La bonne aubaine que ces contrats aidés
On les critique quand ils arrivent et on pleure quand ils s’en vont.
Il y a peu tous les syndicats dénonçaient la mise en place des contrats de médiateurs de réussite scolaire et maintenant ils réclament leur maintien à grand cris. Pourtant l’accueil qui a été reservé aux médiateurs a été plutôt froid et les postes occupés ne correspondaient pas forcément à l’attente.
Les CPE n’ont pas changé leurs habitudes et n’ont pas délégué de travail prétextant que ces personnels n’étaient pas formé à executer de telles tâches. Il y a eu une levée de boucliers contre cette mesure et ce sont quand-même les contrats aidés qui en ont pâti parce que sous ce prétexte on leur a fait faire n’importe quoi. Peut-être que des établissements ont joué le jeu mais pas tous. D’autre ont su en effet profiter de la situation pour s’octroyer une main-d’oeuvre à bon compte pour leur faire effectuer d’autres travaux qui n’avait rien à voir avec la lutte contre l’absentéisme.
Eclair, un éclat de lumière rapide qui se prolonge par un coup de tonnerre
J’ai accepté un poste de Médiatrice. Le poste m’avait paru très intéressant. J’ai fait 2 jours de formation où l’on nous a expliqué notre rôle complémentaire avec l’équipe éducative. Sauf que jamais je n’ai été intégrée à l’équipe. Les CPE, les infirmières, les professeurs, l’assistante sociale m’ont quelque peu boudé. Il n’ y a jamais eu aucune communication si ce n’était que pour me faire faire du travail administratif tel que de la saisie et du classement. J’ai donc fait 2 ans de saisie et de classement. Je n’ai même jamais eu de réunion de travail avec l’équipe Je n’ai été présentée à personne et à l’heure actuelle il y a encore des professeurs qui ne connaissent pas mon existance. On m’a demandé simplement de rentrer les appels et les justificatifs et surtout de ne pas avoir de jugement sur la validité de ceux-ci. J’ai fait savoir que le rôle qu’on m’avait attribué ne convenait pas exactement aux termes de mon contrat . Que n’ai-je pas fait là. J’ai été tout simplement mise à l’écart et ai récolté encore plus de travail administratif des moins intéressant. J’avoue que je me suis lourdement trompée mais dans mon esprit je ne voyais pas du tout ce travail comme cela.
Beaucoup avait contesté cette mesure quand elle a été mise en place à l’époque mais malgré tout ils ont su en tirer avantage en la détournant. Et c’est seulement 2 ans après qu’on s’en aperçoit.
C’est une HONTE de lire cela dans les BO : que les postes dans les quartiers sont suivis.
Dans les faits, les établissement en ZEP sont laissés à l’abandon par l’administration et les pouvoirs publics. C’est le cas de mon collège ZEP.
Les personnels sont piétinés également.
Preuve en est : 15 ans de ZEP et je n’ai droit à AUCUNE BONIFICATION pour rejoindre mon compagnon dans une académie difficile d’accès.
Dès lors, je me sens trahie par mon administration.
La même affirmation a été faite l’an dernier avant la parution des Dotations horaires. Et pourtant, j’enseigne dans un RAR où il y a eu 2 fermetures de classe ces deux dernières années au collège, et donc fermeture de postes. Là où il y a 7 ans, on concevait aisément que les classes de 6° plafonnent à 16 ou 18, on nous impose aujourd’hui 25 comme ailleurs. Comment croire les affirmations du ministre ou de ses porte-parole ? Sans oublier, la déclaration, sur France-Inter en janvier 2010, sur le doublement de l’indemnité ZEP des enseignants sur l’année civile 2010. Qui est terminée, et personne n’a vu son indemnité gonfler.
Depuis 11 ans au service d’un poste difficile, j’ai, naïvement pensé, lors de ma demande de mutation pour rapprochement de conjoint dans l’académie de Montpellier, que mes 11 années de service en établissement zep me donneraient droit à une bonification .
Mon conjoint étant fonctionnaire de police soumis à des mutations fréquentes, nous attendions depuis plusieurs années le moment propice, afin que je puisse enfin espérer un poste dans un collège près de Nîmes.
J’ai débuté en ZEP sensible, puis j’ai effectué des remplacements dans des lycées professionnels, j’ai même, bien que non formée, remplacé des postes en arts appliqués, dessin technique, industriel ; , et même la SEGPA.
