Bonjour.
Vous pourriez poser votre question au service du ministère dont c’est la fonction et que vous trouverez sur le site officiel
Il est probable qu’on vous renverra alors au niveau académique : voir donc le site de votre académie.
Mais vous pouvez aussi vous adresser à votre organisation syndicale préférée.
Pour ma part, sans représenter personne, à la lumière de ce que j’ai constaté autour de moi, je vous dirai :
a) L’ordre a été donné de ne créer aucune ZEP ni aucune école ou collège ou lycée prioritaires en dehors d’une liste très limitée publiée en mars 2006 et concernant essentiellement les départements d’Outre-mer, ce qui était justice. Donc, on construit une école dans une ZEP, même un RAR, on ne la considère pas comme ZEP de façon à ne pas ajouter de prime ZEP pour les personnels. J’ai un exemple précis de la sorte à côté de chez moi (école construite en 2005, en RAR en 2006 mais non ZEP). Ne cherchez pas de logique autre que financière.
b) Il n’y a pas eu de concertation réelle pour établir la nouvelle carte des ZEP (EP1 - EP2 - EP3), cela s’est fait dans le secret après quelques contacts. De mon point de vue, la carte des ZEP ne peut être revue que par un examen extrêmement précis de la situation locale, ce que ne peut connaître le ministère.
Le niveau départemental est déjà bien grand. Il faudrait qu’il y ait des concertations locales auxquelles les acteurs de la Politique de la Ville soient associés. Bien entendu, il y aurait ensuite concertation aux niveaux départemental, académique et national, mais, à chaque fois, avec la participation des responsables de la conduite des ZUS. Impossible de rester entre membres de l’Education nationale.
Cela demanderait du temps, assurément. Mais les échanges, les comparaisons entre territoires à l’aide d’éléments chiffrés permettraient à chacun de se situer. Ainsi de nombreuses ZEP se rendraient compte qu’elles n’ont rien à faire dans un dispositif prioritaire exceptionnel, provisoire et dérogatoire : elles rencontrent des difficultés pour s’adapter aux réalités d’un service public en milieu populaire, certes, et doivent trouver les appuis (formation, gestion des personnels, établissement de projets et obtention de moyens pour les mettre en œuvre...) nécessaires à la bonne marche du service public. Mais cela n’a rien à voir avec l’Education prioritaire qui ne devrait viser que des situations territoriales extrêmes.
Les modes de connaissance des réalités du terrain progressent. Pour les prochaines étapes de l’adaptation de la carte scolaire des ZEP aux réalités fluctuantes, il faudra faire appel à la recherche qui avance à grands pas ces temps-ci. Cela n’empêchera pas la concertation locale mais l’aidera. Les travaux que Danièle Trancart ou ceux de Catherine Barthon donnent de nouveaux points de vue sur la situation. La décision finale reviendra toujours au niveau politique mais celui-ci peut être éclairé de façon de plus en plus sérieuse et éviter les pressions multiples qui s’exercent sur lui, on l’a encore vu en 2006.
Je trouve regrettable cette intervention contradictoire, qui me semble tout aussi politique ou syndicale que celle du SNES ! Tout établissement, toute structure à ses spécificités et ses différences. Personnellement, de part mon parcours professionnel et ma conception du métier, j’aurai pu postuler en tant que référent ! Mais la perception tant syndicale que ministériel m’en a vivement découragé !! Et ce genre de commentaire ressemble plus à une guerre syndicale ou politique qu’à une véritable envie de faire évoluer l’enseignement dans l’intérêt des élèves !!!
Bonjour,
je suis directrice d’une école maternelle ouverte il y a un an, je me bats pour demander le classement de mon établissement en ZEP. Nous sommes les seuls, 3 collègues sur une circonscription entière à ne pas l’être et le comble, nous faisons partie du réseau Ambition Réussite du collège voisin de moins de 2 km, situé également en ZUS.
J’aimerais bien savoir quelle carte de l’éducation prioritaire ? quand toutes les conditions sont réunies et que l’on n’y figure pas !!!
Pouvez vous m’aider ?
moi je sui a guy moquet et c’est une trés bonnne ecole !!!!
