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A l’entrée en 6ème, importants écarts de résultats scolaires selon l’origine sociale et les académies, plus marqués encore en REP+ ( Note d’information DEPP)

22 juin 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

Pour la première fois en France, une évaluation par ordinateur a été conduite auprès d’un très large échantillon d’élèves représentatif de chacune des académies (160 000 élèves de sixième).
En 2015, huit élèves de début de sixième sur dix ont acquis les attendus du socle en maîtrise de la langue et sept sur dix en mathématiques et sciences. Ces élèves sont entrés dans leur très grande majorité en CP en septembre 2010.
Les écarts entre académies sont importants et renvoient à d’autres résultats similaires observés dans la suite de la scolarité. Si la tonalité sociale des académies est susceptible d’expliquer une partie de ces écarts, certaines d’entre elles se distinguent par de meilleures performances que celles attendues.
L’analyse des écarts de performance entre élèves selon leur origine sociale révèle que certaines académies parviennent à combiner efficacement performance et équité.

[...] Des diffi cultés en éducation prioritaire
Des différences importantes sont constatées entre les élèves scolarisés dans le secteur de l’éducation prioritaire (EP)et les autres. Les élèves accueillis dans les établissements publics appartenant
à un REP+ (environ 5 % des élèves de 6e) ont des lacunes particulièrement importantes.
En effet, la différence de maîtrise avec les collégiens scolarisés dans des établissements publics hors EP est de plus de 20 points en compétence 1 (59,8 % contre 83,2 %) et de près de 30 points en
compétence 3 (44 % contre 73,1 %).

Les élèves scolarisés en début de 6e dans le secteur privé ont une meilleure maîtrise des compétences évaluées que ceux du secteur public hors EP. Cet écart doit toutefois être relativisé, car le secteur
privé accueille proportionnellement plus d’élèves très favorisés socialement que le secteur public.

Des écarts importants selon l’origine sociale des élèves
Un indice de position sociale a été déterminé à partir de la PCS du responsable de chaque élève (voir « en savoir plus »).
Les élèves sont alors classés selon cet indice, en cinq groupes, des 20 % les plus défavorisés socialement aux 20 % les plus favorisés (FIGURE 2).
Parmi les élèves les plus favorisés socialement, les taux de maîtrise avoisinent 90 %. Un échelonnement des taux de maîtrise des compétences est observé entre les cinq groupes. Chez les plus défavorisés, les taux de maîtrise sont alors respectivement
de 68,9 % et de 54,7 %, pour la compétence 1 et la compétence 3.

Une France géographiquement disparate
Les difficultés sont plus prononcées dans le Nord et dans les DOM (FIGURE 3). La part des élèves maîtrisant la compétence 1 est
inférieure à 80 % dans les académies de Lille (77,0 %), d’Amiens (78,0 %), de Rouen (78,1 %) et de Créteil (79,2 %). Elle ne dépasse pas 75 % dans les DOM : Guyane (40,5 %), La Réunion (67,9 %), Guadeloupe (69,1 %), Martinique (72,9 %).
En revanche, les élèves scolarisés dans les collèges de l’académie de Rennes et en Île-de-France (hors académie de Créteil)
sont majoritairement plus à l’aise en maîtrise de la langue. Ils sont près de 87 % à Rennes et à Versailles, ce taux atteint près
de 90 % à Paris.
Pour la compétence 3, la répartition est assez similaire, bien que plus contrastée.
Moins de deux tiers des élèves maîtrisent cette compétence dans les académies de Créteil (65,5 %), de la Corse (61,1 %) et dans les DOM. Les académies d’AixMarseille et de Montpellier, avec un taux
de maîtrise d’environ 69 %, affichent également
de plus faibles résultats, proches de ceux observés dans les académies du Nord de la France : Lille (66,6 %), Amiens (67 %) et Rouen (67,5 %). À l’Ouest, les académies de Rennes (78,0 %), de Nantes (77,6 %) et de Bordeaux (76,2 %) rejoignent celle de Paris (77,1 %), avec les taux de maîtrise les plus élevés.
Cette configuration se rapproche des résultats observés lors des évaluations de la Journée Défense et Citoyenneté (JDC) pour lesquels les pourcentages les plus élevés de jeunes en difficulté de lecture ou en mathématiques se situent dans le Nord et dans les DOM (voir « en savoir plus »).

Extrait de cache.media.education.gouv.fr juin 2016 : Évaluation numérique des compétences du socle en début de sixième : des niveaux de performance contrastés selon les académies

 

C’est une première. La Depp (division des études du ministère de l’éducation nationale) publie les résultats d’une étude portant sur plus de 160 000 élèves entrant en 6ème pour évaluer leur niveau de maitrise du socle commun. Elle montre que les écarts de réussite scolaire sont déjà bien présents à la fin de l’école primaire. Ils sont sociaux. Mais aussi géographiques, certaines académies obtenant à conditions égales de meilleurs résultats que d’autres. Mais pourquoi ?

Extrait de cafepedagogique.net du 22.06.16 : A la fin de l’école primaire, des écarts sociaux de réussite scolaire déjà bien installés

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