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26/07 - Dans les ZEP de l’Ile Maurice

25 août 2004 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait de « Week-End » du 26.07.04 : dans les ZEP de l’Ile Maurice

Le secteur privé apporte un nouveau souffle aux ZEP de l’Ile Maurice.

Trente-trois entreprises privées faisant partie du Joint Economic Council s’associent aux différents projets éducatifs des écoles de la Zone d’Éducation Prioritaire (ZEP). Le nouveau partenaire du ministère de l’Éducation a scellé sa contribution, lundi dernier, par un Memorandum of Understanding.

L’accord a été rendu officiel à l’école Emmanuel Anquetil. Le lieu est on ne peut plus symbolique. En effet, cette école de Roche Bois représente non seulement le profil type d’une école de la ZEP, mais constitue aussi l’exemple à suivre par d’autres établissements primaires. La participation parentale, l’effort des enseignants, la volonté de la communauté, entre autres, ont contribué à faire changer de façon positive l’école d’orientation.

L’arrivée du secteur privé ne peut que renforcer le projet de la ZEP. Les écoles de Maurice et celle de Rodrigues ont trouvé des parrains, mais les deux écoles d’Agaléga sont, pour l’instant, orphelines. Selon Gilbert Espitalier-Noël, du JEC, pour des raisons géographiques et pratiques, aucune entreprise n’a pu prendre en charge les écoles de l’archipel.

Les trente-trois entreprises axeront leurs contributions sur le plan logistique et de ressources humaines. "Nous ne toucherons pas à l’infrastructure car ce n’est pas la vocation du JEC. Nous aiderons pour la formation des enseignants et collaborerons activement avec la ZEP Unit du ministère en ce qui concerne les mesures mises en place pour promouvoir la performance des écoles", explique Gilbert Espitalier-Noël. Chaque école de la ZEP sera encadrée par l’entreprise la plus proche de l’établissement. Un liaison officer fera le lien entre l’école et la communauté. Les liaison officers ont déjà été recrutés par l’intermédiaire de certaines organisations non-gouvernementales. "Quelques liaison officers ont déjà commencé leur travail", assure Gilbert Espitalier-Noël.

Un comité comprenant un représentant de chaque entreprise du JEC rencontrera régulièrement les autorités de l’éducation pour un suivi des engagements pris dans le protocole d’accord signé le 19 juillet.

220 enfants en colonie de vacances

220 enfants passeront une partie de leurs vacances en colonie. Le concept sera initié par le National Children’s Council (NCC) en collaboration avec ministère des Droits de la Femme dès le 27 juillet. La présidente du NCC, Myriam Narainsamy, explique que la majorité des jeunes participants de la première colonie organisée par le ministère viennent des écoles de la Zone d’éducation prioritaire (ZEP). "Nous savons que la plupart de ces enfants n’ont pas véritablement de vacances. Soit ils restent chez eux, soit ils font de petits boulots", explique-t-elle.

Du 27 au 29, un premier groupe d’enfants de 8 à 12 ans passeront leurs vacances au Centre de Créativité de Mahébourg. Le deuxième groupe, qui comprend des adolescents de 12 à 15 ans, sera hébergé au Young Farmers’Center de Belle-Mare du 9 au 11 août. Pour ce qui est de l’encadrement et de la sécurité des enfants pendant leurs séjours dans les différents centres d’hébergement, Myriam Narainsamy précise que des dispositions ont été déjà prises dans ce sens. "Hormis les encadreurs qui seront sur place, nous bénéficierons de la présence de la police. Les ministères de la Santé et de la Jeunesse et des Sports collaboreront aussi avec nous en nous pourvoyant des ressources", souligne-t-elle. Des activités et des sorties ont été prévues pour les enfants de la colonie. Myriam Narainsamy explique que le frais de participation de Rs 100 servira à financer une partie du projet. "Toutefois, les enfants qui n’ont pas les moyens de contribuer au frais de participation en sont exemptés", souligne Myriam Naraiansamy.

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