Contre le sabotage des Réseaux Ambition Réussite
LIBE rend compte, après le Parisien du 28 septembre, de la conférence de presse du SNES 93 contre les réseaux « Ambition Réussite ». Le SNES refuse l’innovation principale de la réforme de l’éducation prioritaire : selon lui, il faut des moyens, beaucoup de moyens, mais exclusivement pour diminuer le nombre d’élèves par classe, pas question d’affecter des moyens à la réalisation de projets, à l’accompagnement des jeunes enseignants, au tutorat, à la liaison entre écoles et collèges !
Le SNES 93 n’a rien compris : le profil d’un poste se résume à la discipline d’enseignement, les assistants pédagogiques ne peuvent être que des surveillants, les professeurs référents sont des gens qui « ne veulent pas enseigner », etc. Le récit de l’accueil d’un professeur référent nommé au collège Debussy à Aulnay-sous-Bois est affligeant. Le SNES 93 fait semblant de se plaindre que « les professeurs supplémentaires promis n’arrivent pas », mais comment s’en étonner après cette campagne contre les « super-profs » ?
Il faut refuser le sabotage de la réforme. Le recteur ne doit pas envoyer à tout prix des enseignants dans des collèges qui n’en veulent pas et où ils seront agressés par l’organisation syndicale dominante. Ces postes ne doivent pas être détournés pour diminuer les effectifs par classe ou même pour faire du soutien. Il sera toujours temps de les pourvoir le jour où le SNES 93 aura compris ce que peut être une mobilisation pédagogique au lieu de s’arc-bouter sur un corporatisme ultraconservateur.
D’accord.
Donc il faut des postes fixes inscrits dans le documents de carte scolaire et assurés pour plusieurs années (on voit trop de bricolages administratifs pour ces postes de coordos)
Donc il faut établir un programme de formation, constituer un corps de formateurs de coordos, trouver une institution capable de bâtir ces formations (Centre Alain Savary de l’INRP ? l’ESEN ? une université ? La DIV ou l’ANCSEC ?).
Donc il faut un concours avec un programme, des modalités de passation, un jury partenarial issu de l’Education nationale mais aussi des Affaires sociales et d’autres départements ministériels.
Donc il faut inscrire cette nouvelle catégorie dans une progression de carrière : d’où viendront ces coordos ? Où iront-ils ensuite, après dix ans de coordination ? Chefs d’établissements ? IEN ? Conseillers pédagogiques ? Chefs de projets DSU ?
Le seul mot "concours" dans votre message pose beaucoup de questions. En revanche, la reconnaissance interne et partenariale existe déjà ici et là, il suffit de la systématiser, les formations existent aussi un peu déjà, il suffit de les étendre et de les enrichir.
A mon avis, pour que les coordonnateurs soient véritablement reconnus en interne et par nos partenaires, il faudrait que ce poste soit accessible par concours, avec une formation à la clef.
SH
Un conseil technique aux participants aux forums :
Pour créer un paragraphe dans votre texte, aller à la ligne ne suffit pas (cela ne sera pas pris en compte par le logiciel). Il faut insérer une ligne blanche (comme dans ce texte).
Cordialement
Un conseil technique aux participants aux forums :
Pour créer un paragraphe dans votre texte, aller à la ligne ne suffit pas (cela ne sera pas pris en compte par le logiciel). Il faut insérer une ligne blanche (comme dans ce texte).
Cordialement
Bonjour
Je suis professeur des écoles et j’ai un mi-temps sur poste référent à Nantes dans le cadre de la liaison CM2-6ème. Je travaille depuis une douzaine d’années sur ce quartier (Malakoff), je connaissais bien les écoles et le collège avant d’accepter ce poste.
Ce poste m’amène à travailler 8h avec les classes de sixième du collège (en binôme avec des professeurs du collège), 4h en CM2 et 1h30 (plus en réalité, sans compter les échanges par mails) en concertation. Le travail d’équipe est réel et très stimulant, nous écrivons le plus possible sur le quotidien de cette expérience et sur le dispositif que nous mettons en place, une stagiaire IEN nous aide à concevoir une évaluation de notre travail. Je suis en classe la totalité de mes heures sauf concertation et j’assure la coordination du travail d’équipe. Je souhaiterais échanger avec d’autres profs d’école ayant un profil de poste proche du mien, je serai donc présente à la rencontre du 18 octobre.
