bonjour à tous,
du plaisir à vous avoir tous lu...
Chacun y va de sa petite note.. ;
c’est au fond l’enjeu même d’un forum !
Donc j’embraye à mon tour :
Coordonnateur ZEP, j’essaie encore de retrouver mes petits dans cette profusion d’annonces et de textes censés nous aider à faire mieux...
Ma grande inquiétude est la suivante :
(et je rejoins alors, les collègues qui plus haut avaient défendu leurs actions, concrêtes, utiles et pragmatiques, au delà des "fameux déterminants" un peu trop "pré-déterminés"...)
Avec les Equipes de Réussites Educatives, on va "entrer" dans un système de sous-traitance peut être un peu à l’aveuglette :
En effet, on verra des équipes (en tout cas pour le 1er degré) qui auront "détecté" des élèves en difficultés pendant le temps scolaire, et qui orienteront ces derniers vers des dispositifs "Hors temps scolaires" pour remédier à ces mêmes difficultés !
C’est le postulat de départ, à vous mesdames et messieurs les enseignants de vous porter volontaires pour pouvoir faire "ailleurs" et sur "d’autres temps", ce que vous n’aurez donc pas réussi à conduire dans vos journées de classe avec tous vos élèves...
A l’heure de "L’Education Partagée", on devrait s’interroger sur l’opportunité du contexte...
Est ce que les difficultés détectées dans le contexte scolaire, seront toutes appréhendées en dehors de ce même contexte ?
...Et surtout , au delà de la stygmatisation..., quelles issues si tout cela s’avérait insuffisant voire inefficace...?
Quelle évaluation avons nous des CLAS ?
Y-aurait-il alors une alternative, une seconde chance ?
Souhaitons "très fort" que cela fonctionne pour ceux de nos ZEP !
Je constate avec intérêt que ça bouge un peu partout autour de ces DRE...Mais quel silence de l’Ed. Nat. !
On sait que ce n’est pas les masses d’argent distribuées qui vont faire changer les choses, en tous cas pas comme çà.
On attend les décrets pour la semaine prochaine paraît-il.
Il est urgent d’attendre et de réfléchir.
Attention aux effets pervers, disait à la journée nationale du 8 mai dernier le regretté Jacky Beillerot.
Je soutiens les collègues de la ZEP de Soyaux : s’ils échouaient nous serions tous concernés, cela voudrait dire que les contrats signés en 2004 sont sans valeur.
Leur combat devient en quelque sorte national
S’ils font une pétition, je la psserai dans ma ZEP et il y aura des signatures !
Bon courgae, tenez bon, vous travaillez pour toutes les ZEP de France.
Merci de cette réponse que je ne découvre qu’aujourd’hui parce que l’actualité de terrain ne m’a guère laissé de temps pour "traîner" sur le net. Néanmoins, restant toujours en contact avec l’OZP, vous pourrez suivre nos ébats et débats dans la revue de presse (en dates du 29/01 et 02/02). Concernant le plan Borloo, j’ai effectivement eu des contacts fort intéressants hors forum et ... je suis convoquée ce vendredi par mon rectorat pour participer au "groupe de pilotage". Sceptique mais toujours en vigileance maximum donc présente. Je vous raconterai si ça en vaut la peine ! "Madame" Zélou
Le Monde de l’Education de février signale, dans ses pages d’actualité, la convention ZEP de l’IEP de Lille sous le titre "Discrimination positive ".
Pas facile d’expliquer en quoi ce type de convention n’est pas de la discrimination positive, ce qui n’est pas d’ailleurs nécessairement une appellation péjorative.
C’est beau la naïveté et l’inconscience. Si j’avais un peu plus de l’une et de l’autre je serai certainement plus confiant en l’avenir, mais je refuse de me laisser manipuler.
