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Pap Ndiaye, ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse : les réactions syndicales (Le Café, ToutEduc)

23 mai

Additif du 23.05.22

Benoît Teste : " On ne va pas se laisser conter par la stratégie actuelle qui vise à désamorcer le vote enseignant"
La personnalité de Pap Ndiaye va t-elle changer les relations entre le ministre et les personnels ? Secrétaire général du premier syndicat de l’Education, Benoît Teste manifeste son admiration pour la personne de Pap Ndiaye et sa volonté de reprendre un dialogue cassé par JM Blanquer. Pour autant il rappelle que les législatives peuvent changer le ministre et que la nomination de Pap Ndiaye est avant tout une manoeuvre politique.

La nomination de Pap Ndiaye a t-elle été une surprise pour vous ? Comment expliquez vous ce choix ?

Cela a été une grande surprise. D’autres noms de personnes proches d’E Macron ont circulé. Sa nomination est un symbole très fort d’une sorte d’anti blanquérisme sur les questions de la lutte contre les discriminations et le racisme. Par contre on ne connait pas avec quels projets il arrive au ministère. Il n’a pas pour l’instant développé ce qu’il souhaite faire.

Mais on peut penser qu’il vient appliquer la politique voulue par E Macron, que nous jugeons négativement. Comme par exemple lier la revalorisation à des contreparties. Nous sommes dans l’attente de savoir ce que sa nomination signifie et s’il y a réorientation de la politique éducative.

On lisait Pap Ndiaye comme historien. Nous étions en lien avec lui intellectuellement. C’est une personnalité qui compte, particulièrement intéressante par sa grande intelligence et sa grande finesse sur des questions comme les discriminations. Sur ces questions c’est une sorte d’anti Blanquer. Le précédent ministre hystérisait le débat. Au contraire, Pap Ndiaye manie ces questions avec finesse et intelligence.

Pap Ndiaye a marqué , dès son premier discours, son choix du dialogue. Etes vous prêt ?

On est prêt. On va poser nos sujets. Mais on l’aurait aussi été avec le ministre précédent. On attend une plus grande ouverture au dialogue et une capacité à mener des débats sans hystérisation. On souhaite un dialogue plus franc et plus serein. Mais il ne faut pas cacher que le projet présidentiel pour l’Ecole remet en cause de nombreux points sur le statut des personnels. On attendra donc de voir le contenu de ce dialogue.

Il faut le rappeler : on est dans une période particulière, à 3 semaines des législatives. On espère dialoguer avec Pap Ndiaye. Mais il y a aussi une élection qui doit déterminer la majorité parlementaire et donc l’orientation du gouvernement.

Quels sujets sont prioritaires ?

La revalorisation. On voit l’éducation prendre l’eau avec une crise du recrutement sans précédent. On craint beaucoup pour la rentrée prochaine. C’est le moment d’échanger sur les urgences : prendre en compte immédiatement les listes complémentaires, maintenir en emploi les contractuels par exemple.

Vous allez demander des mesures d’apaisement pour les poursuites lancées par le ministre précédent ?

Bien sur. Vouloir tout controler, désigner comme wokistes des enseignants qui usent seulement de leur liberté pédagogique, c’était structurel dans la politique de JM Blanquer. On attend du nouveau ministre qu’il envoie des signaux là dessus. Il ne s’agit pas de tout remettre en cause mais de montrer que le calme revient dans certains cas emblématiques. On attend ce calme dans les questions de discrimination. Ce qui s’est passé à Saint-Denis (la mutation forcée de 6 enseignants de l’école Pasteur NDLR) c’est typiquement de l’hystérisation. On a monté en épingle une situation d’autonomie pédagogique qui se faisait dans le respect des textes avec une volonté de reprise en main. On a fait de ces enseignants de dangereux gauchistes en donnant raison à l’extrême droite. On attend de Pap Ndiaye qu’il prenne des décisions là dessus. Il y aussi le cas des CPE déplacés à Nantes.