Cat Ouvrard
1/2 temps prof référent-1/2 temps MAD ICEM-Pédagogie Freinet
Ce livre contient plus que son titre ne le laisse penser : certes, la genèse et la mise en place des conventions ZEP à Sciences-Po sont présentées, mais il s’agit surtout d’une ouverture à plusieurs voix sur la réalité des ZEP, sur la nature particulière de Sciences-po et son analyse originale de l’évolution du monde.
Le lecteur saura ce qu’est « un » ZEP (p. 215) et que le 11 septembre 2001 est le jour du premier oral d’entrée pour « Les ZEP ». Au-delà de ces anecdotes (il y a beaucoup dans cet ouvrage), c’est une réflexion profonde mais facile à lire sur la situation de l’école en France.
Un livre à lire, donc, et pas seulement par ceux qui s’intéressent aux Conventions ZEP.
Bizarre ce dérapage du "pilote" au "chef" (fasciste, bien entendu).
Je pensais que dans l’Education nationale vous aviez dépassé ce genre d’enfantillages !
Le besoin de chef ? Mais qui en parle ? Vous, monsieur Stéphane et ce n’est pas dans la lettre au ministre.
L’autogestion est parfaite : que chaque ZEP établisse ses programmes, fasse passer ses propres examens et décerne ses propres diplômes : je suis sûre que la droite sarkozienne serait ravie de ça : les inégalités augmenteraient vite.
Une mère de plusieurs élèves en ZEP
je pense qu’il était urgent et absolument nécessaire d’interpeler le ministre sur ces deux questions essentielles restées trop floues ; le flou entraînant, à l’heure des suppressions de postes, de fortes envies des IA de récupérer les postes des coordo ...
sur ce point précis (les coordo) je me demande si les tendances actuelles ne nous poussent pas à réfléchir plus avant à l’évolution de leurs missions :
il semble, et je m’en félicite personnellement, que l’accent soit davantage mis sur le pédagogique dans les ZEP, sur le travail dans la classe, suivant en cela les mises en garde répétées des chercheurs et praticiens qui alertent depuis longtemps sur l’activité trop périphérique des projets ZEP, sur l’extraordinaire du projet, sur les actions vitrine ...mais si l’essentiel se joue dans la classe, dans le cours dans l’acte pédagogique quotidien ...à quoi peut bien servir le coordonnateur ? je le crois pourtant indispensable ce coordonnateur pour travailler à la continuité et à la cohérence de l’action pédagogique dans et hors l’école ...pour apporter sa contribution à l’analyse des difficultés des élèves et à la mise en place au suivi et à l’accompagnement de dispositifs et actions capables de sortir les élèves d el’échec.. mais pour affirmer son rôle, le renforcer n’est-il pas temps pour lui de légitimer son action auprès de ses collègues en validant le CAFIPEMF par exemple et/ou en lui permettant de valider une formation continue, une expertise professionnelle ? Le profil du coordonnateur ses compétences ne doivent-elles pas évoluer ?
je sais pour en connaître beaucoup, qu’une bonne partie d’entre eux ont déjà une formation pédagogique renforcée (validée ou non) ; n’est-il pas temps de poser cette question sur la table des négociations et de permettre aux coordonnateurs de valiser les acquis de l’expérience et de poursuivre et approfondir une formation pédagogique ?
sarah nordest
J’étais l’an dernier coordonnatrice de deux REP et me voici cette année secrétaire d’un comité exécutif à plein temps.
Coté positif, je ferai ressortir que le fait d’être à plein temps sur un seul réseau me permet de faire un travail de bien meilleure qualité. Je peux vraiment prendre le temps de rencontrer les directeurs, mais surtout les collègues devant élèves. connaissant mieux leurs projets, je peux mieux réfléchir à la cohérence de l’ensemble.
