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Maternelle à 3 ans : les réactions de l’ANDEV, de l’AMF et de La Gazette des communes (ToutEduc)

5 avril 2018 Version imprimable de cet article Version imprimable

Maternelle à 3 ans : l’ANDEV, l’AMF, les informations de La Gazette des communes
Paru dans Petite enfance, Scolaire le mardi 03 avril 2018.

L’annonce de l’abaissement à 3 ans de l’âge de l’obligation d’instruction provoque de nombreuses réactions. Voici celles de l’ANDEV et de l’AMF, ainsi que des éléments d’information de La Gazette de communes.

L’Association nationale des directeurs de l’éducation des villes rappelle que seuls quelque 25 000 enfants ne fréquentent pas l’école maternelle actuellement (3 % d’une tranche d’âge), notamment en Guyane et à Mayotte. Pour autant, cette mesure n’est pas purement symbolique puisqu’elle permet de "reconnaître l’importance décisive des premières années de vie pour les apprentissages. Encore faut-il que le nombre d’enfants par classe permette de "répondre aux besoins spécifiques du jeune enfant", que tous les acteurs éducatifs bénéficient de formations adaptées, que "les projets de qualité initiés sur les territoires pour la scolarisation des enfants de 2 ans" soient soutenus", etc. "L’ANDEV souscrit avant tout à l’obligation de la qualité de l’enseignement pour favoriser la réussite de tous". Elle évoque "l’implication et le rôle éducatif des collectivités locales dans les enjeux d’épanouissement et d’apprentissage qui se jouent à cet âge" ainsi que "la nécessité de coordonner et de consolider les interventions des acteurs éducatifs sur tous les temps : scolaire, péri et extra scolaires (...)".

Pour sa part, l’Association des maires de France demande "que cette décision de l’Etat n’entraîne aucun surcoût pour les communes", mais aussi "que les postes d’enseignants nécessaires soient créés". Elle "sera particulièrement vigilante sur certains aspects de la mise en œuvre de cette réforme", notamment outre-mer. Elle "refusera toute nouvelle prise en charge obligatoire des dépenses de fonctionnement des écoles maternelles privées sous contrat d’association". De plus, les élus "s’opposent à une modification des taux d’encadrement actuels qui prévoient une obligation d’une Astem par école maternelle, à la charge des communes".

Notre consoeur de la Gazette des communes donne la parole à Chantal Brault, adjointe au maire de Sceaux : "Que cette école devienne obligatoire, est une chance exceptionnelle ! Nous allons avoir un autre regard sur la maternelle ! Beaucoup de communes ont choisi d’avoir la petite enfance dans leurs compétences. Nous sommes à même de construire ce prolongement sur les écoles maternelle" tandis que Damien Berthilier (RFVE) s’inquiète du forfait d’externat que les écoles maternelles privées seraient en droit de le réclamer aux communes. Certaines, les deux tiers environ, paient déjà ce forfait, mais la tendance est à la baisse, selon l’enseignement catholique, "puisque 100 à 200 écoles perdent ce financement chaque année depuis trois ans". De plus, l’obligation de fréquentation de l’école toute la journée devrait "augmenter les effectifs des enfants l’après-midi, et nécessiter des professionnels supplémentaires, tout comme des lits pour la sieste". Il faut aussi compter avec davantage d’Atsem, mieux formées et mieux rémunérées. Autre question posée par La Gazette, "faudra-t-il dédoubler les classes ? Cela ne manquerait pas "d’impacter le budget des communes"…

Extrait de touteduc.fr du 03.04.18 : Maternelle à 3 ans : l’ANDEV, l’AMF, les informations de La Gazette des communes

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