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31.08.07 - Un bilan de la réforme de la carte scolaire en Seine-Saint-Denis

31 août 2007 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait de « 20 minutes » du 31.08.07 : La Seine-Saint-Denis défend son melting-pot

Avec ses 35,4 % de collégiens boursiers et ses disparités entre quartiers pavillonnaires et cités HLM, la Seine-Saint-Denis est un territoire test pour cette réforme. Le privé, où sont scolarisés près de 15 % des collégiens de sixième, y est devenu « le système principal d’évitement », selon Guy Trésallet, secrétaire départemental du syndicat d’enseignants FSU. Le recteur n’a pas voulu stigmatiser en publiant un « hit-parade » des collèges et lycées les plus demandés et de ceux les plus fuis, mais il affirme que cette réforme « donne des informations sur les établissements les moins attractifs, où l’on va travailler les projets pédagogiques ».

« Ce qui nous a interpellé, c’est que la majorité des demandes concernait un rapprochement, c’est-à-dire visait à corriger un découpage administratif parfois illogique », estime le secrétaire général de la FCPE du département, Jean-Marc Minetto. Autre limite de la réforme, un afflux de demandes pour quelques établissements prestigieux, qui n’ont pu obtenir satisfaction. Selon la FCPE, une centaine de demandes s’est concentrée sur le lycée Schweitzer du Raincy (93), commune privilégiée située à proximité des cités de Clichy-sous-Bois et Montfermeil.

Même le très sarkozyste député-maire du Raincy, Eric Raoult, défend l’actuel découpage administratif de la carte scolaire : « Ce lycée accueille plus d’une moitié d’élèves venant de Montfermeil, ce qui assure une certaine mixité sociale. Or, si l’on donne la liberté de choix totale aux parents, on recréera des ghettos », craint-il.
Très mobilisé sur le sujet, le conseil général, suivi par la FCPE et des syndicats d’enseignants, lance cette semaine un appel au gouvernement « pour défendre la carte scolaire » et dénoncer « les coupes budgétaires qui empêchent les élèves de la Seine-Saint-Denis d’avoir les mêmes chances de réussite que les autres », selon Hervé Bramy, président (PCF) du département.

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