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"La lutte des classes" : un film qui met l’école au cœur des tensions sociales. Présentations du Café pédagogique et de ToutEduc

4 avril Version imprimable de cet article Version imprimable

Additif du 19.04.19

« La lutte des classes » : la rude rencontre du scolaire et du social

L’école publique est-elle menacée de disparition dans les quartiers « sensibles » ? La question est soulevée par le dernier film de Michel Leclerc, intelligemment intitulé La lutte des classes. Un long-métrage qui devrait intéresser aussi bien les enseignants que les parents d’élèves.

Le film met en scène la difficulté de faire les bons arbitrages, quand est en cause le choix d’un établissement scolaire. Car comment armer au mieux ses enfants pour la compétition sociale, dont la compétition scolaire est l’un des premiers « actes », et, sans doute, l’un des plus décisifs ?

Dans le film, trois histoires se chevauchent, trois avenirs sont en jeu. L’avenir du jeune Corentin, qui ira jusqu’à risquer la noyade pour se conformer à l’injonction d’avoir une religion pour être comme ses camarades. L’avenir du couple de ses parents, Paul, le bobo, et Sofia, l’avocate, qui risque de se briser sous les coups de boutoir des douloureux choix à faire, réveillant des épisodes de leur propre enfance. Et l’avenir de l’école publique de secteur, qui risque de mourir du fait de la fuite des élèves « blancs ».

Extrait de thconversation.comdu 09.04.19.

 

« La Lutte des classes » de Michel Leclerc

Sortie le 3 avril 2019

Bande-annonce

 

Le film de la semaine : « La Lutte des classes » de Michel Leclerc

L’école publique est-elle aujourd’hui fidèle à la promesse républicaine d’un accès égal à l’instruction pour tous dans les meilleures conditions ? Comment des parents inquiets pour l’avenir de leurs enfants vivent-ils la scolarisation de leur progéniture dans un contexte de dépérissement de la mixité sociale au sein de l’Education nationale notamment ? Fils d’enseignants, Michel Leclerc –auteur-scénariste et réalisateur (« J’invente rien » 2006, « Le Nom des gens » 2010, « La Vie très privée de Monsieur Sim, 2015)-, refuse langue de bois et universalisme abstrait. Il pratique la mise à l’épreuve des convictions aux prises avec la réalité à travers « La Lutte des classes ». Avec sa compagne, coscénariste et actrice Baya Kasmi, le cinéaste s’inspire de sa propre expérience et nous livre une fantaisie ‘documentée’, entre comédie réaliste et fable utopiste, mettant en scène les atermoiements, entre public et privé, d’un couple déboussolé par la complexité d’une situation concrète : quelle école pour assurer l’avenir (et l’épanouissement) de leur fils ? Quels choix éducatifs en accord avec les valeurs humanistes ? En mettant au jour les errements touchants de ses deux protagonistes (Sofia et Paul, amoureux et singuliers, parents aimants d’un gamin futé et frondeur), « La Lutte des classes » bouscule l’idéal républicain et son incarnation dans la société française. Le propos de Michel Leclerc, dans sa drôlerie et sa justesse, dépasse largement ici le questionnement de l’institution scolaire.

Extrait de cafepedagogique.net du 03.04.19

 

"La lutte des classes" : un film qui met l’école au cœur des tensions sociales (sortie le 3 avril)

"La lutte des classes, voilà un titre qui sonne comme un manifeste ! Sa polysémie annonce la couleur : il va être question de l’école et des tensions sociales qui s’y invitent…" estime Michel Leclerc, le réalisateur de ce film de fiction. Celui-ci donne vie à une école de banlieue où tous les thèmes actuels de réflexion se croisent : le vocabulaire à utiliser en cas d’attaque terroriste, en cas de discrimination raciale ou sexuelle, la gestion des différences culturelles et religieuses, le choix de l’école (publique ou privée), la famille recomposée, le harcèlement à l’école, l’influence des réseaux sociaux, la carte scolaire, l’accessibilité au bio ou bien les changements de conscience politique et sociale… tout a de l’importance, tout a un impact sur la vie quotidienne des personnages.

Michel Leclerc continue : "c’est une situation que nous avons vécue lorsque notre fils a commencé à avoir des problèmes à l’école à Bagnolet après dix ans d’installation dans une petite maison avec jardin. Ça nous a plongés dans une grande angoisse, un dilemme intime. S’il y a une scène authentique dans le film, c’est celle où le directeur d’école (joué par Ramzy Bedia) reçoit les parents et leur montre son super ’plan laïcité’, deux pauvres photos censées régler la situation."

Le film n’a pas la volonté de donner une réponse à toutes nos questions. Il a seulement la volonté de les poser. Michel Leclerc le dit lui-même : "est-ce que c’est judicieux de donner mon avis sur tout ? Est-ce que j’ai les bons mots ?" Mais, toujours selon Michel Leclerc, "si on ne fait pas gaffe, l’école s’écroule. Elle doit rester le lieu de mélange, la chance pour un fils de prolo ou un fils de bourgeois d’être confronté à des gens qui ne leur ressemblent pas… il ne s’agit pas de nier les désaccords, il s’agit d’arriver à nous parler malgré eux."

Cette comédie jouée par des acteurs connus (Edouard Baer et Leïla Bekthi notamment) invite le spectateur à s’identifier aux personnages et à la réflexion politique, non sans une pointe de nostalgie.

Sortie le mercredi 3 avril.

Extrait de touteduc.fr du 28.03.19

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