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Sortie du film "Les grands esprits" : comédie sur le désarroi d’un prof de lycée de centre ville nommé dans un collège REP+ à Stains (93)

14 septembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Additif du 29.09.17

Un jour qu’il pérore sur la nécessité d’envoyer dans les banlieues les meilleurs et les plus expérimentés des professeurs, François Foucault est pris au mot par une représentante du ministère de l’Education nationale. Le voilà obligé de quitter son prestigieux lycée parisien et de passer le périphérique, direction le collège Barbara de Stains. Sa mission : analyser les problèmes des enseignants et ceux des élèves dans un établissement difficile, tout en faisant la classe aux « sauvageons »…

Ce scénario, qui tombe à pic, est malheureusement abandonné en route. Le réalisateur fait trop vite fondre le cœur de son François Foucault : ce grand esprit s’éprend d’une collègue, en couple avec un prof de maths borné, et il découvre que les sales gosses qu’il initie aux Misérables ont des talents cachés. Même si la démonstration est un brin convenue, on sent l’envie sincère de redonner espoir en l’éducation !

Critique du 12/09/2017

 

Dans son film Les grands esprits, Olivier Ayache-Vidal raconte l’histoire d’un brillant professeur de lettres, normalien, et fils d’écrivain, que certaines circonstances conduisent à quitter le Lycée Henri IV, pour venir affronter, pendant une année, les élèves d’un collège classé en REP + (Réseau d’Éducation prioritaire). Denis Podalydès, alias François Foucault, parvient tant bien que mal à s’imposer, en faisant partager une atmosphère et une démarche de travail.

Chaque spectateur sera juge de la vraisemblance globale de l’histoire, et de l’intérêt proprement cinématographique de l’œuvre. Mais nous invitons tous les enseignants en formation, et tous les autres, d’ailleurs, à courir le voir. Car il a pour nous l’intérêt de faire comprendre, par-delà les polémiques et les caricatures, ce que peut être une évaluation « bienveillante ». [...]

Extrait de theconversation.com du 29.09.17 : Oodalydès, Pagnol, et l’évaluation bienveillante

 

Le film de la semaine : « Les Grands Esprits » d’Olivier Ayache-Vidal

Enseigner dans un prestigieux lycée parisien ou dans un collège d’éducation prioritaire d’une banlieue défavorisée, est-ce exercer le même métier ? Voilà en tout cas le fil rouge présidant à la démarche d’Olivier Ayache-Vidal tout au long de la réalisation de son premier film, « Les Grands Esprits ». Fruit d’une observation attentive et d’une immersion prolongée à Stains dans un établissement classé REP+, la fiction documentée met en scène, -en respectant les conventions d’une comédie dramatique-, les aventures mouvementées d’un professeur de lettres engoncé dans des principes que la dure réalité d’une classe difficile fait voler en éclats.
La satire hilarante prend bientôt des couleurs plus sombres au gré de la métamorphose d’un adepte élitiste de la culture et du savoir en enseignant obsédé par les moyens de transmettre le goût d’apprendre au plus grand nombre. En dépit de représentations simplificatrices du corps enseignant et de certains clichés sur l’institution scolaire, « Les Grands Esprits » dessine sous nos yeux le portrait, parfois excessif, souvent revigorant, d’un professeur en train d’élaborer une méthode de pédagogie active, en adéquation avec l’idéal démocratique que doit porter l’école républicaine.

Extrait de cafepedagogique.net du 13.09.17 : Le film de la semaine : « Les Grands Esprits » d’Olivier Ayache-Vidal

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