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Eduquer au numérique : rapport du Conseil supérieur de l’éducation du Québec, nov. 2020

7 décembre 2020 Version imprimable de cet article Version imprimable

Éduquer au numérique : Rapport sur l’état et les besoins de l’éducation 2018-2020
Dans son rapport sur l’état et les besoins de l’éducation 2018-2020, Éduquer au numérique, le Conseil supérieur de l’éducation se penche sur les compétences nécessaires pour exercer sa citoyenneté dans un monde de plus en plus numérique et sur les responsabilités qui en découlent pour le système d’éducation.

La situation provoquée par la pandémie de COVID-19 a accentué la place du numérique dans plusieurs aspects de notre vie ; elle a aussi montré que toutes les personnes ne sont pas suffisamment outillées pour évoluer librement dans cette nouvelle réalité. Les inégalités observées ne portent pas uniquement sur l’accès à la technologie, elles concernent surtout les compétences requises pour utiliser cette technologie autrement qu’à des fins ludiques ou de consommation. Aux yeux du Conseil, le système éducatif a la responsabilité de donner à chaque personne, à un moment ou l’autre de sa vie, l’occasion de développer la littératie numérique en question. Le Conseil formule trois orientations pour que soient réunies les conditions qui permettront au système éducatif d’assumer la responsabilité d’éduquer au numérique.

Des vidéos sont aussi disponibles dans notre section Coffre à outils.

Thèmes abordés
Littératie numérique et en contexte numérique
Inégalités numériques
Compétence numériques
Formation à distance
Intelligence artificielle
Représentations sociales du numérique

Le document complet (118 p.)

Le "sommaire" (la synthèse) 7 p.

Extrait de cse.gouv.qc.ca de novembre 2020

 

EXTRAIT de la synthèse
[...] Mettre fin aux inégalités numériques
Les inégalités numériques ne concernent plus seulement l’accès aux infrastructures ; dorénavant, elles se déclinent surtout selon les nouveaux visages de la littératie. En effet, selon leur genre ou leur milieu d’origine, les personnes n’ont pas toutes les mêmes occasions de développer leur capacité à dépasser les usages ludiques ou de consommation du numérique.
Les inégalités qui concernent l’accès aux appareils et à Internet se résorberont sans doute à la longue, mais elles demeureront un obstacle pour la partie la plus fragile de la population. Il faut donc notamment reconnaître que l’accès à une connexion Internet de qualité est devenu un besoin éducatif et s’assurer de combler ce besoin. Par ailleurs, les inégalités d’usage persisteront si l’éducation au numérique n’est pas sérieusement prise en considération par le système scolaire. Elles seront liées à la réflexion plus ou moins importante qui sera conduite à l’intérieur d’un projet éducatif : le temps consacré au numérique en classe doit être bien investi pour des apprentissages en profondeur et non des usages superficiels.

Substituer des moyens nouveaux aux anciens – comme remplacer un cahier d’exercices par un exerciseur
– n’amène pas automatiquement de changement de pratique ni de résultats.
Les consultations et les travaux menés pour produire ce rapport montrent que la diffusion d’un cadre de référence décrivant les éléments de la compétence numérique (Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, 2019) est insuffisante pour permettre le développement optimal de la compétence en question. Sans exigences formelles et sans ancrages dans les curriculums, sans évaluation de la littératie
numérique, sans les ressources humaines, matérielles et financières requises pour soutenir la démarche de mise en œuvre dans les programmes, et sans la reconnaissance de ce que cette responsabilité signifie dans la tâche du personnel enseignant, l’implantation de ce cadre sera à géométrie variable et les iniquités demeureront.

Surtout, il faut éviter de donner l’impression que l’introduction d’un cours d’informatique, de robotique ou de programmation – confié à une seule personne – est une façon adéquate de développer toutes les dimensions de la compétence numérique. C’est le design des cours de l’ensemble des matières qui doit être revu, une responsabilité partagée par le personnel enseignant, la direction, le personnel
technopédagogique ainsi que d’autres spécialistes comme les bibliothécaires.

 

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