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04.09.06 - Une occupation de collège, vendredi, dans la ZEP de Villepinte (93)

4 septembre 2006 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait de « VousNousIls » du 04.09.06 : Des profs occupent leur collège pour dénoncer le classement sur la violence

Une quinzaine de professeurs et de parents d’élèves du collège Jean-Jaurès de Villepinte (Seine-Saint-Denis) ont occupé vendredi soir leur établissement afin de dénoncer le classement du Point des lycées et collèges les plus violents dont ils font partie, ainsi que l’augmentation des effectifs d’élèves par classe.

"Ce classement stigmatise notre établissement comme étant dangereux à la veille de la rentrée. On ne comprend pas quel en est le but car dans l’article publié dans le Point, il n’y a aucune analyse de fond", s’est indigné Adrien Tiberti, professeur d’histoire-géographie, interrogé par l’AFP.

Les professeurs et parents d’élèves se sont retrouvés vendredi soir au collège (classé en EP2) afin d’échanger leurs points de vue sur cet article mais aussi pour dénoncer l’augmentation des effectifs.

"On se retrouve avec des classes de 25 élèves, ce qui est le seuil maximum pour un établissement de ZEP. Certains élèves qui n’ont pas encore eu leur affectation pour d’autres établissements vont revenir à Jean-Jaurès, ce qui va encore augmenter les effectifs, ce n’est pas possible d’enseigner dans ces conditions", a déploré Régine Charles, elle aussi professeur d’histoire-géographie.

Pour Jean-Gabriel Forloron, professeur d’anglais, la situation est difficile car "il y a trop de décalage entre ce qui est promis par le gouvernement pour les ZEP et ce qui est véritablement mis en oeuvre. C’est irrespectueux pour les gamins, on ajoute l’insulte à l’injustice".

Après plusieurs heures de discussion, les professeurs sont rentrés chez eux vers 5 heures du matin, fermement décidés à rester vigilants sur les effectifs de toutes les classes du collège qui risquent encore d’augmenter en début de semaine, au moment de la rentrée.

Ils souhaitent être reçus en début de semaine par l’inspection académique pour exposer leurs problèmes et rencontreront lundi des responsables du « Point », ont-ils indiqué

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