Un mot sur les 5 années de JM Blanquer ?

Ouf ! Cette période a été douloureuse. Une période d’autoritarisme, de difficulté à dialoguer dans un ministère qui a besoin de calme et de sérénité. Il peut y avoir désaccord entre nous et le ministre. Mais JM Blanquer ajoutait une façon de mépriser ses interlocuteurs dès lors qu’ils ne pensaient pas comme lui qui a envenimé les choses. Le gouvernement actuel ne doit pas penser que la page est tournée. JM Blanquer a été soutenu y compris dans sa volonté de cliver sur les questions d’identité et de racisme car à un moment cela a correspondu à la volonté d’E Macron de fracturer la gauche. On ne va pas se laisser conter par la stratégie actuelle qui vise à désamorcer le vote enseignant. Il y a une forme de cynisme là dedans.

Propos recueillis par François Jarraud

Extrait de cafepedagogique.net du 23.05.22

 

Pap Ndiaye et JM Blanquer : Rupture ou continuité ?
Quand un ministre s’en va il vante son bilan. Quand il arrive il salue les enseignants. Tout cela, JM Blanquer et Pap Ndiaye l’ont fait le 20 mai lors de la cérémonie de passation de pouvoirs. Mais les deux hommes se sont aussi affrontés à fleuret très moucheté sur le thème de la continuité. De leur coté, les syndicats posent dès maintenant leurs exigences en attendant d’entamer un dialogue que le nouveau ministre a promis.

JM Blanquer ne lâche rien
"Oui il y a eu un progrès. Oui les enfants ont progressé en français et en maths". Ce dernier jour de son long ministère, JM Blanquer continue à répéter des éléments de langage qui ne l’ont pas aidé à garder son poste. Mais l’essentiel de son discours va porter sur ce qui semble le séparer de son successeur. "L’école républicaine c’est la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité. Et nous avons voulu faire valoir cela avec des initiatives que je sais que vous partagez, avec le conseil des sages de la laïcité, les équipes laïcité... Certains veulent souligner que chaque appartenance serait plus importante que la république. C’est l’inverse", dit JM Blanquer à son successeur, pionnier des Black Studies en France. "Je sais, et nous en avons parlé, il y aura des continuités et même des mesures d’approfondissement sur ces sujets", affirme t-il. JM Blanquer en appelle à S Paty. "Il y a eu un événement dramatique pour cette maison : l’assassinat de S Paty. Il nous oblige à une vigilance sur nos valeurs et cette vigilance vous en êtes maintenant le garant".

Pap Ndiaye promet le dialogue

Pap Ndiaye anticipe. "J’ai une pensée pour un collègue historien, Samuel Paty, dont l’exemple et la mémoire sont gravés dans nos esprits", dit P Ndiaye en commençant son discours. "Mes premières pensées vont vers le monde des enseignants qui est le mien depuis toujours. Je suis un pur produit de la méritocratie républicaine dont l’école est le pilier". Mais Pap Ndiaye ajoute : "Je suis aussi le symbole de la diversité. Je n’en tire nulle fierté mais plutôt le sens des responsabilités".

Arrive le moment d’annoncer sa politique. P Ndiaye évoque "la consolidation des savoirs fondamentaux, l’égalité des chances , l’adaptation aussi nécessaire de l’école aux bouleversements des économies et des sociétés". Il termine son discours en promettant que "le dialogue avec toute la communauté éducative sera un principe important".

