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12/08 - Dans les ZEP de La Réunion (Clicanoo)

25 août 2004 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait de « Clicanoo » du 12.08.04 : dans les ZEP de La Réunion.

Lycée Sarda-Garriga, Saint-André. On est en pleine vacances. Le lycée semble désert. Pourtant, un petit portillon sur le côté de l’établissement est ouvert. Et à bien y regarder, la cantine est allumée. A l’intérieur, des jeunes, une trentaine, sont assis devant de grands bureaux. Livres ouverts, air concentré, stylo à la main, ils sont en cours. Pendant que la majorité de leurs camarades de classe sont en vacances, eux ont repris le chemin de l’école pour une semaine. Pas parce qu’un prof les a obligés à venir pour rattraper un quelconque retard scolaire mais par choix.

Lutte contre la violence

Tous ces collégiens et lycéens participent à l’opération École ouverte. Ce dispositif mis en place à la Réunion en 1997 consiste à ouvrir les portes d’établissements scolaires généralement placés en Zone d’éducation prioritaire (ZEP) pendant les vacances à des élèves souvent de quartiers défavorisés. On leur propose sur place de suivre des cours de soutien et surtout de participer à de nombreuses activités sportives et culturelles. à Sarda-Garriga, on propose par exemple à ces adolescents de faire de l’équitation, du kayak, passer leur Attestation de formation aux premiers secours, aller à la Forêt aventure au Maïdo ou encore s’offrir un bon petit film au cinéma. Bien évidemment, tout est gratuit.

L’objectif d’un tel programme est multiple. D’abord, lutter contre la violence en ne laissant pas les jeunes vivant dans des quartiers difficiles désœuvrés pendant les vacances. École ouverte permet aussi à ces élèves de ne pas prendre trop de retard scolaire pendant les vacances par rapport à d’autres jeunes qui seraient plus poussés par leurs parents. L’initiative a enfin pour but de montrer l’école sous un autre jour.

Un autre rapport avec les professeurs

L’opération est en effet en partie prise en main par des membres du corps enseignant des établissements qui accueillent les élèves. L’occasion pour les professeurs de sortir de leur habituel rôle de donneur de leçons. “Quand je viens ici, je suis habillé différemment. Les élèves m’appellent par mon prénom, me tutoient. On crée des liens vraiment différents de ceux que l’on a habituellement. Et ça se ressent ensuite sur le reste de l’année. Je sens que mes élèves me respectent plus”, confirme William Bègue qui chapeaute le projet au lycée Sarda-Garriga.

Après quelques années où l’École ouverte tournait un peu au ralenti, le rectorat a décidé de lui redonner un second souffle depuis deux ans. Résultat, 24 établissements ont participé à l’opération l’an dernier, une trentaine cette année. Et le rectorat attend de nouvelles candidatures pour l’édition 2004/2005.

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