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Quel rôle pour les coordonnateurs dans la réforme des ZEP ?

25 septembre 2006 Version imprimable de cet article Version imprimable

Des échos venus de plusieurs académies et confirmés par des messages récents (qui ont été recopiés ci-dessous) sur le dernier forum "Application de la réforme" font état de diminutions horaires des décharges accordées aux coordonnateurs, par exemple le passage de postes à temps plein à des postes à mi-temps.

Par ailleurs la circulaire du 30 mars 2006 indique que dans les RAR le coordonnateur devient secrétaire du comité exécutif.

Les autres fonctions des coordonnateurs définies par la Lettre de mission de 2003 seraient-elles remises en cause dans certains endroits ?

Qu’en est-il dans votre académie ?

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10 Messages de forum

  • A mon avis, pour que les coordonnateurs soient véritablement reconnus en interne et par nos partenaires, il faudrait que ce poste soit accessible par concours, avec une formation à la clef.

    SH

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    • D’accord.

      Donc il faut des postes fixes inscrits dans le documents de carte scolaire et assurés pour plusieurs années (on voit trop de bricolages administratifs pour ces postes de coordos)

      Donc il faut établir un programme de formation, constituer un corps de formateurs de coordos, trouver une institution capable de bâtir ces formations (Centre Alain Savary de l’INRP ? l’ESEN ? une université ? La DIV ou l’ANCSEC ?).

      Donc il faut un concours avec un programme, des modalités de passation, un jury partenarial issu de l’Education nationale mais aussi des Affaires sociales et d’autres départements ministériels.

      Donc il faut inscrire cette nouvelle catégorie dans une progression de carrière : d’où viendront ces coordos ? Où iront-ils ensuite, après dix ans de coordination ? Chefs d’établissements ? IEN ? Conseillers pédagogiques ? Chefs de projets DSU ?

      Le seul mot "concours" dans votre message pose beaucoup de questions. En revanche, la reconnaissance interne et partenariale existe déjà ici et là, il suffit de la systématiser, les formations existent aussi un peu déjà, il suffit de les étendre et de les enrichir.

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  • J’étais l’an dernier coordonnatrice de deux REP et me voici cette année secrétaire d’un comité exécutif à plein temps.
    Coté positif, je ferai ressortir que le fait d’être à plein temps sur un seul réseau me permet de faire un travail de bien meilleure qualité. Je peux vraiment prendre le temps de rencontrer les directeurs, mais surtout les collègues devant élèves. connaissant mieux leurs projets, je peux mieux réfléchir à la cohérence de l’ensemble.
    Coté négatif, les moyens supplémentaires affectés au EP1 ne me paraissent pas très adaptés, au moins en ce qui concerne les assistants pédagogiques. Leur recrutement, la conception de leurs missions et la réalisation de leurs emplois du temps représentent une charge de travail énorme pour le principal, son adjointe et moi même (puisque notre ien ne s’en préoccupe que de très loin ; Elle sait au moins qu’ils existent, ce qui est une avancée dans notre cas !). De plus cela pose un problème de fond : alors que nous manquons de personnels formés sur des postes spécialisés, alors que tous les directeurs ne sont pas totalement déchargés (s’ils l’étaient tous, surtout en maternelle, cela permettrait des concertations au complet) on nous envoie sur le terrain des gens non qualifiés et sous payés : chez nous, on trouve des contrats d’avenir en appui sur des clis, et les assistants pédagogiques prennent forcément du temps aux enseignants car ils ne peuvent pas improviser leurs interventions. J’ai l’impression qu’on arrive à l’idée qu’en fait n’importe qui peut faire n’importe quoi, et cela amène à mes yeux une dégradation du métier d’enseignant.

    une secrétaire rar(e) !

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  • je me pose une question simple : que devient l’éducation prioritaire sans les coordonnateurs ? postes non pourvus, postes disparus, passage de temps plein à mi-temps qui devient la règle ... n’est-on pas en train d’assister à une mise en touche voire à une disparition qui ne se dit pas ? en toute discrétion....

    Il me semblait pourtant qu’éducation prioritaire rimait avec cohérence des actions, évaluation, suivi, accompagnement, partenariat et territoire ...tâches qui nécessitaient bien une personne pour oeuvrer à tout ça.. or il semble que le coordonnateur d’indispensable qu’il était soit devenu inutile voire gênant ... redéfinir ses missions, ne pas le laisser désespérement seul face à ce travail de titan certainement ... mais le supprimer même en douceur ?

    Quelle idée de l’éducation prioritaire, quelles évolutions de notre système éducatif se cachent derrière ce danger de disparition ?

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    • J’ai tiré la sonnette d’alarme dès février dernier mais les coordos sont une minorité qui va avoir beaucoup de mal à être entendue ! Que faire ?

