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Le débat sur le dédoublement se développe : Jack Lang, Roland Goigoux, FranceInfo

5 septembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Jack Lang critique Blanquer

"Les CP-CE1 dédoublés en REP et REP+, c’est bien, mais pas suffisant. Quid de la quantité innombrable d’élèves – de tous milieux – qui restent pendant des semaines ou des mois sans professeurs ? Mon inquiétude, c’est que ces classes à effectif réduit dans l’éducation prioritaire se réalisent parfois au détriment des autres écoles". Dans Le nouvel observateur, l’ancien ministre de l’éducation nationale critique vertement les projets de JM Blanquer. " Peut-on nous expliquer en quoi le dédoublement des classes est la solution optimale ? Je rappelle que les expérimentations menées en France ont montré que l’efficacité de la mesure dépendait beaucoup de la qualité des professeurs. Or, nombre des enseignants qui seront affectés dans ces classes n’ont reçu aucune préparation pratique à l’exercice de ce métier difficile".

Dans le Nouvel Observateur

Extrait de cafepedagogique.net du 04.09.17 : Jack Lang critique Blanquer

 

Ce que pense l’un des meilleurs spécialistes de la lecture en France, professeur des universités à l’ESPÉ Clermont-Auvergne, des risques de réouverture de querelles stériles sur les méthodes, de la meilleure façon d’optimiser les dédoublements en CP de REP ou du bon usage des neurosciences.

[...] Comment selon vous peut-on utiliser au mieux la réduction de la taille des classes en REP + ?

Dès mardi 5 septembre, en formation continue, je vais encourager les enseignants de CP dédoublés à travailler en équipe, au moins par deux. Pour certaines activités, d’étude du code par exemple (encodage et décodage), il sera intéressant qu’un maitre travaille avec un petit groupe de six élèves faibles pour leur apporter de très nombreux feedbacks immédiats. Le deuxième enseignant de CP pourra alors travailler avec les dix-huit autres élèves. A d’autres moments, il sera intéressant de travailler avec un groupe de vingt-quatre élèves et deux enseignants, comme dans le dispositif « Plus de maitres que de classes ». Cette souplesse dans la mise en œuvre est l’un des gages de réussite du dispositif CP à douze. À ce titre, elle est soutenue par notre rectorat.

Extrait de cahierspedagogiques.com du 04.09.17 : La guerre des méthodes n’aura pas lieu

 

[...] Double discours et classes à 12

Au ministère, on a vite compris que financer la grande promesse de campagne du candidat Macron, les fameuses « classes à 12 » en CP et en CE1 en éducation prioritaire, n’allait pas être une mince affaire. Très rapidement le dispositif « Plus de maitres que de classes » (PDMQDC) mis en place sous le précédent quinquennat, plébiscité sur le terrain (lire ce post que nous avons consacré au sujet) s’est retrouvé sur la sellette : les maitres +, qui interviennent auprès de petits groupes d’élèves ou dans la classe en fonction des besoins et de l’équipe enseignante, ont vite senti qu’ils seraient les premiers à être « redéployés ». Devant la levée de bouclier venue du terrain, le ministre se veut rassurant : « J’ai entendu les craintes », « il ne faut pas considérer qu’on déshabille Pierre pour habiller Paul ».

Pourtant de nombreux maitres + témoignent, au même moment, du redéploiement sur le terrain.

Extrait de francetvinfo.fr/l-instit-humeurs du 03.09.17 : L’étrange méthode du ministre Blanquer

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