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03.06.06 - L’opinion des professeurs d’école en ZEP

3 juin 2006 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait du site « VousNousIls », le 02.06.06 : Une enquête de la DEP sur les professeurs des écoles

La Direction de l’évaluation et de la prospective (DEP) publie une enquête sur les professeurs des écoles.

Selon ces statistiques, 94% des enseignants de maternelle et 76 % des enseignants en primaire sont des femmes. En revanche, la fonction de directeurs d’écoles (qui concerne un enseignant de premier degré sur cinq) attire majoritairement les hommes.

La DEP constate que le niveau de diplôme des enseignants du premier degré ne varie pas par rapport à 2004 : 25% possèdent le bac, 18% un diplôme bac+2, 40% une licence et 16% un diplôme supérieur à bac+3. Ces enseignants déclarent avoir un passé scolaire "de bons élèves" à 54% et de "très bons élèves" à 18%.

Interrogés sur les programmes du concours de recrutement des professeurs des écoles, les enseignants du premier degré émettent des avis partagés. Ainsi 41% d’entre eux estiment que les connaissances et compétences à acquérir ne sont pas en phase avec le métier. La formation à l’IUFM est même sévèrement critiquée puisque les enseignants la qualifient "d’insuffisante ou très insuffisante".

Les enseignants pointent en priorité le manque de conseils pour gérer les situations difficiles, le manque d’échanges avec les enseignants en poste et le manque d’analyses de pratique professionnelle.

Sources :

- Le document

- L’agence de presse AEF

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 1er extrait

Un regard « pragmatique » sur les formations utiles dans la pratique professionnelle au quotidien

À la sortie de l’IUFM, seulement quatre enseignants sur dix disent avoir été informés de la possibilité de compléter leur formation initiale par de la formation continue. Parmi eux, un peu plus de un sur deux a demandé à suivre une formation destinée à compléter ses connaissances et les trois quarts l’ont obtenue.

Les enseignants en ZEP sont six sur dix à l’avoir demandée, et près de neuf sur dix à l’avoir obtenue.
L’enquête entendait avant tout analyser le regard que les enseignants portaient sur les domaines proposés en formation initiale dans les IUFM, classés suivant leur degré d’utilité et en premier lieu avec la gestion quotidienne de la classe.

Parmi ces formations initiales, les enseignants ont considéré comme les plus utiles dans la pratique au quotidien « la conduite de la classe » (42 %), « apprendre à lire » (le plus utile pour 38 %), particulièrement ceux de ZEP : 42 %), « la construction d’une situation d’apprentissage » (21 %), « les savoirs disciplinaires » (17 %) et enfin« la responsabilité de l’enseignant » (8 %).

Dans une seconde liste de formations proposées, « la maîtrise de la langue française » est jugée comme la plus utile pour la pratique professionnelle au quotidien par près d’un enseignant sur deux, « la prise en compte de la diversité des élèves » par plus d’un sur trois, « l’utilisation des ressources et de la documentation » par un sur sept et « l’analyse des pratiques professionnelles » par un sur dix.

La culture professionnelle, une priorité différente suivant les contextes d’école

En ce qui concerne l’utilité des formations pour la culture professionnelle, le classement opéré par les enseignants traduit à la fois leur souhait d’approfondir des connaissances liées à leur public scolaire et l’enseignement qui lui est dévolu. Les « connaissances en sciences humaines » sont créditées du plus fort capital d’utilité par 34 % des enseignants, « apprendre à lire » par 30 %, « la conduite de la classe » par 26 % et « les savoirs disciplinaires » par 24%.Le classement propre aux enseignants
de ZEP révèle une approche encore plus pragmatique puisque « les savoirs disciplinaires » et« apprendre à lire » leur apparaissent plus utiles (respectivement 32 % et 29 %, contre 22 % et 12 % hors ZEP) que « les connaissances en sciences humaines » (27 % contre 35 % hors ZEP).

Dans une seconde liste de formations à classer selon leur utilité pour la culture professionnelle, là encore le classement des enseignants révèle leur pragmatisme généré par les difficultés quotidiennes comme« la maîtrise de la langue française » formation jugée la plus utile par 36 % des enseignants et « l’utilisation des ressources et de la documentation » par 24 %.

Sensibilisés à des contextes d’école un peu différents, les enseignants de ZEP créditent« la prise en compte de la diversité des élèves » du plus fort degré d’utilité (31 % contre 26 % hors ZEP) ainsi que « les apports de la recherche » (24%contre 19 % hors ZEP).

