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Mérite : quand vouloir n’est pas pouvoir
La méritocratie continue d’être brandie comme la preuve que tout serait possible pour qui « se donne les moyens ». Dans ce dossier spécial, Politis passe au crible ce mythe selon lequel, « vouloir c’est pouvoir ».
« Le mérite existe-t-il ? » : notre sélection pour aller plus loin
Une sélection de la rédaction de Politis, pour compléter la lecture du numéro spécial « Vouloir n’est pas pouvoir. Le mérite extiste-t-il ? », à retrouver sur la boutique en ligne ou sur le site du journal.
Par Politis
La gauche et la méritocratie : une longue histoire
Les progressistes ont longtemps mis en avant les vertus de l’école républicaine pour franchir les barrières sociales. Mais le néolibéralisme dominant laisse peu de chances aux enfants des classes populaires de s’extirper de leur milieu d’origine.
Par Olivier Doubre
À Mayotte, un « mérite » très arbitraire pour les bacheliers étrangers
Depuis 2022, un dispositif élitiste permet à des bacheliers étrangers de poursuivre des études en métropole. Mais pour quelques chanceux qui ont intégré un établissement prestigieux, des centaines d’autres tout aussi méritants se retrouvent empêchés de poursuivre des études sur le territoire mahorais.
Kaoutar Harchi, Dylan Ayissi : « Le mérite est une notion piège »
Dans un entretien croisé, l’autrice et sociologue et le président de l’association Une voie pour tous remettent en question la notion de mérite dans un système scolaire traversé par de profondes inégalités.
Par Kamélia Ouaïssa et Hugo Boursier
Les oubliés de la République et la cuillère d’argent
Lundi 8 décembre, les candidats à la mairie de Paris ont été auditionnés par des personnes précaires. Croyant dur comme fer à la méritocratie, David Alphand, co-directeur avec Rachida Dati du groupe Changer Paris, a pris plusieurs cartons rouges.
Par Pauline Migevant
Féris Barkat : former et transformer
Entre plateaux de télévision, activisme et son nouveau poste d’enseignant, Féris Barkat transforme la visibilité en responsabilité. À seulement 23 ans, le jeune Strasbourgeois, fraîchement arrivé à Paris, veut créer du changement, collectivement.
Politique : la gauche se désembourgeoise à tout petits pas
Si des figures issues des classes populaires ont pu émerger récemment, les partis de gauche peinent à se remettre en question. Concrètement, la parité sociale est très loin d’être acquise.
PMA, transition : les corps queers à l’épreuve des lois
En France, les lois qui encadrent les droits reproductifs sont soumises, implicitement, à la logique méritocratique, reproduisant au passage des discriminations homophobes et transphobes.
Par Salomé Dionisi
« Morning routine » pour devenir millionnaire : les coulisses du coaching en ligne
Sur Instagram et TikTok, les publications ayant trait au développement personnel pullulent. Elles signalent l’individualisme d’une société marquée par le déficit de solutions collectives.
La fin du mythe de la méritocratie
La méritocratie continue d’être brandie comme la preuve que tout serait possible pour qui « se donne les moyens ». Mais ce discours, qui ignore le poids écrasant des origines sociales, n’est rien d’autre qu’un instrument de culpabilisation. En prétendant récompenser le mérite, la société punit surtout ceux qui n’avaient aucune chance. Voici pourquoi le mythe s’écroule et pourquoi il faut enfin le dire.
Les revenants du mythe entrepreneurial
Ils ont cru au récit de l’aventure entrepreneuriale, mais dans les faits, ils se sont surtout confrontés à une réalité bien moins glamour et aux limites d’un modèle idéalisé. Les revenants de l’entrepreneuriat racontent leur retour vers le salariat.
Nayra : « La méritocratie dans le rap vient de la capitalisation de l’industrie »
Extrait de poilitis.fr du 18.12.25 (Politis)
Denis Kambouchner se défie des notions de mérite et d’élitisme et en appelle à une "conception humaniste de l’enseignement" (bulletin de la SDAU)
Que penser de la notion de "mérite scolaire" ? Denis Kambouchner, qui publie au mois de janvier "Des enfants instruits, réconcilier l’école et la culture" (Les belles lettres), répond à cette question dans le dernier bulletin de la société des agrégés. Le philosophe distingue un mérite reconnu "objectivement", celui par exemple d’une copie indépendamment de son auteur, "mais il y a aussi le côté subjectif du mérite, celui qui tient à l’effort que la prestation a dû demander". Là où s’impose un classement ou une sélection, il faut nécessairement faire abstraction des facteurs personnels. Dès lors, "les seules questions sont de savoir quand ces classements et sélections sont véritablement nécessaires".
De même la notion de "méritocratie" est ambigüe : les positions de pouvoir sont-elles réservées à des personnes ayant fait leurs preuves ou à ceux à qui les concours d’entrée aux "grandes écoles" ont permis de rejoindre "la noblesse d’Etat", et un régime de castes, décrit par Bourdieu et "antinomique avec de véritables moeurs démocratiques". De même encore avec "l’élitisme républicain" qui implique que le temps scolaire est "dédié à une compétition"...
Interrogé enfin sur la démocratisation de l’école, il est sans doute davantage en accord avec les positions traditionnelles de la société des agrégés quand il affirme que celle-ci s’est accompagnée d’une "tendance à rabattre les objectifs intellectuels de l’école sur les capacités et attentes supposées des élèves les moins prédisposés aux études longues" et qu’il conviendrait au contraire "d’enseigner plus" et non pas moins. "La vraie démocratisation appelle, en tout état de cause, une nouvelle qualité de l’accueil et une nouvelle générosité de l’offre en matière d’enseignement (...), une conception authentiquement humaniste de l’enseignement."
L’interview est publiée dans le bulletin 525 de la SDAU