Un article qui appelle plusieurs remarques...
J’espère que les lecteurs du site de l’OZP répondront à mes étonnements... voici donc quelques points relevés, et mes réflexions à chaud.
« 150 - Le recentrage de l’effort sur les établissements dont les élèves présentent les plus graves difficultés dans le cadre de la mise en place des réseaux ambitions réussite (rentrée 2006) ne semble pas probant »
— > désolé de lire encore une fois quelque chose de flou et qui me semble gratuit... les réseaux "ambition réussite" n’ont pas encore 2 ans d’existence... et aucune étude sérieuse n’a encore été menée sur leur efficacité / inefficacité.
Peut-être un lecteur de ce site m’indiquera-t-il où consulter un rapport faisant état des dysfonctionnements de ce dispositif ?
« 151 - Dans les 249 réseaux faussement dénommés "ambition/réussite", l’accent sera mis sur le socle commun, sauf pour les élèves les plus "méritants" qui pourront choisir leur lycée en fin de 3ème. »
— > Dans cet article, je trouve assez intéressante la présence de l’adverbe "faussement" ; sommes-nous en train de lire un article d’information ou un argumentaire "anti"-quelque chose ?
— > Le socle commun fait partie des Instructions Officielles... il me semble que l’accent sur ledit socle ne sera pas mis que dans les RAR...
— > Quant au départ vers des lycées plus "prestigieux" des bons élèves, il sera subordonné, me semble-t-il, à la capacité d’accueil de ces lycées. Henri IV et Louis le Grand pourront-ils accepter l’ensemble des collégiens "méritants" ?
L’orientation étant par ailleurs à présent informatisée, les vœux des élèves seront certes plus larges, mais je ne pense pas qu’on assiste à des désertions massives des lycées de quartiers "chauds". Ceci n’enlève en rien les inquiétudes que peuvent avoir les profs de lycée quant aux moyens qu’on leur enlève régulièrement !
« 152.- L’organisation des enseignements sera dérogatoire en collège : individualisation des parcours, livret de compétences, etc... Sous couvert de "l’individualisation des parcours", c’est une école à plusieurs vitesses qui est organisée. »
— > Je suis prof, et bien entendu, je ne vais bosser que pour les élèves moyens ; je vais laisser de côté les potiches qui, de toute façon, ne comprendront jamais rien. Quant aux bons élèves, comme ils sont bons, je ne vais pas m’en occuper... il paraît que, comme ils sont intelligents, ils s’en sortiront forcément...
Je trouve ces propos presque insultants pour les enseignants... svp, arrêtons ces discours (et ces affirmations péremptoires) sur l’école à plusieurs vitesses : les profs sont dans leur immense majorité honnêtes et attentifs à ce que TOUS leurs élèves s’en sortent. Et pour cela, il est nécessaire de faire preuve d’imagination - c’est ça aussi, être professionnel :
Donner des doses massives de maths et de français en plus ?
On a déjà fait... et pour aucun résultat tangible...
... il faut parfois essayer de penser autrement les parcours, justement... Quel intérêt y a-t-il à donner à un élève de 4ème ou 3ème en très grande difficulté scolaire (3 ou 4 par classe, dans le RAR où j’enseigne) exactement le même parcours d’apprentissage qu’on donne à celui qui s’en sort bien ?
Il existe des dizaines de recherches et d’expérimentations efficaces, rendues possibles par l’article 34 favorisant la liberté pédagogique, pour peu qu’elle soit réfléchie. Pensons plutôt à diffuser ce qui est intéressant et efficace et, svp, arrêtons de faire de la polémique pour le simple plaisir d’en faire : si on n’est pas d’accord, qu’on se fonde sur des arguments valables et pas des arguments d’autorité ; si on veut s’opposer, que ce soit après des études sérieuses, menées par des chercheurs...
Merci d’avance...
Merci pour l’information
Voir ci-dessous l’adresse du site "Génération Médiateurs"
Je suis le professeur à l’origine du projet et je tiens à préciser que notre collège n’est absolument pas une ZEP. Par-contre, des collèges difficiles (Sarcelle, collège Arthur Rimbaud de Rouen ...) ont mis en place la médiation avec succès. Si le sujet vous intéresse, toutes les infos et revues de presse sont sur le site de "Génération Médiateurs".
Le cynisme de ce texte est exemplaire !
Dans ce rapport du CENTRE DE DÉVELOPPEMENT DE L’OCDE , le CAHIER DE POLITIQUE ÉCONOMIQUE N° 13
La Faisabilité politique de l’ajustement par Christian Morrisson on peut lire page 30
Les mesures de stabilisation peu dangereuses
Après cette description des mesures risquées, on peut, à l’inverse,
recommander de nombreuses mesures qui ne créent aucune difficulté politique.
Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des
investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne
comportent pas de risque politique. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement,
il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité
baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles
ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou
d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs
enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école
peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles,
ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non
dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement
général de la population.
Ceci est contradictoire avec ce qui est dit dans l’article sur la volonté de l’OCDE
Y a t’il quelqu’un dans ce pays qui s’interresse réelement à l’enfant ?
