L’exemple d’Oullins est intéressant, surtout qu’il ne s’agit pas d’un projet mais d’une réalité qui dure et dont on a pu faire une évaluation. Toutefois, il ne faudrait pas croire que toutes les situations d’écoles ou de collèges en déconfiture peuvent se résoudre ainsi. Si c’est le cas, parfait, on y va. Mais d’une part c’est parfois impossible pour des raisons techniques (temps ou coût de transport) ou politiques (les écoles ou collèges d’accueil dépendent de municipalités ou de Conseils généraux qui s’y opposent), d’autre part, c’est toujours très délicat à mettre en place.
En 1980, une étude a été faite sur un tel "busing" par le centre de formation de Suresnes (Georgette SCHLEICHER, pour le CNEFEI) à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) où, pendant 20 années, 250 enfants ont bénéficié d’une "contre-ramassage scolaire" c’est à dire qu’ils étaient tous pris au même endroit le matin et répartis ensuite dans 12 écoles de 4 communes.
Cette étude a montré à la fois l’intérêt d’un tel déplacement quotidien (sortir d’un ghetto ethnique et social) et ses difficultés, pour les élèves transportés et pour leurs parents (milieu inconnu, considéré a priori comme hostile, éloignement, études du soir et réunions de parents impossibles...) ; elle a montré aussi les effets dans la population d’accueil (élèves, enseignants et parents d’élèves) de l’arrivée d’autobus remplis d’élèves considérés a priori comme difficiles, perturbateurs et en échec scolaire, quelles que soient les réalités.
La conclusion était que les avantages dépassaient les inconvénients mais que c’était le résultat de la présence d’enseignants, de directeurs d’écoles, de responsables d’associations de parents d’élèves... qui avaient compris les enjeux sociaux et pédagogiques et avaient longuement arrondi les angles, expliqué la situation et finalement persuadé le milieu d’accueil qu’il fallait prendre cela du bon côté.
On ne peut mettre en oeuvre un tel dispositif de "busing" sans avoir auparavant l’assurance des préalables techniques et politiques et celle de la présence de professionnels hautement conscients des enjeux éducatifs.
Tiens, tiens ... de l’accompagnement Educatif incluant le primaire (la maman témoigne pour son enfant de CE2). "On" nous a pourtant assuré en haut lieu que c’était absolument impossible lorsque nous avions posé la question en réunion publique !!! Quel gachis pour là où il y avait la volonté !
J’aimerais vraiment savoir combien d’enfants de collège sont réellement présents dans ces ateliers car chez nous, malgré des propositions alléchantes, les collègiens se contentent de l’aide aux devoirs.
Le séminaire RAR pour "la partie centrale de la France" se tient bien à Paris au lycée Louis-le-Grand les 30 et 31 janvier.
Mais je ne sais pas si ce séminaire concerne aussi les académies d’Ile-de-France.
C’est probable puisque l’académie pilote de ce séminaire est celle de Versailles
Une coordonnatrice en région
Les ambassadrices que vous nous avez envoyées cet après-midi pour notre stage RAR étaient très convaincantes : on a envie de faire pareil.
pensez vous qu’un technicien d’intervention Sociale et Familiale pourrez avoir sa place au sein de votre équipe ?
Bonjour à tous et bonne année !
pourriez vous me donner confirmation des dates (30 et 31 janvier)de ce seminaire sur PARIS ?Le lieu ?
Les informations données sur les convocations donnent les 16 et 17 janvier....car mêm non invitée je vais tout de même m’y rendre...
Avec mes remerciements
Natacha Dumay (coordo REP Aubervilliers, secrétaire RAR)
je suis un ancien ami de Joel BARTHELEMY lorsqu’il travaillait à Drancy (93700)
est il possible d’avoir ses références ?
merci pour votre aide
dans mon académie de "province" ... même combat pour les rencontres de fin janvier !
F.S.U.
S o m m e
Amiens le 14 décembre 2007,
Michel Dubuis
Secrétaire départemental
à
Mr le Recteur de l’Académie d’Amiens
Chancelier des Universités
Objet : Séminaire RAR
Monsieur le Recteur,
Comme vous le savez, les 6 et 7 décembre derniers s’est tenu à Lille un séminaire inter-académique
(Lille - Reims - Rouen - Amiens) intitulé « Enseigner en Réseau Ambition Réussite ». Il a rassemblé des
Inspecteurs de l’ Education Nationale, des Principaux de collège, des professeurs référents et des secrétaires
de RAR, à l’exception toutefois de notre académie qui semble avoir été la seule à ne pas associer
cette dernière catégorie de personnels.
Cette situation a été pour le moins mal vécue par des enseignants très investis qui, de surcroît, pour
nombre d’entre eux, coordonnateurs ZEP devenus - il est vrai - « secrétaires » de RAR, ont consacré une
grande partie de leur carrière à l’Education prioritaire...
Nous tenions à vous le faire savoir et souhaitons connaître les raisons qui ont motivé ce choix.
Veuillez agréer, monsieur le Recteur, l’expression de mes salutations respectueuses.
Pour les trois sections départementales de l’académie
Michel Dubuis
Précision :
Ce numéro spécial des Cahiers pédagogiques, intitulé "Le socle commun... Mais comment faire ? ", est consultable seulement en ligne (téléchargement : 5 euros)
Il y a donc sur le socle commun le même silence ministériel que sur l’éducation prioritaire, la même absence de pilotage. S’agit-il pour le ministre de laisser s’imposer dans le silence une conception rudimentaire limitant le socle aux"apprentissages fondamentaux, au "lire, écrire, compter" ? Alors que pour les enseiganants de l’éducation prioritaire, le socle, tel que décrit par les "Cahiers", est un repère dont ils ont besoin pour établir un diagnostic et élaborer un projet de zone ?
Les 16 et 17 janvier se tiendront par contre les journées inter académiques pilotées par Créteil, toujours à Paris.
Merci pour cette information : nous modifions les dates.
le secrétariat de l’OZP
peut-être est-il utile de préciser pour la clareté des débats que si les
académies constituent les délégations pour les colloques interacadémiques
RAR, elles le font à partir d’un courrier ministériel leur demandant de
composer , pour participer à ce séminaire, une délégation comprenant,
– pour chaque réseau ambition réussite de l’ académie : le principal du
collège, l’IA-IPR référent, l’IEN de la circonscription et un ou deux
professeurs.
– le correspondant académique pour l’éducation prioritaire
– le délégué académique « réseaux ambition réussite »
– les IA-DSDEN (ou leurs représentants),
– le directeur de l’IUFM (ou son représentant),
– le conseiller du recteur responsable académique de la formation continue
des enseignants.
c’est donc bien au niveau national que les coordonnateurs des RAR sont
oubliés (les CAREP également d’ailleurs) ; si des coordonnateurs sont là
tout de même pour ces journées de rencontres, c’est que le niveau académique (ou le réseau lui même) a "rectifié " ou bien que le coordo est assimilé à un prof référent....
une preuve de plus que la fonction de coordonnateur est remise en cause et dans bien des endroits très menacée
Attention changement de date : le séminaire que vous évoquez aura lieu les 30 et 31 janvier et non les 16 et 17 , dates initialement prévues.