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13/06 - La ZEP, formule de politique locale d’éducation

13 juin 2005 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait du « Café pédagogique » du 13.06.05 : un colloque sur les politiques locales d’éducation a eu lieu à Poitiers les 7 et 8 juin 2005.

Un important colloque a eu lieu à l’Ecole supérieure de l’Education nationale à Poitiers début juin. Le Café pédagogique en rend compte de façon détaillée.

Lire le compte rendu

Sont résumées les interventions d’Agnès Van Zanten dont on trouvera ci-dessous un extrait, d’Antoine Prost (Point de vue historique), de Dominique Glasman (« Impliquer les acteurs dans ce qui les regarde ? »), d’Yves Dutercq (« Craindre davantage les pouvoirs locaux que l’Etat ? ), de Nathalie Mons (« La décentralisation des systèmes éducatifs dans le monde : plus inégalitaire ? » ), ainsi qu’un table ronde européenne.

De cette dernière table ronde, nous extrayons la citation suivante de M. Tondellier, de l’académie de Lille :

« Le recteur Fortier avait demandé une " modernisation " du système public, en cherchant à diffuser chez les enseignants de nouvelles manières de faire (travail à partir d’évaluations, travail collectif...). Ce discours se diffuse dans les IA, les bassins, les districts, dans le but d’irriguer le discours administratif. Des " missionnés " (IPR ou IEN) sur des crédits académiques viennent bousculer le pouvoir traditionnel de la hiérarchie, créant parfois des logiques antagonistes entre contrôle et animation pédagogique.

Cette organisation " post-bureaucratique " a un caractère composite, en mouvement, procédant par essai-erreur, est traversée par plusieurs logiques selon les endroits : parfois libéral, parfois démocratique. La fascination de certains cadres pour le management privé est patente, jusqu’à ce qu’une régulation ne vienne chercher à réguler les concurrences entre établissements, et à une recentralisation du pouvoir vers les rectorats. La création des bassins, censée réguler l’offre scolaire, limite la concurrence et l’opacité des politiques de guichet mise en œuvre par certains établissements.

Les budgets d’établissements sont liés à l’évaluation des projets d’établissements. La supervision du travail des enseignants s’accroît, l’incitation à participer à des projets, des formations... On développe le pilotage par projet, par contrat, par chantier, avec des collectifs multi-catégoriels. Chaque chantier mobilise un groupe de pilotage, parfois trop fourni pour les ZEP par exemple. Les demandes de bilan de contrat s’exercent sur les responsables de projets, dont les compétences et la légitimité sont souvent à interroger, tant elle est hétérogène. Ces fonctions sont occupées de manière provisoire, sans reconnaissance particulière.
Les effets de tous ces dispositifs sur la réussite des élèves sont difficiles à mesurer, selon les résultats de nos travaux. »

Le « Café pédagogique termine par une note de conclusion sur ce colloque :

Lire la conclusion de Patrick Picard

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