Ouvrez les yeux et réveillez vous (un bon moyen : venir à la journée nationale de l’OZP au mois de mai)
A bientôt j’espère
XY
ce matin (28 janvier 2005) sur France-Inter, Nicolas Sarcosy a donné une nouvelle définition des ZEP :
"des écoles où il y a moins d’élèves par classes parce qu’il y a moins de petites Clémentines rousses".
c’était pour illustrer "la discrimination positive" qu’il défendait.
ce n’est pas parce que l’accompagnement à la scolarité ("l’aide aux devoirs" comme on dit dans ma zep) passe sous la responsabilité de Borloo que nous, les profs, on dépend de lui
mais il s’en fout le ministre !
il se fout des ZEP !
les précédents ministres s’en foutaient aussi peut-être mais ils avaient la petite attention de ne pas le faire savoir.
Avec celui-là, au moins, c’est clair : les ZEP c’est pour les affaires sociales, lui, ça ne le regarde pas.
Notre ministre, maintenant, c’est BORLOO, il faut bien le comprendre.
il faudrait d’autres textes comme celui-là
il n’y a qu’ici qu’on peut on trouver
merci
"Nous aurions dû être attentifs à ces sirènes des bas fonds"
Ah ! les sirènes des bas fonds !
Maxime Gorki revient dans les ZEP !
Enfin un texte poétique dans ce forum !
et un texte sorti du coeur !
merci à l’auteur (auteure ?)
Sabah
J’ai lu attentivement votre lettre dans ce forum et je pense que la phrase la plus importante est : « Bref, voilà comment du traitement global d’un collectif on glisse vers la stigmatisation individuelle ». Voilà un objet de travail pour l’Observatoire des ZEP : la journée nationale de mai devrait traiter de cela car bien peu de collègues ont conscience de ce changement de fond.
Cher (chère ?) collègue,
Vous abordez la question du « recentrage sur les apprentissages », question essentielle il est vrai. Pour moi, c’était nécessaire en 1990, en 1997 et ça les reste aujourd’hui encore.
Qu’il y ait des instructions pour que les enseignants se centrent sur leur métier, je trouve cela nécessaire car, en ZEP plus qu’ailleurs, on est tenté de faire de l’action culturelle, de l’action sociale, de développer les loisirs après l’école ou le collège, d’assurer le fonctionnement de préventions sur la santé, la délinquance…
Pourquoi ? Parce qu’en ZEP on voit plus qu’ailleurs les ravages que font dans la scolarité les mauvaises conditions de logement, le manque de loisirs, les problèmes non réglés de santé, etc. Il faut donc rappeler aux enseignants leur devoir premier et les inviter à renvoyer sur les partenaires leurs responsabilités respectives.
Cela dit, je sais les ravages faits au nom du recentrage sur les apprentissages.
Mon ancienne IEN, par exemple, est intervenue brutalement pour faire stopper des projets culturels : c’était idiot puisque ces projets avaient été mis au point de façon très sérieuse, ils permettaient une ouverture nécessaire pour les élèves confinés dans une cité de relégation, ils étaient mis en œuvre de façon raisonnée et partenariale, ils étaient évalués avec l’aide d’une observatrice extérieure. Quand nous avons dû arrêter, pour des questions hiérarchiques et idéologiques donc, nous nous sommes trouvés en difficulté devant les élèves, leurs parents et les partenaires. Quant à l’IEN (surnommée « la tronçonneuse »), elle a obtenu rapidement sa mutation pour une zone plus bourgeoise.
Je ne vous suivrai donc pas dans le détail, mais je vous remercie pour ce cri qui fait tant de bien à lire.
Continuez votre travail dans votre ZEP : nous assurons aussi dans la nôtre, comme vous l’indiquez justement.
Merci
Pour moi, la question de terminologie « ZEP » ou « éducation prioritaire » n’a pas d’importance. Mais j’approuve la dénonciation des fluctuations des ministres successifs sur les ZEP alors que nous, nous avons fait continuer à vivre les ZEP.
très bien
bon texte écrit par quelqu’un qui travaille vraiment en ZEP : ça se sent.
on serait beaucoup à pouvoir écrire pareil
merci d’avoir écrit cela
Sandrine L.