Les syndicats manifestent leurs exigences
Justement la communauté éducative n’a pas tardé à faire connaitre ses exigences. "Sa nomination est un symbole de rupture avec Jean-Michel Blanquer à plus d’un titre", affirme le Snes Fsu. "Mais l’Education nationale ne se gouverne pas uniquement à coup de symboles. Pendant sa campagne, Emmanuel Macron a évoqué de nombreux projets de réformes : pacte pour les enseignants, redéfinition du statut, orientation, avec des propos souvent méprisants ou déconnectés de la réalité. Ces projets ne répondent en rien à l’urgence du moment qui est salariale : après des années de déclassement salarial, les personnels doivent être revalorisés sans contreparties. Si le nouveau ministre de l’Education nationale persiste à vouloir engager des réformes qui ne répondent qu’à des lubies idéologiques sans prendre la mesure de la crise profonde que traverse l’Education nationale, il portera alors, comme son prédécesseur, une lourde responsabilité dans la crise du service public d’Education". Le Snes demande une réelle revalorisation ("plus aucun professeur, CPE, Psy-EN ne doit être recruté en dessous de 2 000 euros nets").

Pour le Snuipp Fsu, " une rupture nette avec les politiques éducatives menées est non seulement nécessaire, mais aussi urgente. Pourtant, le programme du président de la République prévoit de poursuivre le resserrement sur « les fondamentaux » qui réduit l’ambition scolaire, d’amplifier la mise au pas des enseignant·es comme dernièrement avec la mutation d’office de six enseignant·es de l’école Pasteur en Seine Saint Denis, de généraliser “l’expérimentation marseillaise” créant ainsi des inégalités territoriales pour les écoles, d’instaurer un salaire prétendument au “mérite” et de mettre en concurrence les personnels comme les écoles… Ces mesures augmenteraient le caractère inégalitaire du système scolaire et conduiraient à une dégradation encore plus forte des conditions d’exercice du métier". "Il faudra prendre des décisions rapides en matière de revalorisation salariale : dégeler le point d’indice et rattraper des années de déclassement salarial", dit encore le Snuipp. "Sur le plan des conditions de travail, des moyens doivent être débloqués pour alléger les effectifs partout afin de faire réussir tous les élèves".

Pour le Sgen Cfdt "sortir du sous-investissement dans la reconnaissance des personnels implique pour le Sgen- CFDT une loi de programmation pluriannuelle pour revaloriser les rémunérations des agents. Mais cette reconnaissance doit passer aussi par un changement de paradigme en terme de gestion humaine. Il est nécessaire de mieux considérer les agents, reconnaître leur expertise professionnelle, leur reconnaître une autonomie au travail pour construire au plus près des réalités locales les solutions pour mieux faire réussir tous les élèves".

Pour le Se Unsa, " La priorité, c’est la nécessité de travailler à la réconciliation des personnels avec leur institution. Pour le SE-Unsa, il faut une rupture nette avec la méthode politique de la rue de Grenelle de ces cinq dernières années. Les personnels ne veulent plus subir, ni vivre au rythme d’incessantes annonces médiatiques qui nient la réalité, simplifient la complexité de leurs missions et placent les professionnels qu’ils sont dans un insupportable porte-à-faux". Le Se Unsa pointe encore deux priorités : " Le premier défi, c’est la crise de l’attractivité. Après des difficultés plus importantes que d’habitude en septembre 2021, la rituelle rentrée « techniquement » réussie » est sérieusement menacée pour septembre 2022... Le second défi, c’est la réussite de l’école inclusive. Il n’est plus possible de laisser les professionnels seuls, entre culpabilité et épuisement, et des élèves et des classes en panne, voire en souffrance".

Pour Sud, "la nomination de Pap Ndiaye est un désaveu des aspects les plus réactionnaires et nauséabonds de la politique menée par Jean-Michel Blanquer. Néanmoins le programme de Macron en matière d’éducation continue de laisser craindre le pire avec la casse du lycée professionnel, l’accroissement de l’autonomie des établissements et la remise en cause des obligations réglementaires de service... Le nouveau ministre doit prendre ses responsabilités et envoyer un signal d’apaisement aux personnels en mettant fin sans délai à la répression qui s’abat sur les enseignant·es de l’école Pasteur de Saint-Denis ainsi que sur les 2 CPE du collège Victor Hugo de Nantes. Enfin, l’abrogation des contre-réformes Blanquer (réformes des lycées et du bac, Parcours sup’ et loi Rilhac) doit être une priorité du nouveau ministre".