Pourquoi ne prendre en considération QUE le milieu social d’un enfant ?
A ce jour, il y a des enfants de deux ans qui sont prêts pour entrer en milieu scolaire et d’autres plus âgés qui ont encore besoin de rester auprès de leurs parents
Pourquoi faire disparaitre la toute petite section, cette entrée en douceur dans le système scolaire ?
excellente idée
y a t-il une déclinaison régionale de prévue ?
j’y inscris l’antenne de Marseille de l’APFEE (association pour favoriser l’égalité des chances à l’école)
apfee13@apfee.asso.fr
Comment l’assouplissement de la carte scolaire peut-il être compatible avec le renforcement de réseaux sectorisés ?
une question :
A qui cela profite til en terme d’argent ? comment peux t on accepter que ce genre d’institut privé donc à vocation de réaliser du profit entre dans l’ education nationale ? dans quel but ?
où sont les méthodes pédagogiques individualisées et modernistes d’épanouissement des personnes humaines
cela ne semble pas dans leur registre d’intervention.
Bonjour,
En tant que membre d’une association de parents d’enfants dyslexiques je ne peux que me réjouir de l’organisation de l’accompagnement éducatif(d’ailleurs je crois que plutot que le mot éducatif il faudrait le mot scolaire ou accompagnement à la scolarité car éducatif est une autre dimension qui concerne la parentalité )
mais avec des mais car accompagnements oui mais si c’est avec les mêmes méthodes , les mêmes exercices
que en classe on voit et c’est la réalité apparaitre vite un décrochage pourquoi ? parce que la nécessité de s’adapter au fonctionnement cognitif de l’enfant est primordial dans l’accompagnement ainsi que de mettre en oeuvre une patience importante
exemple : accompagner un dys en lui faisant faire et refaire dela dictée ou de la grammaire ou bien en lui faisant rabacher une leçon est un non sens total c’est pourtant ce qui se produit or la mémoire d’un dys ne fonctionne pas
comme un non dys, les mécanismes pour effectuer des raisonnements ne sont pas identiques
conclusion : pour aider bon nombre d’enfants en difficultés d’appentissage il faut une adaptation avec des méthodes
spécifiques et faire fonctionner d’autres mécanismes en particulier développer les échanges oraux, faire en sorte que chacun prenne la parole et explique à un autre
l’utilisation necessaire de logiciels de diction, de corrections il en existent de formidables à des prix tres abordables cette utilisatio nrenforce la confiance des dys en apportant uen bonne manipulation des outils informatiques et bureautiques etc..
.mais là est la difficulté et la nécessité de spécialiser les intervenants ; A ce jour la conscience de cela commence tout juste à émerger le reste suivra t il ?
je rappelle que environ 10% de l’ échec scolaire concerne des enfants et collègiens ayant des difficultés d’ordre dys et que l’orthophonie est rarement la solution car dys on est dys on reste !
ça faisait du bien d’imaginer que quelque part ( ) il allait être possible de mettre en action des projets innovants avec un fonctionnement "révolutionnaire" : révolutionnaire dans le sens où il changeait les sacro saintes règles établies qui permettent surtout de ne pas avancer. Le retour sur terre est dur même pour moi qui n’étais que spectateur en attendant qu’un de ces collèges (une de ces écoles ?) n’ouvre dans ma région.
N’est-ce pas la mission du coordonnateur de réseau ?
Signé : une coordonnatrice de réseau !
je suis actuellement professeur référent sur un collège et partage totalement les observations effectuées par les IG . Il est en effet demandé à des profs d’ être des concepteurs , réalisateurs , et évaluatrurs de projets . Hors se pose effectivement la question de la légitimité en lien avec le statut . Les tâches demandées ( entre autre la conduite d’équipe par exemple) relève de la fonction de direction . Peut -être faudra-t-il inventer despostes d’ adjoints réellement pédagogiques dont l’action serait centrée sur la question pédagogique et qui pourraient s’adresser à des profs souhaitant prendre d’autres responsabilités.
Au vue de la confusion la plus grande tant au niveau des attentes , que des moyens d’évaluer les actions, je vais donc arrêter cette mission remplie depuis deux ans .
Le collège des explorateurs a organisé le 21 février une consultation à bulletin secret sur le projet de collège expérimental. Une très large majorité de l’équipe éducative est défavorable à ce projet(plus de 80 %). Notre collège a un projet d’établissement solide qui s’est construit sur la durée ( classe orchestre, liaison CM2/6ème, vie affective, classes à thème, ouverture culturelle avec théâtre,petit-déjeuner cohésion...). Nos résultats au brevet 2007 sont de 73,5% de réussite alors qu’au départ les évaluations 6ème montrent une réussite d’environ 50%. Nous innovons en permanence. Le seul effet de cette annonce sans concertation c’est une très grande inquiétude et un sentiment de mépris du travail accompli depuis 10 ans. Le risque réel c’est de casser la dynamique de notre établissement.
Je croyais que ces collèges seraient ceux qui sont les plus mal en point et que ces équipes de volontaires allaient les prendre en charge.
Là, je ne comprends pas comment le choix a été fait et, du coup, je me demande à quoi cette opération va servir.
FC