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Thèse. Du tronc commun au socle commun (1945-2005) : La question de la culture commune au cœur de la démocratisation de l’école, Quentin Portron, Université de Normandie, 2018

2 avril Version imprimable de cet article Version imprimable

Du tronc commun au socle commun (1945-2005) : La question de la culture commune au cœur de la démocratisation de l’école.
Quentin Portron
Thèse délivrée par : Normandie Université
2018

Résumé
Notre étude analyse les projets de socle commun (entre 1993 et 2006) et de tronc commun (entre
1944 et 1977) sous l’angle d’une tension entre deux formes antagonistes de démocratisation de
l’école : démocratisation de la sélection et démocratisation de la réussite.
Nous montrons que le socle commun institutionnel (2005-2006) ne parvient finalement pas à
s’extraire du référentiel de démocratisation ségrégative caractéristique du système éducatif
français. Cette logique de sélection se retrouve dans la conception d’un tronc commun que l’on
repère, par exemple, dans les réformes de 1959 et 1963 ainsi que dans l’évolution du collège
unique.
À l’opposé, le socle commun proposé par la commission Thélot s’inscrit dans un paradigme de démocratisation de la réussite qui trouve des racines dans une tradition idéologique que nous
pouvons observer à travers des projets tels que ceux définis, par exemple, par la commission
Langevin-Wallon ou le ministre René Billères. Par-delà leurs différences d’approche, de contexte
historique, d’objectifs en termes de réforme, le point commun est à situer dans l’élargissement de
la culture commune allié à une redéfinition de la scolarité obligatoire intégrant dans le curriculum
ordinaire les élèves dont le niveau est jugé faible. De ce point de vue, l’indispensable pour
chacun ne peut être acquis que dans le cadre d’une culture pour tous.

Extrait de archives-ouvertes. fr (321 pages)

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