Dans l’enseignement professionnel, une priorité pour E Macron, le Snuep Fsu va a contre courant de la politique présidentielle. "Les lycées professionnels, fortement fragilisés par la Transformation imposée par J.-M. Blanquer, doivent bénéficier d’une politique éducative renforcée et volontariste permettant à tout∙es les élèves d’accéder à un diplôme dans des conditions d’études satisfaisantes. Pour cela, il est indispensable de rompre immédiatement avec la volonté d’imposer l’apprentissage dans les classes, d’abroger la Transformation de la voie professionnelle et donc de supprimer les familles de métiers et les gadgets pédagogiques (chefs-d’œuvre, co-intervention et accompagnement imposés). Il faut en finir avec le dogme libéral des compétences et renforcer les diplômes en les certifiant par des épreuves ponctuelles terminales".

François Jarraud

Extrait de cafepedagogique.net du 20.05.22

 

Pap Ndiaye ministre de l’Education nationale
C’est une nomination surprise, un tournant et pourtant une continuité. La nomination de Pap Ndiaye à l’éducation nationale et à la jeunesse est une surprise. Il ne figurait pas dans les noms qui revenaient pour ce ministère et ce n’est pas un politique. Un tournant car il va rompre avec le populisme anti wokisme agité par JM Blanquer. Une continuité car il aura à appliquer la politique décidée par E Macron, c’est à dire continuer ce qui avait été dessiné dès 2017.

Grimace rue de Grenelle

Nouvelle grimace rue de Grenelle. On se souvient de celle de N Vallaud Belkacem en 2017 à l’annonce du nom de JM BLanquer. Aujourd’hui c’est JM Blanquer qui doit faire la grimace. La nomination de Pap Ndiaye est une gifle pour l’ancien ministre de l’éducation nationale.

Le ministre qui est resté le plus longtemps au ministère a des raisons de grimacer. Les 5 années du ministère Blanquer se traduisent par un rejet inédit de la politique ministérielle. Toutes les enquêtes le disent qu’il s’agisse du Baromètre Unsa ou des enquêtes menées par la FSU. Selon le baromètre Unsa, la confiance est morte entre le ministre et ses personnels depuis 2018. En 2021 il compte seulement 8% de soutiens chez les professeurs des écoles et 6% chez les enseignants du 2d degré. Cela touche aussi les cadres. Un inspecteur (IPR ou IEN) ou personnel de direction sur quatre seulement partage les vues de JM Blanquer. Les résultats promis, malgré la communication ministérielle active jusqu’au bout, ne sont pas au rendez vous. JM Blanquer avait promis un vrai bond au début de l’école primaire grâce à plus de 10 000 postes. En fait l’évolution est faible. Pire, les résultats des élèves socialement défavorisés des classes dédoublées ne sont pas meilleurs que ceux des élèves défavorisés des classes non dédoublées. On ne saurait mieux attester de l’impasse pédagogique dans laquelle le ministre s’est mis.

Un intellectuel à l’Education nationale

Pap Ndiaye, le nouveau ministre de l’éducation nationale, est un historien spécialiste de la question noire. Il est même un pionnier des Black Studies en France, ces études sociologiques que JM Blanquer a décriées et poursuivies d’une haine tenace. Il siège par exemple au conseil scientifique du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN). La campagne anti wokisme, la répression qui touche élèves à ce sujet et personnels vont probablement cesser. On va assister à des acrobaties dans les discours des cadres de l’Education nationale. Pour de nombreux cadres, comme le Dasen de Seine Saint Denis mis en cause récemment par Mediapart, ce n’est pas une bonne nouvelle.

