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Le plan de lutte contre les violences scolaires publié au BO. Création d’un "protocole d’accompagnement et de responsabilisation des parents" (Par) et d’"internats-tremplins" (en dehors de l’éducation prioritaire)

6 septembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Additif du 06.09.19
Violences scolaires : la montagne Blanquer accouche d’une souris

Après le mouvement « PasDeVagues » et une gestation de neuf mois, il n’y a pas de quoi être fier de l’accouchement de cette toute petite bête, un quatorzième plan qui risque d’être bientôt oublié. Mais c’est sans doute un moindre mal par rapport à ce qu’avait envisagé Blanquer lorsqu’il s’était mis précipitamment en avant.

Extrait de mediapart.fr/claude-lelievre du 06.09.19

 

Plan de lutte contre les violences scolaires
Prévention et prise en charge des violences en milieu scolaire

NOR : MENE1925181C
circulaire n° 2019-122 du 3-9-2019
MENJ - DGESCO C2-3 - DGESCO MPVMS - DGESCO B2-3

Le respect d’autrui est une condition du bonheur collectif et de l’épanouissement de chacun. À ce titre, l’école en fait un savoir fondamental. Comme les autres savoirs, le respect d’autrui s’apprend d’abord par les enseignements dispensés par les professeurs, ensuite par une éducation quotidienne qui passe par le respect des règles élémentaires de civilité et du règlement intérieur.

Chaque agression, chaque insulte, chaque incivilité doit être signalée et sanctionnée. Il ne saurait être transigé avec ce principe, a fortiori si ces actes sont dirigés contre un représentant de l’autorité publique, qu’il soit professeur ou personnel de l’éducation nationale.

L’institution scolaire doit poursuivre son travail de prévention mais aussi apporter des réponses concrètes et efficaces pour répondre à ces situations et prendre en charge les élèves poly-exclus.

1. Renforcer les procédures disciplinaires et leur suivi dans les collèges et les lycées

Les dispositions du décret n° 2019-906 du 30 août 2019 relatif à la discipline dans les établissements d’enseignement du second degré relevant du ministère chargé de l’éducation nationale et du ministère chargé de la mer et du décret n° 2019-908 du 30 août 2019 relatif à la discipline dans les établissements d’enseignement du second degré et les établissements d’État relevant du ministère chargé de l’éducation nationale visent à apporter à chaque manquement grave aux règlements une réponse rapide, juste et efficace.

a. Signaler systématiquement les faits

Chaque incident fait l’objet d’un signalement et d’un suivi. L’établissement doit ainsi se doter d’un document recensant l’ensemble des faits déclarés et mettant en regard la sanction apportée. Un bilan annuel détaillé des incidents et des sanctions est présenté au conseil d’administration de l’établissement.

b. Simplifier les procédures pour répondre plus rapidement

Les deux décrets nouveaux simplifient les procédures disciplinaires, notamment les modalités de convocation des conseils de discipline, afin d’apporter une réponse plus rapide aux faits de violence (cf. annexe 1).

Tout le panel des sanctions doit être mobilisé, et notamment les mesures de responsabilisation. Les sanctions doivent être adaptées à la nature des faits reprochés.

Il est enfin rappelé l’importance de la dimension pédagogique de la commission éducative qui permet aux élèves de prendre conscience de la gravité de leurs actes.

c. Assurer le suivi des élèves sanctionnés

Après une exclusion, une période probatoire est instaurée. Les élèves feront l’objet d’un suivi particulier pour faire le point sur leur situation. Il appartiendra aux principaux des collèges et aux proviseurs des lycées d’engager la modification des règlements intérieurs afin de préciser les mesures d’accompagnement.

d. Répondre plus efficacement aux violences les plus graves

La sanction disciplinaire peut constituer une réponse suffisante au regard de la faible gravité des actes, de la personnalité de l’auteur et du contexte dans lequel ils se produisent. En cas de faits plus graves, l’autorité judiciaire peut être saisie.

