de classes » et permettre les ouvertures de classe nécessaires lors des opérations de carte scolaire. Dans les faits seuls 1 500 postes restent à disposition pour le dédoublement des CP, un chiffre qui ne suffira pas.

Le voeu déposé par le SNUipp
Compte tenu de la mise en œuvre du dispositif « CP dédoublés » qui, en l’absence
de budget, se concrétise notamment au détriment des postes « plus de maîtres que
de classes », nous demandons que les équipes de REP + concernées puissent choisir le dispositif pédagogique qu’elles jugent le plus efficace pour les élèves http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/Voeu_SNUipp_CSE_29-06.pdf]

Vote : 32 pour, 4 contre, 19 abstention, 6 NPPV

Extrait de snuipp.fr du 29.06.17 : Le SNUipp défend le dispositif

 

SGEN-CFDT

[...] CP À 12…
Pour les CP à 12 en éducation prioritaire le jeu de bonneteau avec les postes budgétés par le gouvernement précédent décrédibilise gravement les efforts des personnels pour œuvrer à la réussite de tous les élèves. Cela masque aussi un retour à la politique de régression pédagogique des années 2006 à propos de l’apprentissage de la lecture, si l’on s’en tient aux échos du séminaire des inspections qui s’est tenu récemment ou aux circulaires de circonscriptions que l’on a pu lire.

Extrait de sgen-cfdt.fr du 29.06.12 : Conseil supérieur de l’éducation. Déclaration Sgen-cfdt

 

SUD Education

Dans plusieurs départements, les enseignant-e-s se sont mobilisé-e-s contre la mise en œuvre des CP à 12 en REP+ à la prochaine rentrée. Les personnels protestent contre la suppression du dispositif « Plus de maîtres que de classes » (PDMQDC) et contre l’obligation qui leur est faite de mettre en œuvre cette mesure de marketing politique.

Ces CP à 12 vont s’ouvrir via le redéploiement de postes existants, au détriment des postes PDMQDC (qui ont eu à peine le temps d’exister) et des postes de remplaçant-e-s (qui sont déjà largement insuffisants).

À 10 jours de la fin de l’année scolaire, cette décision met les équipes éducatives en grande difficulté :

Les locaux pour diviser en deux les classes de CP sont souvent inexistants ou insuffisants. Les municipalités ne sont pour beaucoup pas en mesure d’assurer des conditions matérielles satisfaisantes pour créer ces classes.

En imposant un cadre d’effectif restreint sur un seul niveau, cette décision bafoue la liberté pédagogique des équipes, qui ne pourraient par exemple plus former des classes multi-âges ou décider d’autres organisations qui sortent du cadre traditionnel.

Ces nouvelles contraintes sur la répartition des élèves pèsent sur les effectifs des autres classes.

À cause de cette mesure, les PDMQDC et les remplaçant-e-s sont déplaçé-e-s d’office. Les droits des personnels en matière d’affectation sont ainsi bafoués. C’est aussi le cas des répartitions des postes prévues dans les cartes scolaires et de leur contrôle par les instances représentatives des personnels.

Cette opération de communication, qui présente ce dispositif comme une panacée garantissant la réussite des élèves, va mettre les enseignant-e-s de CP en REP+ sous pression. Cette injonction de réussite à 100% ne tient pas compte des facteurs sociaux. Elle vise à dissimuler le manque de moyens réels de prévention et de prise en charge des difficultés. Cela supposerait notamment des RASED complets en nombre suffisant, une médecine scolaire digne de ce nom, une formation initiale et continue à la hauteur des besoins et une réflexion sur les pratiques pédagogiques.
Une fois de plus, les personnels subissent les lubies des mandatures successives et leurs aberrations pédagogiques, au détriment de leurs conditions de travail et des conditions d’apprentissage des élèves.

SUD éducation revendique :
la baisse générale des effectifs par classe, des programmes dont les contenus laissent du temps à la manipulation, l’expérimentation, la recherche, la possibilité d’un réel travail en équipe et la mise en place de pédagogies coopératives
le maintien de toutes les écoles dans les dispositifs de l’éducation prioritaire, avec des seuils d’effectifs réduits pour tout-e-s
plus de professeur-e-s des écoles que de classes dans toutes les écoles, la réduction du temps de service des PE : 18 heures d’enseignement et 6 heures de concertation et de travail en équipe, la différenciation entre le temps de travail des PE devant élèves et le temps d’enseignement pour les élèves
le respect du choix des équipes pédagogiques concernant la répartition des élèves et la constitution des classes

Peut-on refuser ?
En appui des mobilisations, les personnels peuvent faire valoir les dispositions de l’article 2 du décret 89-122 relatif aux directeurs d’école, confirmées par la circulaire 2014-163 du 1er décembre 2014. Ces textes réglementaires indiquent qu’il appartient bien aux équipes, en conseil des maître-sse-s, d’organiser par elles-mêmes la répartition des élèves dans les classes en fonction de leurs objectifs pédagogiques. Les personnels n’ont donc pas à se sentir tenus de se conformer à ces injonctions hiérarchiques, et ce d’autant plus qu’aucune nouvelle instruction officielle n’est parue.

Extrait de sud-education.org du 29.06.17 : CP à 12 : le grand n’importe quoi

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