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01/03 - La mobilisation continue pour la ZEP de Soyaux (17)

1er mars 2005 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait de « La Charente libre » du 01.03.05 : Soyaux : une mobilisation tambour battant contre la fermeture de deux classes

Alors que la décision de fermer ou non deux classes en zone d’éducation prioritaire sera prise demain, enseignants et parents étaient mobilisés samedi

Les enseignants des écoles de la commune de Soyaux, toutes classes confondues, y compris celles des collèges, ne baissent pas leur garde et multiplient les actions, depuis un mois maintenant, pour dire "non" à l’annonce de la fermeture de deux classes, l’une à Célestin-Freinet et l’autre à Jean-Monnet, dans la zone d’éducation prioritaire (ZEP). C’est en effet demain à 14 h 30 que sera rendue la décision de la commission du comité technique paritaire départemental, décision qui sera affichée dans toutes les écoles dès qu’elle sera connue.

Soutenus par les élus, aussi bien de la majorité que de l’opposition, des associations de parents d’élèves et des parents eux-mêmes, les ensei¬gnants continuent donc de se mobili¬ser. Samedi, ils ont ainsi organisé un apéritif-concert, place du Champ-de-Manœuvre. L’animation, qui a attiré la foule sur la place, était assurée par le groupe de Mahorais "Chama Music" auquel s’était jointe une formation d’Angolais "Res Non Verba", ce qui veut dire « des actes et pas des paroles ». Denis Lavauzelle, directeur de l’école Célestin-Freinet, a insisté sur la force de cette action : « Nous sommes une communauté éducative et l’action d’aujourd’hui est non seulement organisée par tous les enseignants, mais aussi à l’initiative de parents musiciens, d’où l’idée d’un apéritif-concert ».

Une mobilisation dans l’union

A son tour, Julien Peyraud. directeur de Jean-Monnet, a souligné : « Voilà déjà plusieurs semaines que nous sommes tous mobilisés pour sauvegarder l’équilibre éducatif dans la ZEP. Toute cette énergie dépensée, que certains ont appelée « un emballement médiatique", mais qui n’est que l’expression de la vitalité et des liens qui nous unissent à ce quartier, a eu des effets positifs, puisque quatre ensei¬gnants ont été reçus par l’inspection académique elles présidentes des associations de parents d’élèves, par son adjoint. » Les enseignants et les associations avaient alors bénéficié d’une écoule attentive. Sans penser pour autant que l’administration ait pu céder aux pressions, les personnes reçues étaient heureuses d’avoir pu exprimer, chacun dans son rôle, divers points : les éventuels dommages collatéraux en cas de fermeture, l’engagement et l’investissement des enseignants, le rôle essentiel de l’école et l’avenir de ce quartier. « Il ne s’agit pas de corporatisme, mais de défendre une certaine conception sociale de l’éducation, a poursuivi Julien Peyraud. Comment, par ailleurs, éduquer à la citoyenneté, si l’Etat ne respecte pas ses propres engagements ? Le simple fait d’avoir engagé ce combat est déjà une victoire. Nous avons organisé cette rencontre, avant l’échéance ultime de la décision, parce que justement c’est une particularité de la ZEP de Soyaux, que de savoir réunir, mélanger les gens, créer des liens autour d’événements, souvent joyeux, mais parfois graves », a terminé l’enseignant avant de laisser la scène aux musiciens.

Marie-Claire Neaud.

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