Coté négatif, les moyens supplémentaires affectés au EP1 ne me paraissent pas très adaptés, au moins en ce qui concerne les assistants pédagogiques. Leur recrutement, la conception de leurs missions et la réalisation de leurs emplois du temps représentent une charge de travail énorme pour le principal, son adjointe et moi même (puisque notre ien ne s’en préoccupe que de très loin ; Elle sait au moins qu’ils existent, ce qui est une avancée dans notre cas !). De plus cela pose un problème de fond : alors que nous manquons de personnels formés sur des postes spécialisés, alors que tous les directeurs ne sont pas totalement déchargés (s’ils l’étaient tous, surtout en maternelle, cela permettrait des concertations au complet) on nous envoie sur le terrain des gens non qualifiés et sous payés : chez nous, on trouve des contrats d’avenir en appui sur des clis, et les assistants pédagogiques prennent forcément du temps aux enseignants car ils ne peuvent pas improviser leurs interventions. J’ai l’impression qu’on arrive à l’idée qu’en fait n’importe qui peut faire n’importe quoi, et cela amène à mes yeux une dégradation du métier d’enseignant.
une secrétaire rar(e) !
La formule pour demander que l’IEN soit réintroduit dans le comité exécutif est le résultat à la fois du bon sens et de l’expérience.
– Le bon sens car un dispositif interdegrés ne peut exclure, a priori, le responsable de l’un des deux degrés. Il faut que les deux autorités y participent et, selon les ressources locales, selon les possibilités, selon les compétences et les intérêts, que ce soit l’un ou l’autre qui assure la conduite des affaires, dans le cadre d’une équipe où chacun aura sa part.
– L’expérience, c’est celle de 25 années de « trio infernal » ou de « trio génial » comme on le dit en souriant. Le trio est composé du principal, de l’IEN et du coordonnateur. Evidemment, il y a d’autres personnes à considérer, les directeurs d’écoles et les chefs de projets des ZUS, notamment. Mais l’expérience montre que lorsque ce trio fonctionne bien, c’est toute la ZEP qui devient performante.
Aussi, la demande de l’OZP, faite dès décembre 2005, réitérée en avril 2006 et aujourd’hui me semble de bon sens (avis personnel, je ne représente pas l’OZP en disant cela).
Quand à la réalité de la direction, si vous pouvez l’assumer collectivement : bravo ! Ni dieu, ni maître ! Parfait ! Mais là encore, l’expérience montre qu’il est préférable d’instituer des dispositifs avec un responsable identifié. Si celui-ci parvient à dépasser la hiérarchie pour aboutir au travail en équipe, il perdra sa qualité de dieu ou de maître, mais il aura réussi !
Enfin, pour terminer la lecture de cet excellent message, le rapport aux textes me semble, lui aussi, un peu formel : oui, nous sommes dans un état de droit et les textes sont essentiels. Mais j’y apporterai deux correctifs.
– D’une part, les textes sont plus ou moins valables, plus ou moins appliqués. Que vaut une circulaire dans le BO devant un texte législatif au JO ? Rien. Du vent. Texte ne signifie pas puissance, il faut voir quel est le genre du texte. Mais aussi s’il est appliqué : la circulaire du 11 septembre 2003, fort bien rédigée, n’a jamais eu la moindre application. Les CRS (contrats de réussite scolaire) prévus n’ont pas été mis partout en place et surtout les recommandations intelligentes qui s’y trouvaient n’ont jamais été appliquées. Ajoutons que même des lois, faute de décrets d’application ou de diffusion auprès de ceux qui doivent les appliquer, ne sont que du vent. Un exemple : l’article 142 de la Loi de juillet 1998 sur la lutte contre l’exclusion, qui donne une obligation aux équipes éducatives du premier et de second degré, n’a jamais été diffusée à ces équipes et reste inappliquée dans la plupart des écoles, collèges et lycées, faute d’être connue.
– D’autre part, la qualité de ceux qui mettent en œuvre les textes est essentielle. Regardons les ZEP : les textes sont les mêmes pour tous et pourtant une partie apporte une plus-value importante aux résultats attendus (cf. par exemple le rapport Moisan-Simon), d’autres enfoncent encore plus leurs élèves dans l’échec scolaire. Pourquoi ? Diverses raisons l’expliquent mais les textes sont pourtant les mêmes.