Cette saisine repose sur des critères définis dans les conventions Justice-Éducation nationale.

Ces conventions, qui ont montré leur pertinence[1], seront actualisées afin de détailler les circuits de signalement des faits. Leur mise en œuvre repose sur une totale implication des référents de chacun des ministères concernés. À ce titre, les référents de l’éducation nationale devront être associés aux cellules départementales de suivi du plan violence mises en place par les directeurs académiques des services de l’éducation nationale (Dasen).

2. Renforcer la protection des personnels

Les personnels d’établissement scolaire bénéficient du statut juridique de « personne chargée d’une mission de service public », aggravant la qualification pénale des faits de violence commises contre eux.

Toute incivilité, atteinte ou autre fait grave commis à l’encontre d’un personnel de l’éducation nationale doit systématiquement faire l’objet d’une réponse de la part de l’institution, sans préjudice de suites judiciaires éventuelles.

En outre, les personnels doivent être mieux informés des moyens à leur disposition, soit en cas d’agression, soit en cas de mise en cause abusive à leur encontre, et accompagnés dans leurs démarches.

Plusieurs guides d’accompagnement ont donc été réalisés :

- le premier détaille, pour l’ensemble des acteurs concernés (personne mise en cause, personnels de direction, autorité hiérarchique), les mesures à prendre en cas de plainte (fondée ou abusive) ;

- des guides sont également destinés aux personnels du premier comme du second degré, afin de les accompagner dans leurs démarches lorsqu’ils sont victimes d’incivilité ou d’agression dans le cadre de leurs fonctions.

3. Prendre en charge les élèves hautement perturbateurs et poly-exclus

Afin de répondre aux actes de violence commis dans les écoles et les établissements, de manière réitérée pour certains élèves, parfois dès l’école élémentaire, plusieurs possibilités d’accompagnement sont envisagées. Elles doivent intervenir de manière adaptée et graduée selon la situation, sans remettre en cause les règles disciplinaires à l’école.

a. Intervention de l’équipe mobile mixte d’intervention scolaire

À la demande du chef d’établissement et du directeur d’école et en accord avec les autorités académiques, l’équipe mobile mixte d’intervention scolaire mise en place dans le cadre des conventions rectorats/Agences régionales de la santé (ARS) peut intervenir pour soutenir l’équipe pédagogique.

La prise en charge par l’équipe mobile mixte d’intervention scolaire intervient en troisième niveau, une fois que le travail pédagogique et éducatif entrepris par le professeur et l’équipe éducative de l’école et/ou de l’établissement avec les parents (niveau 1) et que l’intervention d’autres professionnels (niveau 2) n’ont pas permis d’améliorer la situation.

L’équipe mobile mixte intervient en associant les familles dans le cadre d’un contrat et pour une durée limitée.

b. Les classes relais

Le décret n° 2019-909 du 30 août 2019 permet à l’autorité académique d’inscrire un élève exclu définitivement de son établissement dans une classe relais, sans le consentement préalable de ses représentants légaux.

Cette inscription, justifiée par les circonstances ayant conduit à l’exclusion définitive de l’élève et les besoins spécifiques de ce dernier, permet à l’élève de continuer sa scolarité dans un cadre adapté. L’élève est également inscrit dans un établissement scolaire qu’il intègrera à l’issue de son passage en classe relais.

c. Responsabiliser les parents

Le chef d’établissement accueillant un élève ayant fait l’objet de deux exclusions définitives au cours de la même année scolaire peut saisir le directeur académique des services de l’éducation nationale afin de mettre en œuvre un protocole d’accompagnement et de responsabilisation des parents (Par).

Le protocole d’accompagnement et de responsabilisation des parents (Par) doit permettre de poursuivre un dialogue avec les personnes responsables de l’élève et de les guider, en cas de besoin, vers le service ou le dispositif de soutien le plus approprié.

