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Le vécu au travail des personnels du second degré en éducation prioritaire (Depp, juillet 2024)

18 juillet 2025

Note d’information Depp, .n° 25.47 – Juillet 2025.
Le vécu au travail des personnels du second degré, en 2023-2024

Au printemps 2024, la majorité des personnels du second degré se sentent respectés par les élèves et en sécurité dans les collèges ou lycées où ils ont exercé durant l’année scolaire. Un sur deux estime que la violence y est absente ou marginale. Le climat d’apprentissage est perçu plus défavorablement en éducation prioritaire et par les enseignants comparés aux autres personnels. Les personnels du second degré sont 72 % à partager l’impression d’avoir un métier utile aux autres, mais 22 % estiment être rémunérés à leur juste valeur. L’appréciation des moyens matériels et humains est meilleure dans le secteur privé sous contrat. Les personnels de direction sont les plus critiques sur l’intensité du travail : 28 % considèrent disposer d’assez de temps pour effectuer leurs missions. L’arrogance ou le mépris, et les refus ou contestations d’enseignement ou d’exercice des missions, sont les atteintes les plus fréquemment signalées par les personnels du second degré. Dans la majorité des cas où un motif est renseigné, les atteintes sont rapportées à des raisons professionnelles, par exemple le statut ou la fonction exercée.

Extrait de education.gouv.fr de juillet 2025

EXTRAITS

Des résultats plus contrastés selon le secteur et l’appartenance à l’éducation prioritaire
Les déclarations des personnels varient selon le type d’établissement dans lequel ils exercent.
Ceux exerçant dans les collèges publics en éducation prioritaire (EP) sont 33 % à estimer que leur établissement offre un climat d’apprentissage favorable aux élèves, contre 57 % dans les collèges publics hors EP et 80 % dans les collèges privés.
Les personnels des lycées publics (LEGT et LPO, LP et EREA) sont moins nombreux à déclarer que les élèves y apprennent bien (respectivement 67 % et 40 %) que ceux des lycées privés (78 %). Les écarts observés entre établissements publics et privés sous contrat peuvent être liés à des différences entre les profils des élèves et des personnels qui y exercent, et à des différences de conditions d’accueil des élèves. Tout au long de cette étude, les comparaisons entre secteurs public et privé sous contrat doivent être lues avec prudence, car les résultats ne portent qu’en partie sur les mêmes catégories de personnels. Dans le secteur privé, seuls les enseignants ont été enquêtés, en raison de contraintes méthodologiques compliquant
l’interrogation des autres personnels. À l’inverse, les résultats du secteur public reposent sur les réponses des personnels enseignants et non enseignants. L’écart reste néanmoins présent lorsqu’on se retreint aux
déclarations des enseignants exerçant dans les secteurs public et privé. Par ailleurs, les personnels de collèges publics en EP sont 50 % à déclarer que les règles de vie collective dans l’établissement ne sont
pas respectées (contre 61 % et 82 % des personnels exerçant respectivement dans les collèges publics hors EP et dans les collèges privés). Ce sentiment est également plus faible dans les LP et EREA publics (51 %) que
dans les LEGT et LPO publics (65 %) et les lycées privés (77 %).

Si les personnels des établissements publics rapportent que la violence est davantage présente dans l’établissement que leurs homologues du secteur privé, ils sont en revanche tout aussi nombreux et
majoritaires à juger se sentir en sécurité dans l’établissement.

[...] Des atteintes plus fréquentes en éducation prioritaire et dans le secteur public
Ce sont les personnels exerçant dans les collèges en EP qui déclarent le plus fréquemment avoir subi au moins une atteinte depuis la rentrée scolaire (65 %).
Dans les collèges publics hors EP, ils sont 62 %, contre 46 % des personnels exerçant dans les collèges privés sous contrat. C’est également le cas des personnels des LEGT ou LPO public (54 %) et des LP ou EREA (63 %) par rapport aux personnels des lycées privés (46 %).
Ces niveaux d’exposition aux atteintes sont cohérents avec leur perception de la violence dans l’établissement.
En revanche, la prévalence varie peu en fonction de la mission exercée : les personnels administratifs, techniques, sociaux et de santé sont un peu moins concernés (44 %) que les autres catégories de personnels.
Les femmes sont un peu plus nombreuses que leurs collègues masculins à déclarer avoir subi au moins une atteinte (59 % contre 54 %) et en particulier à relever des situations d’arrogance ou de mépris (45 % contre 36 %).
À nouveau, on peut noter qu’un écart comparable est également observé en ce qui concerne le niveau de violence perçu dans l’établissement : 49 % des femmes jugent qu’elle est faible ou inexistante contre 55 %
des hommes (figures 1bis en ligne).

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