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"Au programme : l’éducation prioritaire clive droite et gauche" (Faïza Zerouala, Mediapart)

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Au programme (12). L’éducation prioritaire clive droite et gauche
20 avril 2017 Par Faïza Zerouala

L’éducation prioritaire apparaît peu dans les programmes des candidats. À droite, la plupart des prétendants à l’Élysée préfèrent promouvoir une école élitiste. À gauche et chez Emmanuel Macron, le sujet est pris en compte mais les propositions s’inscrivent dans la continuité de la politique impulsée par le gouvernement depuis cinq ans.

L’éducation prioritaire ne semble pas ou peu intéresser la droite. Celle-ci préfère dessiner pour l’école un horizon autoritaire à coups d’uniformes pour tous, d’écoles privées et de roman national. Ce pan précis de la politique éducative est quasiment absent des programmes des candidats de ce côté de l’échiquier politique. François Fillon, ancien ministre de l’éducation nationale entre 2004 et 2005, réclame « une école de l’excellence pour tous ». Il poursuit : « L’éducation est une priorité pour remettre la France debout. » Mais point de mention de l’éducation prioritaire à l’horizon. Chez Nicolas Dupont-Aignan, la seule mesure qui y est rattachée porte sur le dédoublement systématique des classes « dans les établissements sensibles, notamment en CP, afin de tenir un objectif de 15 élèves par classe ». [...]

[...] Marc Douaire, qui a lui-même enseigné en ZEP, préside l’Observatoire des zones prioritaires. Cette association a interpellé les principaux candidats – à l’exclusion du FN – sur la question qui les préoccupe. Seuls Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ont envoyé leurs représentants (lire ici le compte-rendu de la rencontre). Marc Douaire regrette à la lecture des programmes que « rien [ne soit] fait pour réduire les inégalités, tous restent à la surface des choses ». Mais il salue le fait que personne n’ait évoqué la possibilité de détricoter le dispositif, voire de le faire disparaître purement et simplement. S’il confie ne pas être dupe des promesses électorales des uns et des autres, il reste satisfait du fait que tous assurent qu’ils maintiendront le financement actuel, soit 1,3 milliard d’euros annuels.

Extrait de mediapart.fr du 20.04.17 : Au programme (12). L’éducation prioritaire clive droite et gauche

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