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- L’accès à l’enseignement supérieur (Ifé, kadekol) - Parcoursup, sujet clivant de la campagne présidentielle (Le Monde)

24 janvier

L’accès à l’enseignement supérieur
ÇA MANQUE PAS D’R : épisode 40 (20/01/2022)

Avec les réformes récentes, tant du côté de l’enseignement scolaire avec la réforme du baccalauréat à la rentrée 2019, que du côté de l’enseignement supérieur avec la loi ORE (loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants) de mars 2018, sans parler de la mise en place d’outils comme Parcoursup, la question de l’accès à l’enseignement supérieur est devenu une préoccupation partagée, pour ne pas dire une question sensible, pour tous les acteurs impliqués, des professionnels aux parents d’élèves. D’autant que ces réformes se situent dans un contexte déjà tendu, où se retrouvent à la fois les enjeux de la massification de l’enseignement supérieur – avec en perspective une France de près de trois millions d’étudiants à l’horizon 2030, et de la saturation croissante de certaines formations. Sans parler de l’impact de la crise sanitaire sur la mise en oeuvre des réformes du lycée et portant sur l’enseignement supérieur et la recherche. Cette tension conduit, comme l’écrit le rapport récent de l’IGESR sur l’orientation, "à remettre en cause la frontière traditionnellement admise entre des filières sélectionnant les étudiants sur dossier et les formations universitaires ouvertes de plein droit aux bacheliers." (p.20)

Pour aborder l’ensemble de ces questions, nous avons le plaisir de recevoir deux chercheurs, éminents spécialistes de cette question. Tout d’abord, Leïla Frouillou, maîtresse de conférence en sociologie à l’université Paris Nanterre qui participe actuellement à une enquête sur Parcoursup et ses effets sur les parcours des étudiants, auteure avec Marie-Paule Couto et Fanny Bugeja-Bloch d’un article récent dans la revue Agora sur cette question. Et Mathias Millet, sociologue, professeur à l’Université de Tours, qui a coordonné avec Stéphane Beaud en 2021 L’université, pour quoi faire ? Dans la collection “La vie des idées” aux PUF.

Extrait de ife.ens-lyon.fr du 20.01.22

 

Parcoursup, sujet clivant de la campagne présidentielle
Alors que commencent les inscriptions, jeudi 20 janvier, sur la plate-forme d’affectation dans l’enseignement supérieur, tour d’horizon des positions des candidats sur ce dispositif qui génère beaucoup d’angoisse chez les lycéens.

Les regards se braquent sur Parcoursup, à l’heure où s’ouvre, jeudi 20 janvier, la phase d’inscription des lycéens qui, ensuite, formuleront leurs choix de filières dans l’enseignement supérieur. Parmi les candidats à l’élection présidentielle d’avril 2022, certains voient dans cette plate-forme créée au début du quinquennat soit un total repoussoir, soit un bon outil, encore perfectible.

Dans son discours aux présidents d’université, lors du congrès de France Universités, le 13 janvier, le probable candidat à sa propre succession Emmanuel Macron a salué en Parcoursup une « formidable réussite », tout en concédant la persistance d’une marge d’amélioration. Le sujet de l’orientation postbac n’est « pas complètement traité » et nécessite « un travail de clarification, d’orientation de terrain, de simplification ». « On laisse parfois des familles bien démunies quand il s’agit d’entrer [les choix de filières] dans l’application », a-t-il souligné, déplorant des lacunes quant au « lien entre le lycée et l’université ».

[...] La candidate du parti Les Républicains (LR), Valérie Pécresse, souligne aussi des failles, « sans pour autant remettre en cause l’existence de la plate-forme, qui est un outil », explique son conseiller, Max Brisson, sénateur des Pyrénées-Atlantiques.

[...] A gauche, les candidats se prononcent largement pour la suppression de Parcoursup, sans toutefois détailler concrètement par quoi ils remplaceraient la plate-forme.

[...] A l’extrême droite, Eric Zemmour, candidat de Reconquête !, estime que « le vrai problème n’est pas Parcoursup, mais la qualité des dossiers » des lycéens. « Ces dossiers sont illisibles, relate le pôle éducation de son équipe de campagne. Pour les rendre lisibles, il faut cesser les notes de complaisance, artificiellement gonflées, et s’intéresser aux seules notes obtenues dans les matières qui participent à la transmission des savoirs. » Exit, les encarts où le lycéen peut faire valoir son engagement associatif et citoyen, « qui ont pris aux yeux de certains enseignants une importance démesurée ».

Extrait de lemonde.fr du20.01.22

 

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