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COMMUNIQUÉ OZP : L’OZP et la « dilution » des fonctions de professeur référent

3 juin 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

COMMUNIQUÉ

L’OZP et la « dilution » des fonctions de professeur référent

Sans qu’aucune consigne n’ait été donnée, des suppressions d’emplois de professeur référents ont été décidées au cours de cette année.

Comme souvent dans le passé, le système a réagi par un changement précipité dans ses priorités à la réforme des collèges, encouragé par les consignes d’autonomie renouvelées à cette occasion. Si les fonctions de coordonnateur sont restées confortées, celles de professeur référent (sous leurs diverses appellations) ont souvent été éclatées selon les 3 missions principales sur des personnes différentes : dans le 1er degré, « poste « Plus de maîtres que de classes », formateur REP ou coordonnateur de niveau ou selon d’autres missions.

Certes, une redéfinition des missions des différentes personnes ressources existant dans les REP+, en s’appuyant sur les acquis et en tenant compte d’autres initiatives, peut être utile. Mais pas dans la précipitation et pas à la seule initiative des collèges, mais en réseau. C’est pourquoi l’OZP a souhaité que l’autonomie ne soit pas, en REP+, celle du seul collège, mais celle du réseau. Il est important que l’évolution des fonctions et de l’affectation des ressources propres au réseau soit pilotée dans le cadre du projet de réseau et des instances du réseau et coordonnée au niveau académique.

Le personnage du professeur référent, comme celui du coordonnateur, est central dans l’existence des réseaux renforcés. L’institution a une dette envers ce millier de personnes qui se sont engagées dans la transformation de l’éducation prioritaire. On ne peut décider de passer à d’autres formes sans avoir fait le bilan de cette fonction et avoir reconnu cet engagement.

La création du cycle III (CM1, CM2, 6ème) sera décisive ; dans certains réseaux, le cycle III est l’occasion d’un travail collectif approfondi et pas seulement une nouvelle délimitation des territoires. Il devient le lieu où s’échangent les compétences développées dans chacun des deux degrés.
 

Un autre souhait, pas anodin du tout : l’éducation nationale est une institution qui n’a pas de mémoire et qui efface les dispositifs et les fonctions sans jamais faire de bilan. Cette fonction de professeur référent après 8 ou 9 ans de fonctionnement sur le modèle 2006 (4 personnes ressources par réseau, dans 250 réseaux, disponibles pour entreprendre des transformations) constitue une expérimentation en grandeur nature. Au moment où elle se transforme profondément, il serait urgent de lancer une recherche sur ce que cette innovation a effectivement produit pour savoir si ce modèle peut être repris. L’OZP a-t-elle surestimé ce qui a réellement été fait ? Ce qui a été entrepris dans les meilleurs des cas a-t-il fait oublier des cas plus décevants ? Ou bien, une fois de plus, l’institution a-t-elle sous-estimé le travail accompli sur le terrain ?

Paris le 3 juin 2016

Consulter aussi : COMMUNIQUÉ OZP : « L’éducation prioritaire dans la réforme de la scolarité obligatoire : une étape délicate. »

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