Les personnels éducatifs, sociaux et de santé sont étroitement associés à ce suivi, le cas échéant avec les partenaires (services socio-éducatifs ou de soins) afin, s’il s’agit d’un problème social, familial ou de santé, d’offrir un accompagnement adapté à l’élève et à ses parents.

Les parents de l’élève ou son représentant légal sont convoqués pour un entretien avec le directeur académique des services de l’éducation nationale dans les dix jours suivant la saisine par le chef d’établissement afin de leur présenter le sens des engagements qu’ils devront respecter.

Le Par est signé par le Dasen et les parents de l’élève, ou son représentant légal, en présence du chef d’établissement. Il énonce les engagements des parents devant permettre d’améliorer le comportement de l’élève et précise les actions d’accompagnement à mettre en œuvre au sein de l’établissement.

Fondé sur l’alliance avec les parents de l’élève, le Par constitue par conséquent un levier essentiel pour favoriser le retour de l’élève à une scolarité favorable aux apprentissages et à l’amélioration du climat scolaire dans les établissements.

4. Des organisations adaptées aux enjeux

a. Création par le Dasen autour de lui d’une cellule de lutte contre les violences scolaires et désignation d’un référent

Un comité de pilotage placé auprès du directeur académique des services de l’éducation nationale assurera la mise en œuvre et le suivi du plan de lutte contre les violences scolaires.

Le Dasen désignera au sein de ce comité un référent chargé du suivi de l’ensemble des questions relatives à la violence dans les établissements. Ce comité peut être composé du Dasen ou d’un directeur académique adjoint des services de l’éducation nationale (Daasen), du secrétaire général, des chefs de division, de l’inspecteur de l’éducation nationale chargé de l’information et de l’orientation, du proviseur de vie scolaire, du conseiller technique santé social.

Il a notamment pour mission :

- d’assurer un suivi systématique des faits de violence et de harcèlement signalés par les écoles et établissements et de leur traitement (réponses éducatives, sanctions), notamment dans la mise en œuvre des mesures de prévention et d’accompagnement, le développement des mesures de responsabilisation et des nouvelles mesures faisant suite à la réintégration d’un élève exclu temporairement pour des faits de violence ;

- de procéder à une analyse des décisions en matière disciplinaire à partir des rapports des chefs d’établissements ;

- de traiter les affectations des élèves après une exclusion définitive de leur établissement, en lien avec la commission départementale d’affectation en classe relais dédiée aux élèves hautement perturbateurs à l’issue d’une exclusion, présidée par le Dasen ;

- d’élaborer la convention départementale Justice / Éducation nationale signée par le Dasen ;

- de réguler les saisines des directeurs et des chefs d’établissement dans le cadre du protocole d’accompagnement et de responsabilisation et d’organiser leur élaboration en présence du chef d’établissement et du représentant légal de l’élève ;

- de fédérer et faire connaître les initiatives et les dispositifs innovants des établissements en direction notamment des élèves et des parents ;

- d’impulser les formations notamment sur les enjeux des relations familles - écoles ;

- d’adapter et de renforcer les liens avec tous les acteurs du territoire : collectivités territoriales, caisses d’allocations familiales, associations, acteurs de la politique de la Ville, représentants institutionnels.

Les référents départementaux « violence en milieu scolaire » seront réunis en vue de dresser le bilan des actions de lutte contre la violence scolaire engagées à l’échelle de leur département, et notamment la mise en œuvre du Par, aux fins d’évaluation du dispositif et d’identification des pistes d’évolutions qualitatives.

b. Le Dasen doit identifier dans le département les classes relais susceptibles d’accueillir les élèves hautement perturbateurs et poly-exclus qu’il pourra y affecter directement

Dans chaque département, le Dasen identifiera de manière spécifique les classes relais pouvant accueillir les élèves hautement perturbateurs et/ou poly-exclus. L’admission de ce type d’élèves dans ces structures à la suite d’un conseil de discipline sera portée à la connaissance de la commission départementale d’affectation en classe relais, présidée par le Dasen, qui rassemble les chefs des établissements de rattachement, des représentants de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), du département (l’aide sociale à l’enfance), éventuellement des autres institutions partenaires ainsi que des professionnels de santé.

c. Le Dasen doit développer et transformer les internats relais en internats tremplins

L’objectif est de disposer dans chaque académie d’au moins un internat tremplin à horizon 2022. Ces nouvelles structures pourront dans un premier temps être créées par transformation des actuels internats-relais.