      L’OZP pourrait elle être un lieu de réaffirmation de l’importance de ces missions par l’organisation de rencontres, la diffusion de témoignages ? Quitte à se rendre compte que les nouveaux dispositifs peuvent se passer de ces postes ... après tout ! mais pas en catiminie aux allures de restrictions budgétaires, avec argumentations pédagogiques et sociales efficaces !

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      • j’étais coordonnatrice, je suis secrétaire

        Hier mon IEN avait une coordonnatrice pour les relations interdegrés et tous les partenariats, aujourd’hui un chef d’"entreprise-établissement" a une secrétaire de plus. Cela fait bien dans le tableau. Il est plus puissant. On me trouvera bien un petit coin de bureau. Pas encore trouvé en 2 semaines mais il faut garder espoir. Finie la coordination (c’est mon chef) ni les partenariats (c’est mon chef). Il m’a dit que j’étais secrétaire du RAR et que ces questions étaient hautement politiques. C’est vrai qu’avant ça tournait dans la bonne humeur et que ça c’est suspect pour la politique. J’espère qu’il y a une décoration avec (mais aussi une chaise).

        Si j’avais su que la réforme des ZEP amenait les coordos à devenir des secrétaires j’aurais repris mon CM1

        Le métier de secrétaire est utile, c’est un beau métier et mes collègues secrétaires qui aiment leur métier sont gentilles. Ne voyez pas d’attaques contre les secrétaires mais je n’avais pas choisi de faire ce travail.

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        • J’était coordonnateur.... je suis secrétaire (.....général ?)

          C’est qui ton chef ?
          Il n’y a plus un (le chef d’établissement du collège) ou deux responsables (le chef d’établissement et l’inspecteur de la circonscription) comme c’était le cas dans ma ZEP, mais un comité exécutif dans lequel les directeurs d’école sont entrés.... et ça fait une sacré différence ! (lisez bien le BO ! après à chacun d’investir son nouveau champ d’action....en ramenant chacun à sa juste place)

          Je continue à être garant de la circulation de l’information sur la ZEP (heu, dans le Réseau).
          Je suis au service d’un dispositif qui n’est plus dans les mains de deux responsables/chefs mais bien d’un collectif de travail qui est constitué de l’ensemble des établissements scolaires.

          J’approuve la nouvelle orientation ... plus de pédagogique. Mais dans le même temps j’ai peur d’une relégation des partenaires associatifs - réels acteurs de terrain - au bénéfice de partenariats-bidons : quand on appelle "excellence" un "grand" nom qui en jette - vous savez les "grandes" écoles - ... mais, pour l’instant, ça n’épate que les médias et les couloirs de notre administration (je me régale à l’avance du moment où je - ou un autre - leur demanderai ce qu’elles pensent avoir apporté, par leur travail, aux élèves du RAR !).

          Continuons à travailler le mieux possible.
          Et restons vigilants et (im)pertinents pour rechercher le mieux pour plus de réussite - réelle - pour les élèves.

          Stéphane Tabourin
          ex instituteur et coordonnateur ZEP,
          aujourd’hui instituteur et secrétaire (barbu) de comité exécutif de RAR.

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          • La chasse aux postes déchargés décriptée par le "café pédagogique" de ce jour et les circulaires sur les CUCS mises en lumière par le site OZP confirment la tendance : retour des enseignants face aux élèves, les employés territoriaux se chargeront du lien. Sauf que d’un fonctionnaire public on passe à un fonctionnaire dépendant du politique. Et on voit bien avec le sors réservé à Roland Goigoux ce que cela induit !

            Autre signe alarmant : Dans notre académie, le projet RAR ne sera signé que entre l’IA et le principal du collège. L’engagement du premier degré disparait complètement par rapport au contrat de réussite. La notion de territoire, de réseau, avec son nécessaire coordonnateur s’éloigne à nouveau (rapellons nous que le premier texte en janvier 2006 parlait de "collège" ambition réussite).

            Au quotidien, ce qui change vraiment pour moi, c’est l’obligation de faire des compte rendus écrits de chaque réunion, et ça, je ne sais pas faire : animer et prendre des notes correctes en même temps !

            Mais c’est pas vraiment grave. Ce qui est plus grave, c’est quand l’IA téléphone personnellement à la coordinatrice du PRE pour s’inquièter du fait que ce soit moi qui lui porte directement des conventions impliquant les enseignants : ce n’est plus mon travail de transmettre à notre hierarchie...

            Par contre, si j’adhère au dispositif coup de pouce aux devoirs du soir pour les enfants "repérés", je n’aurais pas le droit aux vacations PRE comme mes collègues, car moi, c’est mon boulot. D’ailleurs, il serait bon que je réflechisse comment tout assumer, celà serait économique pour le PRE et bon pour l’image de l’Education Nationale dans le PRE !!! ...

            A qui faut il s’adresser pour faire étudier ses droits à la retraite ?

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      • Dans l’académie de Montpellier je ne pense pas qu’il y ait réduction du nombre de coordos ni diminution de leur temps de travail pour la ZEP

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