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Le métier d’enseignant en France : une attractivité en déclin (étude publiée par la fondation Jean-Jaurès)

17 juillet Version imprimable de cet article Version imprimable

Le métier d’enseignant en France : une attractivité en déclin
Mélina Hillion

En 2011, le gouvernement a introduit la réforme du recrutement et de la formation initiale des enseignants, qui exige un master au lieu d’une licence pour enseigner dans les établissements scolaires du primaire et du secondaire. Pour l’Observatoire de l’éducation de la Fondation, Mélina Hillion, docteure en économie et chargée d’études à la Dares, démontre que cette initiative a engendré une forte diminution du nombre de candidats au concours externe de recrutement des professeurs des écoles, principale voie d’accès à l’enseignement primaire public.

Longtemps épargnée par les pénuries d’enseignants qui sévissent depuis plusieurs années dans la plupart des pays européens, la France connaît aujourd’hui de sérieuses difficultés de recrutement dans l’enseignement primaire et secondaire. Cette crise du recrutement se traduit par un recours croissant aux enseignants contractuels et une difficulté à remplacer les enseignants absents, en particulier en mathématiques, en littérature et en langues étrangères dans les établissements du secondaire, ainsi que dans les écoles primaires des académies de Créteil et de Versailles. En cause, la forte baisse du nombre de candidats aux concours externes, principales voies d’accès à l’enseignement primaire et secondaire, qui s’accompagne également d’une baisse du niveau moyen des candidats. Faute de profils adéquats, les jurys ont renoncé à pourvoir plusieurs milliers de postes depuis 2013.

Pour faire face à cette situation, la Cour des comptes recommande dans un rapport de synthèse daté de mars 2018 de pré-recruter les enseignants au niveau licence[1]. En d’autres termes, elle préconise de revenir à une situation proche de celle qui existait avant la réforme du recrutement de 2011.

Depuis 2011 en effet, les enseignants en France doivent être titulaires d’un master. C’est également le cas dans un nombre croissant de pays européens[2]. Si certains acteurs et observateurs du système éducatif considèrent que la hausse du niveau de qualification des enseignants permet d’assurer l’excellence de la profession, ce type de mesure n’a en réalité jamais fait l’objet d’une évaluation statistique. Dans cet article, nous revenons sur le contexte qui a motivé la mise en œuvre de la réforme du recrutement des enseignants en France. Nous présentons les principaux résultats de notre étude qui suggère que la réforme de la « masterisation » n’est pas sans rapport avec l’émergence de la pénurie d’enseignants.

Extrait de jean-jaures.org du 16.07.19

 

Le recrutement des enseignants en master contesté
Une étude de la Fondation Jean Jaurès établit une corrélation entre la réforme de la « mastérisation » et la pénurie d’enseignants. Elle suggère de recruter au niveau licence, comme c’était le cas avant 2011.

Extrait de lesechos.fr du 16.07.19

 

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