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Les propositions d’Emmanuel Macron sur l’éducation : meilleure rémunération pour les enseignants en éducation prioritaire, plus d’autonomie pédagogique pour les établissements, réforme de la carte scolaire

14 novembre 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

Ajout du 19.11.16
[...] Priorité au primaire
Emmanuel Macron l’affirme, l’école sera l’une de ses principales préoccupations, particulièrement l’école primaire. C’est là qu’ »il y a une révolution à faire » selon l’ancien ministre. Une priorité déjà affichée par Vincent Peillon en 2012, lors de ses débuts à l’Education nationale.

Emmanuel Macron veut particulièrement mettre l’accent sur les écoles des quartiers en difficulté, appartenant aux REP. Son intention est d’y attirer davantage de professeurs expérimentés, qui bénéficieraient d’une liberté pédagogique importante et seraient mieux payés. Il souhaite également donner « une véritable autonomie pédagogique aux écoles ».

Réforme de la carte scolaire

L’ancien ministre se montre par ailleurs opposé à la fin du collège unique. « Les sacrifiés du collège unique sont ceux qui ne savent pas lire et écrire en y arrivant. Ce serait donc prendre le problème à l’envers que de déconstruire le collège unique », estime-t-il. Emmanuel Macron veut également introduire davantage de mixité dans les établissements, un chantier sur lequel travaille déjà Najat Vallaud-Belkacem.

Pour diminuer les inégalités sociales entre établissements, l’ancien ministre envisage une réforme de la carte scolaire, et préconise de donner davantage de moyens aux établissements les plus défavorisés. Il propose aussi d’enrichir l’offre scolaire des établissements en difficulté, afin de rétablir leur attractivité auprès des élèves plus favorisés.

Extrait de vousnousils.fr du 17.11.16 : Les propositions d’Emmanuel Macron pour l’éducation

 

Nous avons examiné plusieurs des premières propositions formulées par l’ancien ministre et presque candidat à la présidentielle dans une interview à « L’Obs ».

 

[...] 5. Plus d’« autonomie pédagogique » pour les établissements scolaires

Emmanuel Macron estime que « les moyens et capacités ne peuvent être les mêmes » entre un établissement de quartier « favorisé » et un autre de l’éducation prioritaire : « Il faut arrêter de saupoudrer et assumer d’y investir de façon différenciée. Il faut donner plus à ceux qui en ont le plus besoin », ajoutant que cela passe par une meilleure rémunération des enseignants dans les écoles défavorisées. Il ajoute croire à « une véritable autonomie pédagogique pour les établissements. »

C’EST DÉJÀ LA LIGNE DU GOUVERNEMENT

C’est en fait globalement la même ligne que celle du gouvernement actuel. La réforme de la carte de l’éducation prioritaire portée par Najat Vallaud-Belkacem avait déjà pour objectif de limiter le « saupoudrage » pour réellement développer les moyens des établissements les plus en difficulté.

Avec un résultat limité pour l’heure. Le nombre d’élèves par classe en primaire en 2015 restait à peine inférieur en éducation prioritaire (22,7 en moyenne) à celui du reste des établissements (24,1), a noté le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) dans un rapport publié à la fin de septembre. Les enseignants concernés bénéficient par ailleurs déjà de primes incitatives et d’occasions de carrière bonifiées.

Au-delà du discours, il faudrait donc savoir quels moyens précis Emmanuel Macron veut allouer à l’éducation prioritaire et de quelle manière les répartir pour juger.

On retrouve également le mot « autonomie » dans les programmes éducatifs de plusieurs candidats à la primaire de la droite, comme Jean-Frédéric Poisson. Mais il est plutôt associé alors à une autonomie budgétaire et/ou de recrutement des enseignants, voire à un développement de l’enseignement privé, ce qui n’est pas vraiment le cas chez Emmanuel Macron.

6. Réformer la carte scolaire

« On doit absolument la faire évoluer », tranche l’ex-ministre, citant le cas d’une mère de famille d’un quartier réputé sensible de Montpellier qui trouve « injuste » de ne pas pouvoir inscrire ses enfants en centre-ville. Et d’appeler à « de la mobilité sociale ».
C’EST FLOU

Actuellement, les élèves vont principalement dans le collège de leur secteur d’habitation. Des possibilités de dérogation existent, mais elles sont limitées. Il est communément admis que le système actuel ne favorise pas une grande mixité sociale entre établissements, puisque ces derniers rassemblent les élèves d’un même quartier.

Mais Emmanuel Macron se garde bien, dans son interview, d’expliquer précisément la manière dont il souhaiterait changer le système. Souhaite-t-il donner une plus grande liberté de choix au parent, sur un modèle comparable à l’assouplissement de la carte scolaire sous Nicolas Sarkozy (critiqué par un rapport du Sénat pour avoir « ghettoïsé » des établissements) ? Veut-il un système plus directif, pour « forcer » la mixité par des mécanismes d’affectation ? La proposition reste vague en l’état.

Extrait de lemonde.fr/les-decodeurs/ du 10.11.16 : Les propositions d’Emmanuel Macron...

 

Extrait de touteduc.fr du 11.11.16 : http://www.touteduc.fr/fr/abonnes/a...

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