L’implantation des internats-tremplins devra tenir compte du volume d’exclusions définitives et relever d’un choix géographique réfléchi avec l’ensemble des acteurs et sur la base de considérations éducatives. Le schéma d’implantation devra aussi être travaillé avec les collectivités de rattachement. L’implantation en éducation prioritaire devra être évitée.

Tout élève admis en internat tremplin est en rupture profonde avec les exigences de la vie des établissements scolaires (élèves poly-exclus) et/ou est incapable d’améliorer son comportement au sein de l’établissement sans accompagnement spécifique. L’internat tremplin se fonde sur trois principes : inclusion, personnalisation et responsabilisation.

L’élève est obligatoirement inscrit dans un établissement scolaire et demeure en conséquence sous la responsabilité de l’institution scolaire.

Le placement en internat tremplin peut intervenir dans plusieurs situations :

- si l’accueil en classe relais n’est pas jugé suffisamment efficace au regard de l’évaluation de la situation de l’élève ;

- si l’élève relève d’une mesure de protection de l’enfance et si son maintien dans sa famille n’est plus possible ; dans ce cas, le juge des enfants pourra, après évaluation pluridisciplinaire, décider d’un placement en internat tremplin ;

- ou s’il est prononcé par le juge dans le cadre d’une procédure pénale.

L’internat-tremplin bénéficie d’un encadrement éducatif renforcé et doit reposer sur un projet pédagogique et éducatif global élaboré conjointement avec l’équipe pédagogique et les personnels de la PJJ engagés dans le projet selon un cahier des charges défini au niveau national.

Il s’attachera particulièrement à l’objectif de socialisation, d’éducation à la citoyenneté mais aussi de réinvestissement du jeune dans les apprentissages.

Une circulaire interministérielle des ministères chargés de la justice, de l’intérieur, de l’éducation nationale et de l’agriculture, réactivant les conventions Éducation nationale/Justice et organisant avec les directions départementales de la sécurité publique (DDSP) les contrats intercommunaux/locaux de sécurité (CI/LSPD), impulsera de nouveaux partenariats entre les administrations concernées.

[1] Bilan effectué par la direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la Justice en décembre 2018.

Pour le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, et par délégation,
Le directeur général de l’enseignement scolaire,
Édouard Geffray

 

Annexe 1 - Présentation des modifications du régime disciplinaire

Les dispositions du décret n° 2019-906 du 30 août 2019 relatif à la discipline dans les établissements d’enseignement du second degré relevant du ministère chargé de l’éducation nationale et du ministère chargé de la mer et du décret n° 2019-908 du 30 août 2019 relatif à la discipline dans les établissements d’enseignement du second degré et les établissements d’État relevant du ministère chargé de l’éducation nationale modifie plusieurs dispositions du Code de l’éducation relatives à la discipline dans les établissements d’enseignement du second degré :

1. Une simplification des procédures disciplinaires

- réduction de trois à deux jours ouvrables au moins, après la commission des faits par un élève, du délai à l’issue duquel le chef d’établissement peut prononcer seul une sanction disciplinaire ;

- raccourcissement de huit à cinq jours des délais de convocation du conseil de discipline et, si le quorum n’est pas atteint, le conseil de discipline est convoqué en vue d’une nouvelle réunion, qui se tient dans un délai minimum de cinq jours et maximum de dix jours, au lieu des huit et quinze jours antérieurement ;

- allègement des modalités de convocation du conseil de discipline :
seul l’élève mis en cause et ses représentants continuent à être convoqué par pli recommandé ;
les autres membres pourront être convoqués par tout moyen.

