> 5 - Education prioritaire > POSITIONS > Positions syndicales (ZEP) > PIRLS 2016. Les réactions syndicales (suite) : SNE, SNALC, SGEN, CGT, (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

PIRLS 2016. Les réactions syndicales (suite) : SNE, SNALC, SGEN, CGT, UNSA... (Café et ToutEduc)

7 décembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Additif du 07.12.17

Communiqué de presse du 6 décembre 2017

Dès la diffusion des résultats de l’étude Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS) sur les capacités de compréhension des élèves en lecture, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, s’est empressé d’annoncer une série de mesures.

Une réactivité et des préconisations qui ont de quoi surprendre sur le fond comme sur la forme.

Pour le Sgen-CFDT, se saisir réellement des résultats de PIRLS est nécessaire. Pour le faire, il convient de se garder des effets d’annonces et du pilotage descendant. Ce n’est pas en uniformisant la classe et en niant le professionnalisme des personnels que nous surmonterons le défi qui est devant nous.

Certaines mesures, comme la dictée quotidienne, qui ont fait grand bruit ne semblent pas adaptées au défi posé par les résultats de l’enquête PIRLS.

D’autres remettent en cause la professionnalité des professeur.e.s des écoles qui ne pourraient plus choisir ou élaborer leurs supports d’enseignement, ou concevoir l’organisation de leur enseignement adapté à l’observation qu’ils et elles font des apprentissages et difficultés de leurs élèves.

D’autres semblent indiquer que le traitement de la difficulté à comprendre les textes doit se résoudre en dehors de la classe exclusivement.

Les recommandations faites en mars 2016 par le CNESCO, les réflexions, formations et outils pour alimenter la réflexion pédagogiques des équipes par l’Institut Française de l’Education (IFE), les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), les centres académiques de ressources pour la maîtrise de la langue semblent oubliés. Alors qu’on devrait au contraire construire les dispositifs pour permettre au plus grand nombre de collègues de les approprier et ainsi de faire évoluer le travail qu’ils et elles mènent avec les élèves que ce soit dans la classe et dans les dispositifs utiles en complément.

Communiqué de presse n° 12 du 6 décembre 2017

 

[...]
9 heures de formation consacrées à la lecture, c’est trop peu

Les critiques se rejoignent également autour du rôle des enseignants et de leur formation. Neuf heures de formation annuelles consacrées à la lecture proposées aux enseignants, c’est trop peu, estiment le SNUIPP et le SE-UNSA, le premier appelant à "un grand plan de formation initiale et continue ambitieux et inscrit dans la durée", le second à "mieux outiller les enseignantes et les enseignants en développant notamment une formation continue de qualité qui croise leur expertise à l’ensemble de la recherche". Point sur lequel il est rejoint par le SNE et le SNALC qui invitent le conseil scientifique de l’Éducation nationale nouvellement créé (lire ici) à se saisir de cette question, mais s’abstiennent de critiquer les mesures annoncées par le ministre, en appellent à la demandent "au ministre de travailler à restaurer l’autorité des maîtres" et "d’ouvrir la formation sur la recherche scientifique sérieuse, après des décennies d’errance", la France ne pouvant plus "se permettre de rester bloquée dans une idéologie qui a largement fait preuve de sa nocivité" [le "pédagogisme", ndlr]. Les deux syndicats se joignent à l’appel à la mobilisation du ministre.

Le SGEN pour sa part dénonce des mesures qui "remettent en cause la professionnalité des professeurs des écoles qui ne pourraient plus choisir ou élaborer leurs supports d’enseignement ou concevoir l’organisation de leur enseignement adapté à l’observation qu’ils et elles font des apprentissages et difficultés de leurs élèves".

A noter que Claude Lelièvre, sur son blog (Médiapart), propose une analyse des résultats des élèves français : "Nous sommes donc passés largement sous la moyenne des pays comparables au nôtre (une moyenne de l’ordre de 520 points) pour les niveaux élevés de compréhension de lecture ; mais nous sommes honorablement placés pour les deux premiers niveaux (ce qui montre que nos élèves savent ’lire’ au sens de ’décoder’ simplement les textes) (...) Comment progresser aux niveaux 3 et 4 de compréhension de l’écrit ? That is the question !" avant de se moquer des solutions proposées par le ministre.

Extrait de touteduc.fr du 06.12.17 : Apprentissage de la lecture : des mesures inadaptées, hors-sujet, à-côté des enjeux selon plusieurs syndicats (PIRLS 2016)

 

PIRLS : Les syndicats unanimes contre le programme ministériel

Condamné déjà par F Popineau et S Crochet, respectivement secrétaires généraux du Snuipp et du Se-Unsa, dans L’Expresso du 6 décembre, le programme de JM Blanquer, en réponse aux difficultés en lecture des écoliers révélées par l’étude PIRLS, est étrillé par les syndicats d’enseignants. Du Sgen à la Cgt et du Snuipp au Se-Unsa, les syndicats soulignent l’écart entre les décisions ministérielles et les difficultés en lecture.

Extrait de café pédagogique.net du 07.12.17 : Les syndicats unanimes contre le programme ministériel

Répondre à cet article