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"Rythmes scolaires : analyse d’une impopularité". La science et l’opinion (Laurent Frajerman, sur le blog The Conversation)

12 septembre Version imprimable de cet article Version imprimable

[...] Le rejet des arguments d’autorité
Le discours des promoteurs de la réforme peut souvent se résumer en : la science a parlé, lisez le rapport de 2010 de l’académie de médecine, regardez le consensus régnant parmi les chronobiologistes. Or, il a perdu en efficacité.

D’abord, entre la recherche scientifique, forcément complexe, et son application sur un sujet sensible, plusieurs médiations sont nécessaires. Les experts traduisent (et simplifient) les acquis scientifiques pour les adapter aux besoins des politiques publiques. Les acteurs de terrain peuvent produire une expertise de qualité, basée sur leur expérience concrète. Le politique trouve une solution concrète, et arbitre entre les différents intérêts. Aucune de ces étapes n’est neutre, ou automatique. D’autant que les recherches sont spécialisées, alors que les questions éducatives revêtent un fort aspect systémique.

Ensuite, l’opinion sait que les chercheurs ne sont pas infaillibles. Pour Claire Leconte : la « chronobiologie est une science sérieuse, on ne peut la détourner pour la mettre au service de choix politiques très contestables ». Les premières évaluations nationales produites par l’institution s’avèrent peu enthousiastes (rapport de l’inspection générale). Certes, l’étude mitigée de la DEPP n’établit pas de comparaison avec la semaine de quatre jours, mais le doute s’est instillé. D’autant que le positivisme peut générer son contraire, le populisme, le refus de tout ce qui vient « d’en haut ». [...]

Auteur : Laurent Frajerman, Chercheur spécialiste de l’engagement enseignant, Centre d’histoire sociale du XXème siècle, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Déclaration d’intérêts : Laurent Frajerman travaille pour l’Institut de recherches de la FSU. Il est membre du SNES-FSU.

Extrait de theconversation.com du 07.09.17 : Rythmes scolaires : analyse d’un impopularité

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