En nommant un intellectuel rue de Grenelle, une personnalité qui affiche des valeurs partagées par les enseignants, Emmanuel Macron cherche une certaine réconciliation avec les enseignants. Nul doute que cette nomination sera bien accueillie. Nul doute aussi que les attentes des enseignants soient grandes qu’il s’agisse du dialogue dans l’institution mais aussi des programmes et surtout de la revalorisation.

Après les deux années et 9 mois du ministère Allègre, il avait fallu tout le talent d’un Jack Lang pour apaiser un héritage lourd à porter. Jack Lang avait été nommé pour renouer avec les enseignants. Il avait le soutien politique pour le faire. A la différence de Jack Lang, le nouveau ministre d’E Macron devra, lui, porter la continuité d’une politique lancée par JM Blanquer. Et le président n’a pas marqué dans son discours du 17 mars une considération particulière pour les enseignants.

Une politique fixée par E Macron

Mais le nouveau ministre, même s’il est beaucoup plus ouvert, aura à mener la politique annoncée par E Macron. "Nous sommes à un moment de bascule où nous pouvons changer les choses", a dit E Macron le 17 mars. Sur le fond, c’est la même politique que JM Blanquer (anti wokisme en moins) que Pap Ndiaye aura à appliquer, avec une équipe probablement fléchée par l’Elysée.

E Macron a fixé comme objectif à son second quinquennat d’aller au bout des réformes menées depuis 2017. Redonnons en les grandes lignes.

Commençons par les enseignants. "On va augmenter leur rémunération mais avec de nouvelles missions" , a dit le président. Ces nouvelles missions sont énumérées. "On propose un pacte aux enseignants : on vous demande de nouvelles missions qu’on est prêts à mieux payer comme le remplacement des profs absents, ça doit être une obligation, le suivi individualisé des élèves, l’accompagnement sur le temps périscolaire. Pour les enseignants en place je propose un nouveau contrat. On augmente leur rémunération s’ils sont prêts à changer leur organisation. Toutes les nouvelles embauches sont sur la base de ces nouveaux contrats", explique E Macron. "On va payer mieux ceux qui sont prêts à faire plus d’efforts.. J’assume plusieurs systèmes de rémunération car ils (les enseignants) ne font pas tous la même chose. Vous avez des enseignants qui pendant le covid se sont occupés de leurs élèves et des enseignants qui ont disparu". C’est la paye au mérite que Pap Ndiaye aura à mettre en place. Il aura un budget pour cela : 6 milliards supplémentaires pour l’éducation.

E Macron veut donner de nouveaux pouvoirs aux directeurs d’école et aux chefs d’établissement , dans la logique de la loi de transformation de la fonction publique. "Je veux que les directeurs aient la possibilité de récuser des profils et participent à la décision", a dit E Macron le 17 mars. "Il ajoute : "Cela permettra de luter contre l’absentéisme. Si un directeur veut porter un projet pédagogique, il est légitime qu’il ait une équipe qui adhère à ce projet. Donc je veux lui donner plus de liberté". Il souhaite aussi une profonde réforme de l’enseignement professionnel en doublant les périodes de stage, c’est à dire en diminuant d’autant les enseignements.

Voilà la route tracée à Pap Ndiaye. Les enseignants seront soulagés de voir partir JM Blanquer. Ils seront flattés de voir un grand intellectuel et un homme qui défend des valeurs démocratiques nommé rue de Grenelle. Ils doivent aussi se préparer aux réformes à venir.

François Jarraud

Extrait de cafepedagogique.net du 20.05.22

 

Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse

Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse est né le 25 octobre 1965 à Antony, est ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé d’histoire, titulaire d’un doctorat (EHESS), professeur à Sciences Po, puis directeur général du palais de la Porte-Dorée (qui comporte le musée de l’Histoire de l’immigration). Sa mère, "issue d’une famille de fermiers de la Beauce", selon la notice Wikipédia du ministre, a été professeure de sciences naturelles dans un collège.