Aujourd’hui, je me retrouve avec seulement mes points de rapprochement de conjoint, car mon établissement ZEP comme beaucoup d’autres, n’a pas été reclassé APV.
Beaucoup de collègues, engagés fortement comme moi-même pour des élèves en grande difficulté se retrouvent sacrifiés sur l’hôtel d’une administration inhumaine, j’ai le triste sentiment que mon employeur ne fait aucun différence entre un poste dans un collège classique, et ceux qui se sont engagés auprès des publics les plus fragiles.
Quel désarroi de penser que son travail n’est pas reconnu. Quel déception que de penser que son engagement n’est même pas valorisé alors que cela était prévu.
JE SUIS ECOEUREE.
un texte indispensable pour les professionnels de la politique de la ville qui n’évite aucun sujets sensibles et remet les idées en place !
J’avais donné l’information sur la décision du Conseil d’Etat / CLAIR
le 9 novembre sur Tout éduc
http://www.touteduc.fr/index.php?sv=32&aid=2670.
Il me semble que la Lettre d’information juridique omet (volontairement ?) un
point de la décision de la Haute juridiction, qui insiste sur le
caractère expérimental du programme.
Autrement dit, "tant qu’il s’agit d’une expérimentation, nous laissons passer. Il en irait autrement
s’il s’agissait d’une généralisation". Il est vrai que c’était déjà ce
qu’elle avait fait pour le bac pro en 3 ans, ce qui n’avait pas
empêché sa généralisation...
Bonjour
Je déplore une dérive de délation constante dans la communication qui va finir par nuir aux journalismes en tuant son métier, devenu malsain. A mener à la connaissance de chacun l’existence de l’information à la minute, rien de mieux, mais, trop de mots insultants circulent sans raison. Vous devez le savoir, que vous possédez une arme d’écriture dangereuse, que vous devez maitriser sans vous laisser embarquer par des individus irresponsables. Si je me permets de vous l’écrire, c’est que je crois encore au bien util que vous nous apportez dans vos texts.
J’approuve la nomination de Fadéla Amara à la fonction d’Inspectrice Générale des Affaires Sociale. C’est une belle initiative de notre président de la République, qui a aboli " Jacobinisme, et conservatisme", il nous donne une leçon d’huminisme, il est plus près des citoyens, qu’un grand nombre de donneurs de leçons. Tad Coz
... et "X.Y.Zep" ? Nous en avons besoin. Déjà, on ne le reçoit plus (mais on peut le lire sur écran) : va-t-il mourir aussi ?
A l’heure actuelle, le travail se poursuit entre les responsables de l’ENS qui vont être chargés de la nouvelle organisation et le responsable du Centre Alain-Savary.
Pour l’instant les personnels du centre Alain-Savary (outre la responsable, un enseignant-chercheur, cinq chargés d’étude dont trois à mi-temps) n’ont pas de vision précise de ce qui va se passer pour eux et pour le Centre, si ce n’est les hommages répétés à la qualité du travail réalisé qui ont été présents dans les rapports. On devrait voir plus clair dans quelques semaines, à la fois sur l’avenir des missions (et leur évolution éventuelle) et des personnes.
Rappelons que plusieurs postes du Centre Alain-Savary ne sont pas pourvus depuis plusieurs mois.
on ne peut qu’être heureux pour Rudy, mais y-a-t-il possibilité de chiffrer les besoins ? Combien de Rudy potentiels et combien, en face , de places en internat d’excellence ?
L’OZP peut-il officiellement se renseigner sur cette question de l’avenir du centre Alain Savary ?
Dans ce naufrage, que devient le centre Alain Savary, centre national de ressources et de recherches sur l’éducation prioritaire ?
Que devient le bulletin "X.Y.Zep" ?
Que deviennent les enseignants-chercheurs travaillant dans les territoires de l’éducation prioritaire ?
Quelqu’un le sait-il ?
Si le Centre Alain Savary disparaît, ce sera une catastrophe.
excellente analyse qui fait comprendre que les zones prioritaires ne doivent pas se limiter aux banlieues..je ne connaissais pas cet auteur, mais travaillant en Zus je peux vous confirmer que les parcours de réussites sont tres nombreux. merci pour cettte info.