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Education prioritaire : les inquiétudes de l’OZP (ToutEduc)

19 juillet Version imprimable de cet article Version imprimable

Education prioritaire : les inquiétudes de l’OZP

L’éducation prioritaire serait menacée, selon les informations dont dispose l’OZP. La dernière lettre de l’Observatoire de l’éducation prioritaire indique que le ministère aurait certes renoncé à remettre en cause le label éducation prioritaire, mais il ne porterait plus que la politique relative aux REP+, "les Rep relèveraient des choix de priorité décidés par chacun des recteurs dans le cadre de politiques territoriales régionales décidées avec les élus politiques".

Si cela était avéré, il s’agirait "d’un transfert de responsabilités majeures de l’Etat vers les collectivités". Or l’OZP doute "de la volonté des décideurs régionaux de faire de la lutte contre les inégalités scolaires et sociales leur priorité d’action" alors que "seul un engagement constant et résolu du ministère de l’Education nationale en faveur de l’éducation prioritaire permettrait de garder un cadrage national et une visibilité à cette politique".

Celle-ci a été fondée en 1982 et, comme l’a souligné la Cour des comptes, elle "constitue le principal outil pour répondre aux failles du système scolaire en termes d’équité et d’efficacité". Elle a été "continuellement confrontée, depuis son origine, à une discontinuité dans le pilotage ministériel se traduisant par une suite d’abandons et de relances", ce qui n’a pas empêché "des avancées majeures" en 1990, en 1998, en 2006 et en 2013/2014. Mais l’OZP craint "un effacement progressif de l’éducation prioritaire dans le champ de l’action ministérielle" tandis qu’une "avalanche d’injonctions impose une pédagogie contraire à l’esprit du référentiel" (de 2014, ici (PDF)) et à "l’entrée par la pédagogie". L’OZP dénonce de plus "des évaluations inspirées par une pédagogie rétrograde" et "une primarisation de la grande section qui pénalise les élèves les moins précoces". S’il "prend acte de la priorité réaffirmée au primaire", l’Observatoire ne voudrait pas que l’éducation prioritaire se résume aux dédoublements des CP et CE1, "au détriment des autres niveaux, de l’accueil des moins de 3 ans, de la formation dans le réseau, des professeurs référents, etc…"

Il rappelle qu’il a lancé une évaluation de l’Education prioritaire et il considère que "le ministère de l’Education nationale doit respecter les engagements pris et redonner à l’éducation prioritaire la place qu’elle doit avoir dans la politique nationale". L’OZP craint par ailleurs que le ministère ne mélange "ruralité, outre-mer et éducation prioritaire", ce qui aboutirait à un effacement et une illisibilité de politiques prioritaires".

[Extrait de touteduc.fr} du17.07.19

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