2. Un renforcement des réponses disciplinaires

- allongement du délai de conservation de certaines sanctions dans le dossier administratif des élèves de façon proportionnée à la gravité de la sanction :
avertissement : effacement à l’issue de l’année scolaire, comme antérieurement ;
blâme et mesure de responsabilisation : effacement à l’issue de l’année scolaire suivante ;
exclusion temporaire de la classe et exclusion temporaire de l’établissement ou d’un de ses services annexes : effacement à l’issue de la deuxième année scolaire ;
exclusion définitive de l’établissement ou de ses services annexes : effacement au terme de la scolarité de l’élève dans le second degré, comme antérieurement.

- allongement de la durée maximum fixée par l’autorité disciplinaire au cours pendant laquelle le sursis pourra être révoqué, désormais alignée sur le délai de conservation des sanctions, sauf en cas d’exclusion définitive pour laquelle cette durée ne peut excéder la fin de la deuxième année scolaire. Cette durée ne pourra en outre être inférieure à l’année scolaire en cours ;

- révocation systématique du sursis en cas de nouveau manquement au règlement intérieur de l’établissement, lorsque les nouveaux faits peuvent entraîner une sanction d’un niveau égal ou supérieur à celui d’une précédente sanction.

3. Des mesures d’accompagnement spécifiques pour les élèves ayant fait l’objet d’une exclusion temporaire de l’établissement pour des faits de violence au cours de la période suivant leur réintégration.

4. Une information annuelle du conseil d’administration, faisant état :


- d’un bilan des décisions rendues en matière disciplinaire ;

- des suites données par le chef d’établissement aux demandes de saisine du conseil de discipline émanant d’un membre de la communauté éducative.

5. Un renforcement du droit des victimes

Lorsque le conseil de discipline entend les témoins ou les personnes susceptibles d’éclairer le conseil sur les faits motivant la comparution de l’élève, si elles sont mineures, elles sont entendues en présence de leur représentant légal, à l’instar de l’élève mis en cause.

Ces deux décrets harmonisent le régime disciplinaire au sein des établissements d’enseignement du second degré et des établissements d’État relevant du ministère chargé de l’éducation nationale, des établissement relevant du ministère chargé de la mer et des établissements français en principauté d’Andorre.

Enfin, le décret n° 2019-909 du 30 août 2019 relatif à la faculté pour l’autorité académique d’inscrire dans une classe relais un élève ayant fait l’objet d’une exclusion définitive d’un établissement scolaire du second degré relevant du ministère chargé de l’éducation nationale permet à l’autorité académique, lorsqu’un élève a fait l’objet d’une décision exclusion définitive de son établissement, de l’inscrire d’office dans une classe relais.

 

Annexe 2 - Modèle type de Par

Protocole d’accompagnement et de responsabilisation des parents

Entre, d’une part :

La direction des services départementaux de l’éducation nationale de .... représentée par XXX (Prénom Nom), directeur académique des services de l’éducation nationale,

Ci-après dénommée « la DSDEN »,

Et, d’autre part :

Mme, M. XX (Prénom Nom), parent de l’élève XX (Prénom Nom), scolarisé au sein du collège/lycée XXX

Ci-après dénommée « le ou les parents »,

Ensemble désignés « les parties »

Préambule

Le présent protocole est conclu entre le directeur académique des services de l’éducation nationale et les parents de l’élève ou son représentant légal pour la mise en place d’un dispositif à destination des parents ou du représentant visant à les responsabiliser et à les accompagner dans l’exercice effectif de leur autorité parentale lorsque l’élève a fait l’objet de deux exclusions définitives au cours de la même année scolaire.

Il est convenu ce qui suit :

Article 1 - Objet du protocole


Le présent protocole a pour objet de rappeler aux parents de l’élève ou à son représentant légal leurs obligations, tout en leur proposant des mesures d’accompagnement et un suivi régulier afin d’évaluer les progrès réalisés par l’élève.