Toujours selon sa notice, après un séjour aux USA, il est maître de conférences à l’EHESS, et "il est l’un des pionniers en France" de ce "que l’on nomme outre-Atlantique les Black studies" et il participe au "Cercle d’action pour la promotion et la diversité en France". Il est membre du CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France) et président de la "commission Images de la diversité" du CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée).

La notice wikipedia ici

Extrait de touteduc.fr du 20.05.22

 

Pap Ndiaye, symbole de la méritocratie et de la diversité
Les premières pensées de Pap Ndiaye "vont vers le monde des enseignants, qui est le (s)ien depuis toujours", déclare sur le perron de "110 rue de Grenelle" le nouveau ministre de l’Education nationale à l’occasion de la passation de pouvoir avec Jean-Michel Blanquer.

"Je suis un pur produit de la méritocratie républicaine dont l’école est le pilier, je suis peut-être un symbole, celui de la méritocratie, mais peut-être aussi celui de la diversité". La fonction ministérielle "n’est pas affaire que d’un homme, elle vient du plus profond de notre nation, du plus profond de notre république". Il "appréhende cette tâche avec humilité, avec modestie, avec toute l’énergie et toute la bonne volonté intelligente qui est la mienne". La consolidation des savoirs fondamentaux, l’égalité des chances, l’adaptation aussi, nécessaire, de l’école aux bouleversements de l’économie et des sociétés, voilà le défi immense à saisir. La prolongation, l’approfondissement des efforts entrepris, de nouvelles initiatives à penser et à imaginer sont des tâches exaltantes au service de notre pays. Le dialogue avec toute la communauté éducative sera évidemment aussi un principe important (...)."

A noter que Sarah El Haïry, évoquant le SNU (service national universel) a donné le chiffre de 40 000 volontaires dans les semaines à venir. Quant à Jean-Michel Blanquer, il a décrit l’Ecole comme "une maison de la vie".

Extrait de touteduc.fr du 20.05.22

 

Pap Ndiaye, symbole de la méritocratie et de la diversité
Les premières pensées de Pap Ndiaye "vont vers le monde des enseignants, qui est le (s)ien depuis toujours", déclare sur le perron de "110 rue de Grenelle" le nouveau ministre de l’Education nationale à l’occasion de la passation de pouvoir avec Jean-Michel Blanquer.

"Je suis un pur produit de la méritocratie républicaine dont l’école est le pilier, je suis peut-être un symbole, celui de la méritocratie, mais peut-être aussi celui de la diversité". La fonction ministérielle "n’est pas affaire que d’un homme, elle vient du plus profond de notre nation, du plus profond de notre république". Il "appréhende cette tâche avec humilité, avec modestie, avec toute l’énergie et toute la bonne volonté intelligente qui est la mienne". La consolidation des savoirs fondamentaux, l’égalité des chances, l’adaptation aussi, nécessaire, de l’école aux bouleversements de l’économie et des sociétés, voilà le défi immense à saisir. La prolongation, l’approfondissement des efforts entrepris, de nouvelles initiatives à penser et à imaginer sont des tâches exaltantes au service de notre pays. Le dialogue avec toute la communauté éducative sera évidemment aussi un principe important (...)."

A noter que Sarah El Haïry, évoquant le SNU (service national universel) a donné le chiffre de 40 000 volontaires dans les semaines à venir. Quant à Jean-Michel Blanquer, il a décrit l’Ecole comme "une maison de la vie".

Extrait de touteduc.fr du 20.05.22

 

Voir :
la sous-rubrique Pilot. national. Nominations
Voir, parmi la centaine d’articles, ceux du 17 mars 2017 (Jean-Michel Blanquer) et du 27 août 2014 (Najat Vallaud-Belkacem)
le mot-clé Pilot. national. Nominations (gr 5)/

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