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 Deuxième extrait

Des formations à la carte au bon moment

Les enseignants ont des besoins de formation qui dépendent de la période de leur cursus professionnel. Ainsi, avant le concours d’enseignement, il semblerait extrêmement utile à 48 % des enseignants de suivre une formation sur « la psychologie de l’enfant », formation qui devance« la connaissance des différents cycles et degrés de l’enseignement » (39 %), « la difficulté scolaire » (20 %) et« la connaissance de la diversité des publics scolaires » (15 %), ce qui semble pointer les lacunes qu’ils ont pu ressentir au moment de passer le concours, ou de s’engager véritablement dans l’exercice de leur métier.

Pour le début de carrière, ce sont des formations plus « utilitaires » comme « la psychologie de l’enfant » (34 %), « la difficulté scolaire » (31 %), « la connaissance des différents cycles et degrés de l’enseignement » (29%),« la pose de la voix et l’attitude corporelle dans la classe » (28 %),« l’évaluation » (25 %), qui sont jugées les plus utiles et aussi fortement citées, et peuvent rappeler aux enseignants les difficultés qu’ils ont eues à surmonter lors de leurs premières années de vie professionnelle.

En cours de carrière, les enseignants désignent comme les plus utiles des formations récurrentes comme « l’évaluation » (31 %), « la difficulté scolaire » (30 %), et encore « la psychologie de l’enfant » (29 %). D’autres formations émergent, sans doute révélatrices de problèmes ou de sensibilisations particulières allant de pair avec l’expérience professionnelle, comme « l’école face à l’illettrisme » (35%en ZEP et 22%ailleurs), « la remédiation » (16 %) ou « la prévention de la maltraitance » jugée très utile par seulement 10 % des enseignants hors ZEP mais par 20 % en ZEP.

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 Troisième extrait

Majoritairement satisfaits malgré un métier difficile

L’expression de la satisfaction professionnelle au regard de l’exercice du métier ne faiblit pas : 89 % en 2005, contre 90 % en 2000 et 2004, et 88 % en 2001. La part des enseignants très satisfaits baisse cependant, de 29 % en 2000 à 23 % en 2005.

Ces enseignants sont plutôt des hommes (26 % de très satisfaits contre 22 % de femmes), des enseignants de ZEP (29 % contre 21 % hors ZEP), des enseignants formés à l’IUFM après avoir enseigné (28 % contre 20 % formés à l’IUFM juste après le concours), des enseignants débutants ou en fin de carrière (27 % contre 18 % en milieu de carrière).

(...)

Le contact avec les enfants, valeur refuge du métier

Devant la vision volontiers médiatisée, voire déformée, de la difficulté des publics et contextes scolaires, les enseignants affirment avec une conviction encore plus nette qu’en 2004, à quel point « le contact avec
les enfants » constitue la première source de satisfaction du métier : à 84 % contre 69 % en 2004, sur la base de trois choix, et 58 % en premier choix contre 37 % en 2004.

Ce résultat reste vrai quels que soient l’ancienneté et la formation des enseignants. Il varie quelque peu suivant le type d’école, un peu plus affirmé en maternelle (64 %) qu’en élémentaire (56 %), et reste plus prononcé chez les femmes (61 %) que chez les hommes (46 %) qui avancent davantage « la transmission des savoirs » comme source de satisfaction.

En revanche, à la question « vous sentez-vous personnellement concernés par ce malaise », seulement 54%des enseignants répondent par l’affirmative en 2005 contre 63 %en 2004. Les enseignants de moins de 32 ans se sentent moins concernés (38 %) que les 41-48 ans (65 %), et les enseignants de ZEP un peu moins que les autres (48 % contre 54 %). Comme pour la satisfaction, il est difficile de savoir si cette évolution annonce un changement durable de tendance.

Encore plus fortement qu’en 2004, les principales causes de ce sentiment de malaise seraient, sur la base du cumul de trois choix, « la non-prise en compte des difficultés concrètes du métier » (72%contre 68 %en 2004). Les enseignants de ZEP la ressentent plus fortement que les autres (77 %) alors que le sentiment d’une « dégradation de l’image des enseignants dans la société » les atteint moins (52 %) que ceux de hors ZEP (60 %), à la fois, sans doute, à cause d’un sentiment d’utilité plus fort mais aussi de l’enthousiasme de leur âge et en dépit d’une augmentation du sentiment général d’une dégradation en 2005 (59 % contre 50 % en 2004). Le « sentiment d’impuissance face à l’idéal de réussite de tous »
est stable par rapport à 2004 et éprouvé indépendamment du contexte de zones ou non prioritaires.

(...)

Nota : il est conseillé de lire le document entièrement

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