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Thèse. Comment l’amour de l’art vient aux enfants : ethnographie des dispositifs, pratiques et acteurs de la « démocratisation culturelle » entre École primaire et musée d’art, par Claire Desmitt (Université de Lille, 2019)

23 avril Version imprimable de cet article Version imprimable

Comment l’amour de l’art vient aux enfants : ethnographie des dispositifs, pratiques et acteurs de la « démocratisation culturelle » entre École primaire et musée d’art

Auteur(s) : DESMITT Claire

Date de soutenance : 2019

Thèse délivrée par : Université de Lille

Section(s) CNU : section 70 : Sciences de l’éducation

Sous la direction de : Patricia CHAMPY-REMOUSSENARD & Ugo PALHETA

Jury de thèse : Anne Barrère ; Stéphane Bonnéry ; Philippe Coulangeon ; Muriel Darmon ; Maria Pagoni-Andréani ; Patricia Champy-Remoussenard ; Ugo Palheta,

 

Résumé
Se fondant sur les apports des Sciences de l’éducation et de la sociologie de la culture, de l’éducation, de l’enfance, de l’action publique et de la socialisation, cette thèse cherche à montrer comment se construisent précocement les dispositions des enfants vis-à-vis des « mondes de l’art », pour parler comme Howard Becker, ou autrement dit comment l’ « amour de l’art » vient (ou non) aux individus, et ce dès
l’enfance. Nous cherchons en particulier à répondre aux questions suivantes : comment peut s’imposer très tôt un arbitraire culturel et des catégories de perception et d’appréciation comme celles d’ « art », d’« œuvre d’art », de « culture » ou d’ « artiste » ? Comment façonne-t-on, dès l’enfance, des êtres sociaux ayant incorporé les attitudes et habitudes, les dispositions mentales et comportementales, associées au discours dominant du prosélytisme culturel ? Comment parvient-on à imposer des modes d’appropriation légitimes des biens culturels ? Comment différentes catégories d’agents de socialisation s’approprient-elles ces normes et comment contribuent-elles à l’entreprise d’inculcation d’un rapport de déférence à l’art ? Et comment peuvent émerger des espaces de résistance à l’ordre culturel, tant du côté des agents socialisés que des agents de socialisation ? Pour explorer ces questions, nous nous appuyons sur une série d’enquêtes ethnographiques menées dans trois musées d’art et plusieurs écoles primaires, articulant observation directe et entretiens, permettant de décrire et d’analyser des dispositifs (non seulement les
lois, les institutions mais aussi, dans une perspective foucaldienne, les règles, les discours ou encore les aménagements architecturaux), des acteurs (institutions nationales et supranationales, agents muséaux et de l’Éducation nationale, personnel politique, parents) et des pratiques socialisatrices (dans le cadre des musées d’art en particulier, en lien avec l’institution scolaire et les familles). Cela nous amène à reposer la question de la « démocratisation culturelle », en tant que catégorie d’action publique, dans un contexte scolaire marqué par l’injonction à développer l’éducation à et par l’art, et dans un contexte économique où les institutions et les biens culturels occupent une place importante dans la production de richesses.

Extrait de acrchives-ouvertes.fr

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