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Le think-tank "L’avenir n’attend pas" propose la création de "pré-petites sections"

8 janvier 2014 Version imprimable de cet article Version imprimable

Dans son pre­mier rap­port publié hier, le think-tank "L’avenir n’attend pas" pré­sente 3 pro­po­si­tions "qui ne coûtent presque rien" pour amé­lio­rer l’école mater­nelle, dont la créa­tion de "pré-petites sections".

"Axer les réformes en matière d’éducation sur la mater­nelle", en créant notam­ment des "pré-petites sec­tions" : c’est ce que pré­co­nise le think-tank "L’avenir n’attend pas" dans son pre­mier rap­port, publié ce lundi. Il y pré­sente 3 pro­po­si­tions "pour être les pre­miers de la classe en 2025", ceci "sans dépense publique sup­plé­men­taire ou presque".

La mater­nelle, un "jar­din d’éveil"

Pour faire de la mater­nelle un "véri­table jar­din d’éveil", le col­lec­tif pro­pose de mettre en place "pour les deux et trois ans", "une struc­ture mixte inter­mé­diaire entre la crèche et l’école avec, par classe, à la fois un EJE (éduca­teur de jeunes enfants) et un ensei­gnant". Ces "pré-petites sec­tions" pour­raient par exemple s’intégrer dans le cadre des pro­jets éduca­tifs ter­ri­to­riaux, "à dépense publique pra­ti­que­ment inchan­gée". Elles deman­de­raient "la créa­tion d’environ 10 000 postes sur les 60 000 pré­vus au cours du quin­quen­nat", pré­cise Juliette Méadel, fon­da­trice du think-tank, à l’AEF.

L’enjeu serait "de favo­ri­ser au maxi­mum un conti­nuum pour le jeune enfant, tout en garan­tis­sant le res­pect de son bien-être, de ses besoins". Pour le think-tank en effet, l’école mater­nelle actuelle, mal­gré le dis­po­si­tif de sco­la­ri­sa­tion des enfants de moins de 3 ans déve­loppé par Vincent Peillon en ZEP, "est orga­ni­sée comme un envi­ron­ne­ment pré-scolaire pas tou­jours adapté au rythme du jeune enfant".

Le lan­gage, une "prio­rité pédagogique"

Deuxième pro­po­si­tion du col­lec­tif, faire de l’apprentissage du lan­gage une "prio­rité péda­go­gique", puisque "90% des enfants en dif­fi­culté à l’issue du Cours pré­pa­ra­toire (CP) sortent du sys­tème sco­laire sans qua­li­fi­ca­tion ni diplôme".

Il s’agirait donc de "déve­lop­per dès 2 ans et jusqu’au Cours pré­pa­ra­toire inclus, une péda­go­gie spé­ci­fi­que­ment dédiée au déve­lop­pe­ment des com­pé­tences lan­ga­gières et cog­ni­tives des enfants". Les ensei­gnants seraient for­més à cette méthode ("il ne s’agit pas d’une for­ma­tion lourde" pré­cise le rap­port), et elle pour­rait égale­ment s’intégrer dans le cadre des acti­vi­tés péri­sco­laires par le biais d’"activités de jeux".

Un petit déjeu­ner gra­tuit pour "amé­lio­rer l’accueil" des enfants

Enfin, le col­lec­tif pro­pose, pour "amé­lio­rer l’accueil des enfants", de leur offrir un petit déjeu­ner gra­tuit. En effet, sou­ligne le rap­port, cer­tains enfants ne prennent pas de petit déjeu­ner avant de venir en classe, ce qui occa­sionne une "perte de concen­tra­tion du fait de la fatigue encou­rue en fin de mati­née". Ce dis­po­si­tif, déjà lancé par Pierre Mendès France en 1954 avec la dis­tri­bu­tion quo­ti­dienne de verres de lait dans les écoles, pour­rait être orga­nisé avec l’aide des AMAP ou des entre­prises agricoles.

Le think-tank s’appuie sur les mau­vais résul­tats des élèves fran­çais dans l’enquête Pisa, ce qui "établit que non seule­ment les com­pé­tences des jeunes fran­çais sont médiocres, mais qu’elles se dégradent avec le temps". Or, si la majo­rité des dif­fi­cul­tés sco­laires "s’établissent dès la petite enfance", le col­lec­tif estime "qu’il est pos­sible de les prévenir".

Education et Classement PISA : Trois propositions - qui ne coûtent presque rien -
pour être les premiers de la classe en 2025
(20 pages)

Extrait de vousnousils.fr du 07.01.2014 : Maternelle : la création de "pré-petites sections" proposée par un think-tank

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