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Des témoignages sur les 9 journées de décharge pour les enseignants du 1er degré dans les REP+ (Fenêtres sur cours)

14 juin 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

Fenêtres sur cours, n° 425, 7 juin 2016

[Extrait p. 18]
Journées REP+ : avec le temps…

Un an après la mise en place de l’allègement des services des enseignants de REP+, le point sur cette mesure qui pourrait préfigurer de nouvelles façons de travailler à l’école.

« Une reconnaissance du travail
des enseignants en Éducation prioritaire »

Neuf journées de décharge de classe pour les enseignants de REP+. Au-delà de l’ouverture de postes de maître supplémentaire et de l’accueil des enfants de moins de trois ans, cette mesure de reconnaissance du travail spécifique
des enseignants de REP + était attendue (voir
ci-dessous).
À Marseille, ces journées ont trois fonctions. « Un tiers pour la formation, un tiers pour la concertation, un tiers pour le travail en direction des partenaires », raconte Frédéric, directeur
d’école. Un travail intéressant quand il permet les
observations croisées dans les classes de collègues
ou une réflexion sur le partenariat, mais qui l’est
moins quand les problématiques traitées ne sont
pas spécifiques au travail du REP+.

Une organisation complexe
Pour Marc, enseignant à Lormont en Gironde, ces
journées sont « un vrai plus quand elles sont centrées
sur le travail de l’équipe » mais il regrette
lui aussi les thèmes trop souvent imposés par
l’IEN ou les contenus trop institutionnels. La
place de ces journées dans l’année et le mode
de remplacement sont aussi importants. Les
remplacements sont encore bien aléatoires chez
Marc. Pas toute l’équipe ce qui empêche le travail
collectif, pas toujours les mêmes remplaçants,
ce qui complique le travail en classe. C’est mieux
chez Frédéric car une année de préfiguration a
permis de rôder le système. L’ensemble d’un
cycle peut être remplacé en même temps et le
calendrier est à peu près stabilisé. Mais les
contraintes sont nombreuses et le système complexe
à mettre en oeuvre. Il prend d’ailleurs beaucoup
de temps aux équipes de circonscription
et aux coordonnateurs qui préfèreraient se
consacrer davantage à l’accompagnement des
équipes. Cette proximité fait défaut et produit
un pilotage jugé encore assez bureaucratique et
hiérarchique, même si la volonté de travail commun
est sensible. Des journées qui changent le
travail, relancent les équipes, mais dont le
contenu et les modalités doivent être affinés.

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adaptés. ALEXIS BISSERKINE

Extrait de Fenetres-sur-Cours, n° 425 du 07.06.16 : Fenêtres sur cours

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