Article 2 - Obligations des parents de l’élève ou de son représentant légal

Les parents de l’élève, ou son représentant légal, s’engagent par le présent protocole à veiller à ce que l’élève respecte toutes les obligations liées à son statut scolaire.

Un paragraphe commun à l’ensemble des établissements et un paragraphe spécifique à chaque établissement

Volet identique à tous les protocoles

Les parents de l’élève, ou son représentant légal, s’engagent à veiller à ce que l’élève respecte :
l’obligation d’assiduité et de ponctualité ;
l’obligation de travail scolaire ;
les biens et les personnes ;
le fonctionnement et de la vie collective des établissements ;
le règlement intérieur de l’établissement joint en annexe.

Volet spécifique adapté à chaque situation pour remédier aux difficultés identifiées, par exemple :

Les parents de l’élève, ou son représentant légal, s’engagent à :
s’assurer que leur enfant respecte ses obligations d’assiduité et de ponctualité (éventuellement l’accompagner au collège) ;
s’assurer que leur enfant vient avec son matériel ;
prendre connaissance quotidiennement du carnet de correspondance et l’attester ;
s’assurer que leur enfant a fait ses devoirs et l’attester ;
participer aux réunions de suivi et aux réunions avec les assistants de service social ;
s’assurer que leur enfant participe aux dispositifs d’aide et d’accompagnement, tels que Devoirs faits ou des stages de sensibilisation.

Article 3 - Mesures d’accompagnement à mettre en place en fonction des besoins de l’élève

Des solutions pédagogiques ou éducatives sont élaborées avec les parents de l’élève, ou son représentant légal. Ils s’engagent à veiller à ce que l’élève participe aux dispositifs et actions mis en place.

Paragraphe spécifique à chaque établissement adapté à chaque situation en fonction des besoins de l’élève

Exemples d’actions pédagogiques :

- actions d’aide ou de remédiation au sein de la classe ou de l’établissement ;

- tutorat ;

- accompagnement personnalisé.

Exemples d’actions éducatives :

- participation au dispositif Devoirs faits ;

- stages de sensibilisation ;

- inscription à l’UNSS ;

- participation à des activités éducatives organisées en lien avec des partenaires (collectivités territoriales, SDIS, associations, etc.) ;

Exemples d’actions médico-sociales :

- rencontre avec l’assistante sociale de l’établissement ;

- rencontre avec l’infirmière de l’établissement ;

- point avec le médecin de l’éducation nationale.

Article 4 - Suivi du dispositif

Un point régulier est effectué, en présentiel et/ou téléphonique, avec les parents de l’élève ou son représentant légal en vue de mesurer le respect des engagements.

Le chef d’établissement s’assure du respect de leurs obligations par les parents de l’élève ou son responsable légal et rend compte au directeur académique des services de l’éducation nationale de l’exécution du protocole.

Le chef d’établissement s’engage à signaler sans délai au directeur académique des services de l’éducation nationale toute difficulté rencontrée avec les parents de l’élève ou son représentant légal et tout manquement aux obligations par l’élève ainsi que tout incident survenu du fait de l’élève, et notamment son absence éventuelle.

Article 5 - Durée de la convention, modification et renouvellement


La présente convention est signée pour une durée de XX mois à compter de la date de sa signature. Elle peut être reconduite à la demande de l’une ou l’autre des parties. Elle peut être modifiée par avenant à la demande de l’une ou l’autre des parties.

Elle sera résiliée de plein droit dans l’hypothèse où l’une des parties ne respecterait pas les engagements, à l’expiration d’un délai d’un mois suivant l’envoi d’une lettre recommandée avec accusé de réception valant mise en demeure.

Fait en deux exemplaires à................., le................

Le directeur académique des services de l’éducation nationale de XXX

Mme, M. XX (Prénom NOM), parent de l’élève XX (Prénom NOM)

Extrait de education.gouv.fr du 05.09.19

 

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