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Usages du logiciel Scratch en mathématiques : quand programmation et calculs ne font plus qu’un au collège REP+ Truffaut de Strasbourg (2015)

25 août Version imprimable de cet article Version imprimable

Additif du 26.08.17

Ayant eu l’honneur de pouvoir participer à la conférence Scratch 2017 à Bordeaux qui a eu lieu du 19 au 21 juillet dernier, j’ai pu expérimenter Scratch 3 en compagnie de l’équipe du MIT en charge du développement.

Il existe donc une version « de développement » en ligne qui peut être utilisée directement via l’url : https://llk.github.io/scratch-gui/

Extrait de ludosciences.blogspot.fr, août 2017 : Installer Scratch 3 en local

 

Sur le site OZP
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REP+ Truffaut Strasbourg

Explications par Gilles Rey, enseignant en mathématiques au collège Truffaut de Strasbourg. Interview réalisée sur les NetJournées le 17 mars à Bischoffsheim dans l’académie de Strasbourg.
Vidéo : Utiliser Scratch pour l’interdegrés CM2-6è (4:43)

Scratch est un logiciel libre conçu pour initier les élèves à des concepts fondamentaux en mathématiques et en informatique. Il repose sur une approche ludique de l’algorithmique, pour les aider à créer, à raisonner et à coopérer. Il favorise également leur partage sur le Web.

« Dans le calcul littéral, il y a des programmes de calcul ; le but de l’activité de la matinée est dans un premier temps, de faire travailler les élèves sur un programme de calcul classique à la fin duquel ils obtiennent un résultat ; puis, avec Scratch, ils vont également réaliser un programme et voir si ils obtiennent le même nombre », explique Mohamed Boubekri, enseignant en mathématiques.
Adieu ennui et manque d’intérêt : avec Scratch, les maths reprennent du galon !

Pour les élèves en difficultés, Mohamed note de vrais progrès en mathématiques.

Au moins, quand nous sommes en cybersalle et que nous travaillons sur Scratch, ils essaient, ils testent et ils ne s’ennuient pas.

Et c’est aussi valable pour les élèves les plus doués ; chacun peut évoluer à son rythme et l’enseignant est souvent surpris de ce qu’ils produisent.
Une initiation à la programmation qui répond aux objectifs de l’Education Nationale

Brigitte Wenner inspectrice en mathématiques dans l’académie de Strasbourg encourage cette initiative à 100% car, pour elle, elle entre tout à fait dans les objectifs de l’Education Nationale pour 2016 ; en effet, elle fait référence à la réforme à l’école primaire et dans les collèges où l’informatique ou du moins « la démarche algorithmique » devrait se faire une place dans les programmes.

« Nous ne savons pas encore sous quelle forme cela va se traduire mais il nous a paru intéressant de demander à quelques équipes de commencer à réfléchir pour voir ce qu’il est possible de faire avec des enfants, et justement pour ceux issus de quartiers d’éducation prioritaire pour montrer que l’algorithmique, c’est pour tout le monde », explique Brigitte Wenner.

Acquérir les fondamentaux grâce au logiciel Scratch
Gilles Rey, un autre enseignant en mathématiques qui expérimente l’usage de Scratch en classe, est persuadé de l’intérêt du logiciel pour l’acquisition de notions fondamentales en mathématiques comme par exemple, « la factorisation ».

« Ils apprennent à utiliser des techniques de transformation d’écriture en mathématiques c’est à dire le développement et la factorisation pour écrire une expression plus simplement », explique t-il.

Il ajoute que pour les élèves, le fait de travailler sur Scratch leur permet de comprendre l’intérêt d’appliquer une formule comme la factorisation pour pouvoir fabriquer un programme qui soit plus simple et donc plus efficace.

« On peut envisager sur plusieurs séquences de les faire calculer par toutes les étapes intermédiaires, ce qui est enrichissant pour eux, et ensuite leur faire constater que grâce au développement, on peut programmer beaucoup plus simplement et plus rapidement pour arriver au même résultat ».

Comme son collègue Mohamed Boubekri, Gilles Rey voit dans l’utilisation de Scratch un réel intérêt de motivation pour les élèves et d’appétence pour les mathématiques.

Et le logiciel permet différents usages pour aborder plusieurs notions comme les fonctions sinus et cosinus ou la trigonométrie par exemple.

« C’est vraiment un logiciel, qui tout en étant adapté aux enfants et simple d’accès par ce principe de briques, est un outil puissant », conclut-il.

Un reportage réalisé dans le cadre du voyage de presse lors des NetJournées, du 25 au 27 mars 2015 à Bischoffsheim.

Remerciements tout particuliers à la DANE de l’Académie de Strasbourg, et aux partenaires de cette journée

Extrait de ludovia.com du 06.05.15 : Usages de Scratch en mathématiques : quand programmation et calculs ne font plus qu’un !

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